Chavez n’est pas Pol Pot, jusqu’à preuve du contraire. Lorsque le régime de Chavez fera réellement preuve d’une dérive antidémocratique, ce qui sera le cas peut-être un jour, je trouverai beaucoup plus pertinent ce genre de commentaire.
L’auteur semble considérer qu’une tentative de coup d’état, qui fit plusieurs morts, ou encore une grève patronale (qui étouffa le pays économiquement) ne sont pas à proprement parler des tentatives d’attentats. C’est une question d’interprétation, somme toute.
L’absence de produits de bases sur l’étale des commerçant n’est probablement pas dû aux tentatives de réformes agraires (peut-être plutôt mal exécutées, c’est fort possible), dans un pays qui est très loin de disposer de l’autonomie alimentaire. Alors que ce même pays dispose d’un nombre considérable de terres agricoles non exploitées par leurs propriétaires richissimes, ce qui explique justement la volonté de réforme agraire. Peut-être que si ces terres avaient été convenablement exploitées par le passé (ce qui ne choquait personne à l’époque), l’hydre du collectivisme agricole ne donnerait pas des sueurs froides à l’auteur ?
D’ailleurs, lorsque le Venezuela était l’un des pays les plus riches du monde, de par ses ressources naturels, et que dans le même temps sa population était parmi les plus pauvres du monde, cela ne choquait que peu des opposants contemporains du régime Chaviste.
Maintenant que les revenus du pétrole sont mieux distribués et profitent mieux à la population, on hurle au scandale.
Quant à savoir si Ignaciot Ramonet lit dans les pensées de Chavez, il semble que beaucoup de ses opposants en soit tout à fait capable, en comparaison du nombre de procès d’intentions dont on accable le dirigeant vénézuélien.
Il est tout à fait possible que le régime Chaviste vire à l’eau de boudin militaro autoritaire. En attendant, les élections et les débats sont libres, l’opposition détient la majorité des médias de masse (et cela toujours après l’interdiction d’émettre sur le réseau hertzien de RCTV, décision tout à fait justifiable), et les électeurs en redemandent... Pour le moment, il n’y a pas de quoi hurler au loup.
Et s’ils en redemandent, c’est que si le régime de Chavez n’est probablement pas parfait, il est à leurs yeux bien meilleurs que les régimes vénézuéliens précédents, qui ne suscitaient à l’époque que bien peu d’articles critiques dans la presse internationale. Et aussi parce que quoi qu’on en dise, leur situation matérielle s’améliore de façon sensible. Les pauvres sont mesquins et ne peuvent prétendre à la hauteur de vue de l’auteur, que voulez-vous...
J’ai lu le début de ce billet mais je n’ai pas poursuivit.
Comme certain l’on fait remarquer, on y décèle assez vite un certain mépris de classe, et un comportement d’« homo oeconomicus », c’est à dire de parfait idiot rationnel.
@colza : "Je n’y connais rien de rien en économie, mais j’ai une question : D’où viennent les milliards injectés par la BCE et à qui cela profite-t-il ? ?
En clair, de quelle(s) poche(s) ça sort et dans quelle(s) poche(s) ça va tomber ? ?"
De nulle part : c’est la planche à billets. Un simple jeu d’écriture pour être plus précis. La BCE remplace les liquidités volatilisée d’un trait de plume.
C’est inquiétant quelque part, car que des libéraux-bolchéviks intégristes en viennent à injecter des liquidités aussi colossales au sein des sacro-saints marchés financiers, garant de l’ordre économique, pur, virginal, divin, immanent, juste et non faussé, signifie qu’ils ont vraiment une frousse de tout les diables !
A noter cependant que lorsqu’il s’agit de sauver les fesses des spéculateurs, la BCE n’hésite pas une seconde à faire tourner la planche à billets. Quand il s’agit de biens collectifs (déficit publics et sociaux), c’est niet ! Pas plus de 3% du PIB, les gars, sinon gare !
Alors qu’un simple jeu d’écriture suffirait à équilibrer nos comptes, payer nos fonctionnaires et nos services publics ! Et que cela ne serait pas (ou peu) inflationniste dans la mesure où les liquidités créées correspondent à des biens et services réellement échangés.
Et même si ça l’était un peu, inflationniste, après tout, quelle importance ?.. on a toujours fait comme ça jusqu’a il y a peu.... vous savez, on a plus le droit de le faire depuis que les déficits et le chômage explosent... Les Banques Centrales ont perdus se droit par la signature de différents traité européens au cours des annèes 80-90, la création de la BCE toute puissante ne faisant qu’entériner un état de fait.
C’est le Marché qui doit réguler l’émission monétaire. Si ! Si ! D’après la Sainte Doctrine Libérale, seul le Saint Marché est capable d’apprécier quelle quantité de création monétaire est nécessaire. Ce sont les banques (privées, pas centrales) qui tiennent la planche à billets, émettant de la monnaie (prêts aux particuliers ,aux entreprises... et aux spéculateurs) à occurrence de 10% de leurs avoirs réels ! Qu’elles se font rembourser rubis sur l’ongle, avec intérêts, par la croissance économique due au labeur de chacun ! Émission monétaire payée avec intérêt ! Une escroquerie, ni plus, ni moins !
On préfère donc endetter l’Etat auprès de particuliers richissimes et de banques ! Et en faire payer les intérêt aux classes moyennes et aux pauvres, via les impôts directs et indirects que le salarié ou RMIste de base n’a aucun moyen d’éviter (ce qui n’est pas le cas de tout le monde.)
Mais quand ces même banques et particuliers richissimes se cassent la figures dans des spéculations improductives, on sort les presses et on tourne les manivelles !
On se moque vraiment du monde, au sens littéral, et on pourrait tourner légitimement cette phrase de façon beaucoup plus vulgaire !