Je ne voudrais pas jouer les rabats joie, mais Coppens souffre d’une réputation calamiteuse chez les tâcherons de la recherche.... Un peu "à la Allègre", adulé par la presse et le grand public, et considéré comme une personne peu recommandable est très incompétante par ses paires moins médiatisés (il semble que ce soit en train de changer pour Allègre, qui commence à être considérer pour ce qu’il est par à peu près tout le monde...).
Donc, Coppens suivrait plusieurs dizaines de thésard à la fois, s’approprierait sans vergogne les résultats de ses esclaves modernes que sont ses doctorants et post-doctorants, etc... Bref, un mandarin classique comme il y en a des tas d’autres.
Enfin, c’est l’opinion que j’ai entendue de la bouche d’un post-doc aigri... Elle vaut ce qu’elle vaut : on ne peut pas avoir que des amis, et l’homme a l’air très sympathique, contrairement à Allègre auquel je l’ai peut-être injustement comparé. De plus c’est un orateur et un "vulgarisateur" passionnant.
C’est simple, le Canard ne dépend que de ses ventes et de rien d’autre.
Donc, il est indépendant et crédible. La crédibilité est ce qui manque de plus en plus à la presse quotidienne.
Je n’achète plus ni le Monde ni Libé, depuis une dizaine d’années, alors que je les achetais très souvent précédemment... Mais ils sont devenus tellement convenus, prévisibles, sans aucune originalité, s’érigeant en défenseur de l’odre établit au non d’une morale qu’ils baffouent tout les jours, tout en se prétendant de gauche !
Bref, illisibles ! Et ça n’a rien à voir avec les syndicats...
Là, on croit lire un commentaire d’un type congelé il y a trente ans réveillé par le réchauffement climatique, ou autre...
Parce qu’il y a trente ans, Helmut Schmidt disait en gros ce que vous dites : "les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après demain". Et il disait ça dans une situation de plein emploi à peine entamée... où les profits étaient assez faibles, compararativement à ce qu’ils sont aujourd’hui.
La doctrine sus-mentionnée a été appliquée depuis trente ans... et le brave Helmut (toujours vivant) se mort aujourd’hui les doigts de s’être planté aussi gravement :
Et maintenant que les profits explosent, où sont les investissement, où sont les emplois ?
Le capitalisme doit être encadré, sévérement encadré, il doit subir la loi dans toute sa rigueur, et là, le système fonctionne.
Lorsque les prédécesseurs du MEDEF étaient tellemnt compromis dans la collaboration qu’ils n’osaient plus rien revendiquer du tout, on avait le plein emploi.
Je suis né il y a 38 ans dans un pays en situation de plein emploi, avec des salaires en augmentation constantes, parce que le patronat fermait sa gueule par peur des "Rouges". Ce n’était pas le communisme, mais les riches avaient la frousse !
Comme on dit, la peur du gendarme est le commencement de la sagesse. Si la LCR pouvait flanquer une bonne grosse frousse au patronat et autres feignasses d’actionnaires et rentiers divers (qui ne cessent de prôner la valeur travaille alors qu’ils ne travaillent pas, ou peu), on créerait des centaine de milliers d’emplois !
Il existe effectivement des théories qui parlent en toute rigueur d’évolution orientée : il semblerait (ça reste à prouver) que le taux de mutation des organismes vivant augmenterait en cas de stress intense (sécheresse, rien à bouffer, ou autre...).
Si c’est vrai, ça n’a rien de gênant pour le darwinisme : une adaptation pour s’adapter. Après tout pourquoi pas ?
Je suis parfaitement d’accord avec vous sur la question des OGM. Concrètement, à part considérer que bouffer des désherbants ou des pesticides est bon pour la santé, je ne vois pas en quoi cela servirait le "progrès"...
Le jour où ils nous pondront un OGM qui vaudra vraiment le coup de prendre des risques de dissémination (la super plante qui résiste à la sécheresse et fera que plus personne ne mourra jamais de faim), on pourra entrer dans les sphères éthérées du discours philosophique. En attendant, concrètement, tout ce qu’on nous propose comme OGM, c’est de la grosse daube, darwinisme ou pas.
