Le sketch hilarant de Luis Rego, je m’en souviens très bien. Il s’y identifie à un nazi qui est un crétin marginal, pour se moquer de JM Le Pen, qui était présent dans la salle. Il s’agissait de la plaidoirie de l’« avocat » Rego au « Tribunal des Flagrant Délires » dont Le Pen était l’invité. J’étais préado à l’époque et je me souviens de l’avoir entendu en direct. Le Pen lui a fait un procès pour ça.
Vous trouvez que le sketch de Zelinsky fait référence à un phénomène marginal, ou à quelqu’un en particulier ?
Zelinsky ne se moque pas d’un homme et de son idéologie, et des disques qu’il avait édité auparavant, il se moque d’une région entière de l’Ukraine : la version du sketch de Zelinsky présentée par l’auteur est un peu tronquée au début. J’en ai vu une version un poil plus longue dans laquelle Zelinsky explique qu’il est parti s’installer à Lvov (Lviv, Lumberg, comme vous voulez) et qu’il cherche à s’intégrer...
Il s’agit clairement du sketch en russe (et oui...), d’un russophone qui se moque des nationalistes de l’ouest. Et que ces nationalistes sont nombreux. très nombreux. Sinon, ça n’est pas drôle.
Quant à Desproges, je ne vois vraiment pas ce qu’il vient faire là, à part montrer que vous n’avez rien compris.
L’auteur n’écrit pas que Zelinsky est nazi, il écrit que Zelensky est parfaitement au courant de leur existence. Et que si lesdits nazis ukrainiens n’existaient pas et n’étaient pas excessivement nombreux à l’ouest de l’Ukraine, le sketch de Zelinsky n’aurait pas eu lieu d’être et n’aurait pas fait rire le public ukrainien.
L’économie mixte a parfaitement fonctionné jusqu’à ce que les libéraux la sabote. C’est à mon avis un excellent compromis entre capitalisme et socialisme, mais pour les adeptes de la Secte de la Main Invisible comme vous, c’est le diable personnifié, le « chemin vers la servitude » de ce maboule d’Hayek.
J’aurai été curieux de voir des crétins libéraux au pouvoir en 1945 pour reconstruire l’Europe. Des crétins glapissant qu’il faut « créer des richesses » avant de les redistribuer, filant l’argent du plan Marshal aux riches et attendant que ça ruisselle... on en serait toujours pas sorti.
Heureusement, à part quelque ilots autrichien et michigan, il n’était plus possible à cette époque pour un adepte de la Sainte Main Invisible de se faire embaucher dans une université ou d’accéder à des fonctions gouvernementales, puisqu’on lui reprochait à raison les politiques débiles qui avaient menées à la monté des fascismes et à la guerre. Et on a alors connu la période la plus prospère de l’histoire de l’Humanité, les 30 glorieuses. On est dans la mouise depuis que la Secte est sorti de la boite et a commencé à fagociter tous les postes de pouvoir, truquant le débat démocratique et verrouillant les institutions (voir l’UE, véritable Union Soviétique néolibérale dont les traités rendent très difficile toute politique keynésienne). Si nos chers néolibéraux étaient si brillants pourquoi avoir besoin de truster absolument tous les postes de pouvoir et refuser tout débat au nom d’une pseudo expertise qu’ils seraient les seul à posséder ?
Bien sûr, les péronistes en Argentine étaient tellement impopulaires et tout marchait si mal qu’il a fallu un coup d’État pour les chasser. Ben voyons... Même chose dans toute l’Amérique Latine. Ça a rendu les Yankees si populaire qu’ils préfèrent aujourd’hui faire leurs coups en loucedé avec des « révolutions de couleurs »...
Heu, c’est ton frère en religion de la Sainte Main Invisible Mozart qui a mis Thatcher sur la table... D’ailleurs, il se trouve que les militaires dictateurs, Milton Friedman et la Sorcière étaient copains comme cochons, avant et après la « guerre des Malouines »... Certains mauvais esprits suggèrent donc que la guerre aurait été manigancée pour permettre la réélection de la Vielle Peau, pour qu’elle puisse poursuivre les « réformes » néolibérales, sachant qu’elle aurait été battu à plate couture sans la victoire militaire et le sursaut patriotique qui a suivi.
Il est quand même fort de café, comme je vous l’ai fait remarquer plus haut, de reprocher au « social-perronisme » liquidé par la dictature militaire néolibérale, les catastrophes qui ont suivi, d’une purge FMIesque à l’autre.