Mauvaise question, Léon. Les libéraux sont naturalistes : les catastrophes sont dans l’ordre naturel des choses, pourquoi les éviter ? De toute façon, s’écarter de l’ordre naturel aura un coût, et après ce sera pire...
Toute leur phylosophie crétine repose sur le postulat qu’il existe un équilibre naturel, le Grand et Saint Marché et la Main Invisible de ma Sœur dans la Culotte du Grand Zouave Immanent, et que tout tentative de régulation amène des conséquences pire que le problème que les politiques, simples mortels, ne peuvent pas résoudre s’il n’ont pas atteind la Vérité de la Vrai Foi Libérale Rationnelle et Scientifique.
Donc, s’il y a une crise financière, c’est parce que les politiques se sont écarter de la Sainte Loi : ils sont punis. Ce sont Les Effets Pervers de la Régulation. Si cette crise financière a lieu justement après une phase historique de dérégulation, et bien c’est que de toute façon, elle aurait eu lieu ! Et toute décision politique prise précédemment n’a pu que l’aggraver...
Après, vous pouvez parler de millions de chômeurs ou de mort de faim, l’Adepte aura réponse à tout : « C’est arrivé, donc c’est bien ! », voilà toute la rhétorique...
Relisez Candide : « Tout va pour le mieux dans le meilleurs des mondes possibles ». C’est là-dessus que toute la théorie repose. Leibniz-Pengloss était le premier des libéraux au sens moderne du terme.
Comme c’est une idée saugrenue et débile qui ne repose sur rien d’autre qu’un postulat mystique, le grand Voltaire ne l’a pas raté... le brave homme cédait souvent à la facilité, c’était un de ses nombreux défaut.
Les allumés du bulbes se sentent moins seuls. Ils s’entre-congratulent, s’épouillent comme des chimpanzés repus et se tiennent chaud, et s’entre-donnent l’impression d’être appréciés... Du donnant-donnant, une sorte de rituel de don/contre-don comme il en existe chez les animaux et les sociétés primitives.
C’est beau, quelque part, une bande de débiles mentaux d’extrême droite... Ne boudons pas notre plaisir...