Et bien, je ne suis pas un spécialiste de l’évolution des espèces, et tout ça, je suis physicien de formation.... Je suis un peu surpris d’être cité par certains comme une autorité sur ce fil.
Ce qu’il faut lire ? Gould, Gould, et encore Gould ! En plus, c’est écrit pour être compréhensible par le dernier des crétins, ce qui ne gâte rien, bien au contraire. Et c’est suffisamment bien tourné pour laisser au lecteur son esprit critique... ce qui est très habile : le bougre n’écrivait pas pour prêcher des convertis, mais bien pour passionner son lecteur et détruire toute forme de pensée, on va dire, "magique"... Il était un progressiste, au sens politique du terme, en "djihad" contre le retour de la droite cul-béni dans son pays. Et c’est réussi : les essais de Gould son tous passionnants, pour le spécialiste comme pour le profane.
Je l’écris d’autant plus volontiers que, il y a quelques années, j’avais de sérieux doutes sur le darwinisme, tout ça... en étudiant la question, et en creusant un peu, je me suis aperçu que mes doutes étaient fondés sur une ignorance profonde et des a priori prétentieux (du genres "qui sont tout ces types qui nous parlent d’évolution alors que j’en sais plus qu’eux sans avoir ouvert un bouquin sur la question"......).
Les mécanismes de l’évolution des espèces sont très bien connus, et en plus il reste plein de mystères (apparition de la première cellule, du premier eucaryote, du premier organisme multicellulaire, etc.), ce qui ne gâte rien non plus : la science sans mystères, c’est aussi passionnant que la comptabilité. Une grave erreur de certaines scientifiques et de beaucoup de non scientifiques, c’est de s’imaginer que la science doit tout expliquer… Et comme la « science » n’explique pas tout, c’est qu’elle a tord, d’après certains… Comme disait un des mes profs de mécanique quantique : « La nature répond aux questions qu’on lui pose… ». Si on ne pose pas les bonnes questions, on a de mauvaises réponses, ou pas de réponse du tout.
Le monde vivant tel que le décrit Gould est beaucoup plus, on va dire, esthétique, cohérant, pertinent et incroyablement stimulant pour la réfection que n’importe quel délire neo-lamarkien (j’en ai lu sur ce fil), ou bien sûr, créationniste... encore faut-il faire le petit effort de le lire, et/ou de réfléchir un peu sur le monde vivant incroyablement divers que peuvent faire apparaître des mutations aléatoires plus ou moins sélectionnées par hasard.
Le meilleurs essai de Gould : Le Rat Taupe du Désert : il y a tout dedans : la pression sélective variable suivant qu’un gène soit plus ou moins nécessaire à la survie, et surtout que cette variabilité des gènes est quantifiable !... Justement parce qu’il y a sélection par le milieu... Plus un gène est nécessaire à la survie, moins il a de « latitude », de possibilités de mutation : la sélection naturelle empêche toute variabilité. Les gènes inutiles mutent à tire larigot, assurant l’adaptabilité des espèces. Un beau jour, l’un d’entre eux s’avérera nécessaire. Et ceux qui sont entre les deux, plus ou moins utiles, son plus ou moins encadrés par la sélection… et c’est quantifiable ! Et ça marche (je veux dire, le modèle mathématique qui décrit tout ça !... ce qui ne veut pas dire qu’il y ait quoi que ce soit de déterminisme là dedans : ce qui est merveilleux avec les statistiques, c’est de pouvoir quantifier le hasard, c’est à ça que ça sert : pas déterministe, mais si le modèle n’est pas bon, on s’en aperçoit très vite). Gnifique ! De quoi renoncer à toute tentation néo-lamarkienne ou bondieuserie diverses et variées.
Qui a lu cet essai de quelque page et conteste l’évolution des espèces par mutation aléatoire et sélection (variable) par le milieu est de mauvaise foi…