"Au moins, microsoft qui a plagié bien des choses, a la décence ne pas clamer leur paternité."
C’est une plaisanterie ?
Pour ce qui est de soit-disant plagiats que vous dénoncez, c’est justement tout le problème de la brevetabilité des logiciels. Considère t-on qu’un concepte novateur ne pas être réutilisé ?
A mon avis, pas du tout ! Celà voudrait dire qu’il est scandaleux que les constructeurs d’avions contemporains ne versent pas des droits d’auteurs aux frères Wright. Une bonne façon de bloquer toute inovation et de créer des situations de monopoles.
Quand à la lenteur de OpenOffice, vous voulez dire... au chargement... parce que sinon, une fois en mémoire, c’est beaucoup plus rapide que Microsoft Office.... en tout cas sur ma bécane. C’est pas parce que un logiciel met 30 secondes à se charger qu’il est plus lent. Puis au niveau de la lenteur de chargement, entre un Linux d’un age quelconque et un Windows un peu ancien au registre nécessairement un peu encombré (quelques semaines suffisent), y a pas photo. Sur mon dual-boot, je pense qu’on est sur un ordre de grandeur : moins de 1 min pour charger Ubuntu (plusieurs années de services, au fil des mises à jours), 3-4 min pour Windows intégralement. Et globalement, Ubuntu est beaucoup plus rapide que Windows. C’est net et sans bavure, ça se voit tout de suite. Y compris pour les jeux relativement récents avec WINE (il y en a quelques-uns qui marchent très bien, même si ce n’est pas une règle générale).
Quant aux logiciels de musique, c’est une grande faiblesse du libre... contrairement à tout ce qui concerne le graphisme. Ça va surement s’arranger, mais en attendant, il y a tellement de logiciels Windows qui tournent absolument sans problèmes sous Windows grâce à WINE et sans aucun paramétrage compliqué, je suis sûr qu’il y a moyen...
De toutes façons, en ce qui concerne les paramétrages compliqués sous Linux, depuis Ubuntu, c’est fini...
Quant à l’arrogance des linuxiens, c’est tout à fait vrai... mais c’est une tare très largement partagée par les informatichiens en général. Une sacré sale engence arrogante et méprisante, en règle générale, même s’il y a toujours des exceptions...
Quelle formidable croissance ? La croissance dans les pays industrialisés depuis qu’on y a introduit les dogmes libéraux est plutôt atone. Si on parle de la formidable croissance des revenus des plus nantis, alors oui, c’est plus conforme à la réalité.
Parce que Brassov pense que les partenaires économiques de l’Allemagne prendraient des mesures de rétorsions en taxant ses exportations... Ce serait très futé de la part de la Chine de taxer elle même ses importations de machine-outils, dont-elle a un besoin vital...
L’Allemagne exporte des machine-outils. Elle les exporterait de toute façon, puisqu’il s’agit d’un bien nécessaire à l’économie mondiale, avec ou sans barrières douanières. Du moins, tant qu’il y aura suffisamment d’acheteurs pour acheter des produits manufacturés, et c’est là où ça risque de commencer à tanguer : à force de cogner su les salaires, on a (enfin, USA, GB) tenté de maintenir la demande en lachant tout sur le crédit... voilà où on est rendu....
De plus, l’Allemagne est un grand pays industriel. Son intérêt bien compris (mal compris par le gouvernement Merkel en l’occurence) et d’avoir des marchés solvables. En clair, ce n’est pas en précipitant les salariés européens dans le chômage et/ou la précarité que l’Allemagne continuera à vendre des bagnols.
Nul doute que lorsque la compression drastique de la demande globale mettera l’économie allemande à genoux (comme les autres), son point de vue changera. Il faudra essayer de convaincre la Teutonie avant d’en arriver là, parce qu’on va déguster sur la route, ça c’est clair.
Mais bon, à regarder l’aéropage de branquignols qui dirigent aujiurd’hui les grands pays européens, la probabilité que la merde touche le ventilateur est quand même voisine de 1... enfin, le pire n’est jamais certain non plus.
Quant aux passagers clandestins de l’Europe, les Pays Bas, le Luxembourg, l’Irlande, combien de divisions ? En claire, ce sont des pays qui n’ont aucun moyen politique de s’opposer à une remise en cause des libéralités fiscales et douanières en Europe. Quantité négligeable.
Le seul réel problème, c’est la Grande Bretagne, mais vu que la dette des ménages y est en moyenne plus élevée qu’aux USA (merci Thatcher, merci Blair... voilà nos points de croissances manquant fasse à ce pays si moderne, si dynamique !), et que la seule activité économique qui y prospère est la vente de vent à crédit, je doute que dans les mois ou les années qui viennent se pays pèse bien lourd... la crise financière (qui est loin d’être terminée) va la balayer comme un fétu de paille (et je ne m’en réjouis pas.)
Oui, il faudra du temps pour aligner nos salaires et nos conditions de travail sur ceux de la Chine, et là, ce sera le paradi sur terre.
" Je vous invite quoi qu’il en soit à voyager un peu pour vous rendre compte que la planète n’est pas toute entière organisée comme la France, avec des points retraite, des RTT et autres tickets modérateurs, sécurité sociale, etc."
Vous prenez les gens pour de complets idiots ? Pensez-vous vraiment qu’il y a une seule personne en France qui ne soit pas au courant ?
Expliquez moi comment il se fait que pour en arriver à la situation actuelle, il ait fallu déréglementer, et donc que les barrières au libre-échange (le protectionnisme) éxistaient il y a encore peu de temps un peu partout, et donc pourquoi aujourd’hui, se serait impossible ? Pour moi, la seule chose qui empêche cette possibilité, c’est la volonté politique.
Ne me parlez pas du soit-disant égoïsme de solutions protectionnistes. Parce que considérer les délocalisations comme un mal nécessaire lorsque l’on est pas ou peu concerné, ce n’est pas de l’égoïsme ? Ou bien, à l’opposer, considérer que les salaires bas et les conditions de travail déplorables constituent le seul avantage comparatif des pays miséreux et que c’est très bien comme ça, c’est de l’altruisme purement désintéressé ?
Le libre échange maintient les pays à bas coût de main d’oeuvre dans des trappes à pauvreté, tout en détruisant les emplois et la protection sociale dans nos pays dits développés (ce qui constitue en fait le vrai but de la manoeuvre.) Ne me dites pas que c’est simpliste, c’est une analyse qui commence à être faite par des gens très sérieux.
Un protectionnisme intelligent, avec des taxes basées sur les droits syndicaux des pays exportateurs, par exemple, est une mesure de bon sens, assez facile à mettre en oeuvre. Il aurait pour effet de forcer les pays à bas coût à augmenter leur demande intérieur (donc leurs salaires), permettrai de limiter l’exode rural mondial dü à la destruction des agricultures du tiers-monde, et protégerai le tissu industriel des pays développé.
Mais ce serait d’un égoïsme forcené ! Vous n’y pensez pas ! Tandis que la situation actuelle basée sur le libre échange est tellement altruiste, tellement soucieuse du bien commun, limite tellement les inégalités... les libéraux sont tellement soucieux du bien commun, comme chacun sait.