(Mon message ci-dessus s’adressait à Nums, dans la discussion tout en haut, mais mon navigateur c’était mis à déconner, j’avais dû le redémarrer, et je ne m’étais même pas aperçu qu’il avait finalement paru (au mauvais endroit)...)
Pour ces élections à Grenoble, ne pas oublier que l’abstention était de prés de 50%. Ça fait une grosse « réserve de voix », comme ils disent, une réserve mais on ne sait pas trop pour qui... mais je pense que Piolle passera quand même, et largement.
Les gens en plein le c... des solfériniens, et ça fait une bonne occasion de manifester son mécontentement sans risque de voir la droite ou le FN passer. Pour ma part, il n’y a jamais eu de risque, j’ai voté Piolle(*) au premier tour sans aucun état d’âme, mais c’est un argument qui fait réfléchir pas mal de gens. Et vu le résultat du premier tour, là, le risque est nul. En fait, c’est un petit test de la popularité réel du PS. Si elle est bien ce que je crois qu’elle est, Safar devrait se prendre une énorme tôle !
(*) C’est quand même un sacré plaisir de pouvoir voter non pas pour le moins pire, mais pour quelqu’un dont on souhaite vraiment la victoire. Et qui en plus, gagne. Un plaisir rare par les temps qui courent.
J’ajoute : si pour vous une ville de bobos c’est une ville de gauche dans laquelle le FN n’arrive pas à s’implanter et fait un score ridicule, alors oui, Grenoble est une ville de bobos.
Bobos, à Grenoble, pas tant que ça. Et je n’aime pas du tout ce terme. Si ça veut dire classe moyenne qui vote à gauche, je ne vois pas du tout ce que ça a de péjoratif. Si ça veut dire grands bourgeois qui votent à gauche, il y en a très peu à Grenoble.
En fait, les riches et très riches ont pour l’essentiel quitté la ville, préférant les banlieues huppés de Bresson, Meylan et surtout Corenc, qui est devenu l’une des villes (village) les plus chères de France.
Grenoble et devenu une ville de classes moyennes et populaires. Elle compte beaucoup de cadres moyens, c’est vrai, mais aussi en très grande proportion des ouvriers et employés. La politique du logement de Destot (on peut lui reprocher beaucoup de chose, mais pas sa politique du logement) a été de construire beaucoup de logements sociaux, y compris près du centre et au centre de la ville. Et y compris dans des quartiers chers et huppés comme l’Île Verte.
Et La Villeneuve, où l’on vote pour le même maire, c’est un quartier bobo ?
Donc pour Grenoble ville de bobos, vous repasserez.
Quant à l’anglais, un linguiste pourrait me corriger, je parle en autodidacte, c’est un sacré hybride.
C’est une langue germanique fortement latinisé par un français lui même hybride. Pas loin de 50% du vocabulaire anglais provient du vieux français, et comme c’est une langue que nous avons en parti oublié, beaucoup de ces mots nous semble étrangés. Comme l’on dit que le français est issu du latin prononcé par des barbares celtes, l’anglais provient du vieux français prononcé par des barbares... mélangés, mais essentiellement saxons. L’anglais est intéressant à bien des égares :
_ Il a abandonné une caractéristique commune a toutes les langues indo-européennes : attribuer un genre (masculin/féminin + neutre dans certaines langues) aux noms des objets inanimés. _ Il a conservé un archaïsme du sanscrit « de base » : le prétérit, que l’on retrouve aussi dans les langues slaves, mais conjugué en genre et en nombre, alors qu’il est invariant en anglais.
Ce que je veux dire c’est que quelque langue indo-européenne que vous appreniez, vous aurez des repères dans la racine des mots et dans les structures grammaticales. Je ne pense pas que le breton-bretonnant reconstitué contemporain que personne n’a jamais parlé à part ceux qui l’on appris a posteriori soit plus éloigné du français que l’allemand. Surement pas. Un français se retrouvera moins dans le farsi que dans l’italien, forcément, mais quand même. Et même les langues sémitiques (arabe, hébreu), sont assez proches des langues indo-européennes.
Si vous sortez de ce groupe (si vous allez dans le chinois ou le hongrois, etc... et je me demande si, un initié pourrait peut-être répondre, le chinois n’est pas plus facile pour un « indo-européen » que le hongrois), ça va être beaucoup plus dur...