Photographe professionnel. Passionné par l’actualité, le corps humain, les paysage urbains et les métiers de l’image. Je suis hostile à toute forme de cynisme ou de renonciation. L’Homme se définit par ses actes. Et en matière d’humanité, je suis convaincu que tout reste à faire.
@ tous ceux qui se désolent des « valeurs » véhiculées par « 300 »...
Rappelons que le film est là pour raconter une épopée, une histoire chevaleresque de courage et c’est évidemment fait pour être spectaculaire.
Il semble avoir, pour les images disponibles - je ne l’ai pas encore vu mais je ne compte pas le rater - des qualités graphiques qui valident pleinement « l’intrusion » de Frank Miller dans le 7ème art.
Alors oui, c’est peut-être un peu bas de plafond, ça ne pousse pas à la réflexion mais bon, ce n’est pas fait pour ça mais pour offrir un spectacle. Du divertissement.
Alors oui, Sin City n’est pas réaliste. La Guerre Des Etoiles est mal foutue parce que le sabre laser est impossible à faire... Que les hyper-réalistes et fans de documentaire nous lachent la grappe bordel !
Que les ronchons de service se mettent en commun pour pondre un film réaliste et documenté sur les négociations en temps de guerre durant l’antiquité. En trois épisodes. 7h30 de discussion entre émissaires sous des tentes rigoureusement d’époque, voilà qui est promis à un succès mondial !
Depuis que le cinéma existe, les films chevaleresques OU d’aventure OU d’action mettent en avant des qualités humaines spectaculaires telles que le courage, le dévouement ou l’ardeur au combat. Sauf produit particulier ou film de propagande, il faut être tordu pour y voir systématiquement une idéologie fasciste.
D’un autre côté, Stallone, plutôt que de nous faire de Rocky un boxeur courageux, aurait pu faire cinq épisodes pour raconter comment un loser renonce à la boxe. Parce que la violence c’est pas bien et qu’il faut pas taper sur les autres, et narrer la vie de Rocky, toujours en cinq épisodes, transportant de la viande dans des frigos industriels. Passionnant !
A ceux que ce genre de film rebute, je suggère du lexomil en suppo et « l’année dernière à Marienbad » en boucle pendant 48 heures.
Et @ Julot : dans « Inside Man » de Spike Lee, le flic (noir) se fait avoir par le braqueur de banque (blanc) plus malin. Regardez vite, c’est sûrement un film raciste !! Pffff....
Je pense que ta réponse s’adressait à moi et je te remercie pour cela.
Sur le fond du problème, tu exprimes ton inquiètude ou ton ras-le-bol face au « tempérament colérique » de Sarko. Dont acte.
Mais il faut se rappeler qui était Mitterrand - pour qui j’ai pourtant voté deux fois - en tant qu’homme d’état vis à vis de ses collègues et surtout de ses ennemis. Ce n’était pas un tendre mais un « destroyer » et Rocard, entre autres, peut en témoigner.
Dans la même série, on a appris ces derniers mois, notamment par le livre de Franz Olivier Gisbert qui était Chirac. Grossiereté, coup de gueules, menaces. Menaces notamment à Bayrou. Il aurait ri au nez de Chirac quand ce dernier lui aurait donner le choix entre fermer sa gueule ou voir sa carrière politique détruite.
Alors oui, nos animaux politiques sont assoifés de pouvoir. Ils se placent au-dessus du peuple et des hommes en général ce qui peut les rendre facilement antipathiques voire haissables. Il leur faut cette énergie et cette soif de pouvoir pour prendre comme ils le font tous (et toutes) autant de coups dans la figure sans se décourager pour autant.
Ce portrait s’applique à l’ensemble des candidats importants sur l’échiquier. Ségolène, Nicolas ou François sont très largement prêts à détruire tous les obstacles sur leur chemin, individus inclus, pour parvenir à leurs fins. Sans cela, ils ne seraient pas à leurs places.
Alors faut-il plus s’inquiéter d’un gueulard comme Sarko que d’un colérique froid comme Mitterrand, ou d’un menteur manipulateur comme Chirac ? Je ne le crois pas.
La différence ne suscite pas chez moi d’inquiétude. Et l’argument de l’énervé qui une fois président, serait susceptible de balancer une bombe atomique tous les quatre matins n’est pas bien sérieux. Je pense que tu me rejoindras au moins sur ce point.
Que tu n’aimes pas Sarko, soit, c’est un fait clairement établi et ton droit le plus strict.
Maintenant, jouer les vierges outragées parce qu’un futur président potentiel use de tels propos, c’est tout de même manquer de mémoire...
Faut-il rappeler que tout nouveau gouvernement en place, quand il y a changement de majorité, vire une bonne partie des élites de l’ancienne majorité pour installer les siennes ?
C’est vrai pour les recteurs, pour les préfets, pour bon nombre de postes clés dont pourrait dépendre le pouvoir et les ministères. Et c’est vrai aussi pour les chaines publiques.
Qui est aujourd’hui président de France Télévision ? Patrick De Carolis, c’est à dire un homme qui a su utiliser son réseau de connaissance, après avoir écrit un livre sur les Chirac ? Monsieur De Carolis a su se placer auprès de Bernadette et a ainsi gagné ses galons sans coup férir. Qui pourra prétendre qu’il est arrivé là par hasard ou par pure compétence ? Etant abonné au « Canard », je rappelle d’ailleurs que la mise en place de Carolis avait donné lieu à juste titre à nombre d’articles ironisant sur ses mérites et son parachutage made in Bernadette.
Donc voilà, Marsu, tu fais des bonds sur une déclaration qui correspond à la réalité française depuis plus de trente ans : les élites VIRENT des responsables et placent leurs PIONS.
Si Sarko arrive au pouvoir, il le fera surement. Et ce sera la même chose si il s’agit de Bayrou ou de Royal. Alors les intervenants qui parlent de « danger Sarko » comme si Pol Pot allait arriver au pouvoir me font doucement rigoler...
« l’absence de femmes à droite (...) va pousser les femmes françaises à la gauche de l’échiquier politique »
On doit donc déduire de vos propos que bien des femmes seraient des gourdasses qui, dans le doute, préféreraient voter pour une femme ? Seraient-elles incapables de réfléchir comme tout électeur et de se forger une opinion en fonction des programmes ???
Plus loin, vous nous assènez que « les couches populaires (...) ne commenceront à s’intéresser à cette élection qu’au cours du mois d’avril ».
Comme ça ? D’où sortez-vous cela ? Premier point, il ressort du succès des émissions politiques que les français se sont rarement passionnés à ce point pour une élection présidentielle. Tous les français... A moins que vous ne considériez qu’il y ait un distingo à faire entre couches populaires et couches « autres », les premiers n’étant pas assez subtils pour s’intéresser à la campagne dès maintenant ?
Troisième certitude : les médias sont machos et veulent dégommer Ségolène. Ha bon ? Qu’une bonne partie des médias soient de droite, c’est évident. Qu’ils veuillent faire tomber Ségolène par machisme... C’est rajouter de la complexité inutilement au problème. Le fait d’être de droite leur suffit probablement. SR avait un problème de crédibilité et d’image, tant auprès des journalistes de droite que de gauche ; ce qui ne signifie pas pour autant qu’il y ait un complot masculin pour la faire chuter. Ses soucis d’image semblent d’ailleurs s’arranger.
Vos opinions politiques sont éminemment respectables mais une observation à peu près impartiale vous permettrait de trouver autant d’arrivistes et d’excités à gauche. SR m’apparait comme un hommage vivant au concept d’arrivisme et notre ami Besancenot qui voit le monde de l’entreprise à travers le prisme du CAC 40 est visiblement à cours de lexomyl...
Quant à Arlette Laguiller qui voudrait encore pendre le dernier patron avec les tripes du dernier curé... La retraite devient urgente.
Excellent article, qui va à l’encontre de la bien-pensance répugnante et bas de plafond qui règne dans les milieux intello-médiatico-parisiens.
Quelle tronche ferait-on si les italiens fronçaient les sourcils au moment d’extrader un auteur de meurtres, jugé et condamné sur le territoire français ? Les mêmes braillards viendraient poser devant une caméra pour exprimer leur indignation à ce deni de droit.
On a protégé Battisti. On a hébergé Khomeiny à Neauphle Le Chateau avant qu’il retourne chez lui massacrer son peuple. On (Mitterrand et Chirac ensemble) a refusé le survol du territoire français aux avions américains qui allaient bombarder Khadafi - à l’époque ou la Lybie sponsorisaient joyeusement les attentats, notamment en France.
La diplomatie française peut s’enorgueillir d’une longue tradition de lacheté...
Merci à l’auteur d’avoir ici remis les choses à leur place.