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Dudule

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  • Dudule 21 mars 2014 22:06

    Oui et non...

    Les langues celtiques sont plus proches des langues germaniques que les langues latines, mais elles sont toutes indo-européennes.

    De même, les langues slaves sont, on pourrait dire, c’est un peu abusif, mais bon, à mi chemin entre les langues germaniques et les langues persanes qui sont aussi indo-européennes (et pour avoir un peu pratiqué le russe, on y retrouve très facilement les même racines qu’en latin pour les verbes et les noms les plus communs, et la grammaire y est très proches de celle du latin... pas si loin en somme.).

    Par contre, les langues finno-ougriennes comme, probablement le basque, et sûrement le finlandais et le hongrois (comme leurs noms l’indique), et certaines langues caucasiennes, sont radicalement différentes...

    Je veux dire, on apprend même des langues non-latines comme l’Allemand ou le Russe, comme je l’ai fait, on est pas complètement perdu, on a des structures grammaticales et des racines clairement identifiables, des proximités culturelles dans des proverbes, des expressions, des mots à double sens que l’on retrouve partout, même si c’est pas forcément simple.

    Par contre, va apprendre le hongrois ! Tu vas comprendre ce que c’est qu’une langue qui n’est pas indo-européenne : des mots que tu assembles pour faire d’autres mots et un seul mot fait une phrase ! C’est clair que tu n’as pas l’habitude de faire de la grammaire comme ça (même si, comme ça a été prouvé, il y a une grammaire basique commune à toutes les langues, et ben là, ça va pas être du gâteau !)...



  • Dudule 21 mars 2014 21:41

    Pas plus que les autres... C’était une époque ou tout le monde envahissait tout le monde pour un oui ou pour un non. Après, il y en a qui ont plus envahi que d’autres, et c’est un jeu où il y a forcément des perdants.

    Après, si vous voulez, il y a une interprétation celtique des francs : ils seraient des gaulois qui auraient fuis l’invasion romaine et se seraient germanisés. Ils auraient ensuite reconquis la terre de leurs ancêtres. Je suis sûr que ça vous les rend plus sympathiques...

    C’est une thèse qui ne me parait pas absurde, peut-être fausse, en tout cas sans beaucoup d’importance il me semble. Mais je ne suis pas historien et ne peux en débattre...



  • Dudule 21 mars 2014 21:22

    Sauf que dans les « Mémoires d’un paysan bas-breton », si je m’en souviens bien (je l’ai lu il y a longtemps) et si je ne confonds pas, l’auteur passe plusieurs pages et même des chapitres entier, bien senties, à vilipender les régionalistes bretonnants et a glorifier la langue française qui permet l’émancipation du malheureux breton opprimé par son patron, son propriétaire (fermier), et son curée (ce en quoi je suis bien d’accord avec lui). Mais je peux confondre...

    Je n’ai pas lu les autres ouvrages...

    Non, en fait, après recherche, je ne confonds pas :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marie_D%C3%A9guignet



  • Dudule 21 mars 2014 20:54

    Tedj et Cedrycx :

    Ma mère est savoyarde et m’a raconté une version très différente du refus d’apprendre le patois, en l’occurrence le savoyard, par mon arrière-arrière grand père à mon arrière grand père. C’était simple : un mot de patois prononcé, une journée au pain sec et à l’eau.

    Parler le patois, c’était être l’idiot du village. Les gens qui parlaient français pouvais faire du commerce, des études ou simplement vouloir aller vivre ailleurs si le cœur leur en disait. Les gens qui ne parlaient que le patois restaient au cul des vaches. C’est une réalité de la fin du XIXième, début XXième siècle.

    C’était être l’idiot du village de parler patois, d’autant plus qu’il n’y avait pas un patois Savoyard (comme il n’y avait pas un patois Breton), mais que les gens de la région d’Evian (d’où ma mère est originaire, le Chablet en fait), avait beaucoup de mal à se faire comprendre à Annecy.

    Je n’aime pas du tout ce discourt qui consiste à dire que la République a tout fait pour éradiquer les langues régionales. La République n’en avait strictement rien à faire (à tord ou à raison). Elle voulait simplement que tout le monde parle français, et la monarchie qui l’avait précédé avait déjà fait l’essentiel du boulot (je fait ici référence à la monarchie de Juillet et à la troisième République), puisque c’est Guizot (ministre de Louis Philippe) lui même qui a imposé le français à l’école. L’école gratuite, laïque et obligatoire existait avant la 3ième république, sauf qu’elle n’était pas laïque et quasiment obligatoire, mais déjà en français. La 3ième république n’a fait essentiellement que remplacer le curée par l’instit, et c’est bien ce que beaucoup lui reproche (voir le discourt de Latran de Sarko...). La mini-guerre de religion qui s’en est suivi, à coup de baffes dans la tronche (ça n’a jamais été plus loin...) entre les partisans du curée et les partisans de l’instit, on en rigole encore dans nos montagnes...

    Maintenant, si vous avez vraiment raison, vous allez m’expliquer comment des Suisses, par exemple, qui n’ont jamais (ou très très brièvement sous le 1er Empire pour certain d’entre eux) été français, qui parlaient grosso modo le même patois que les Savoyards, se retrouvent à parler Français... Il s’est passé ce qu’il devait se passer, c’est tout, en Suisse comme dans les deux Savoies : le français à fini par supplanter des langues beaucoup trop locales, beaucoup trop minoritaires, et la République n’y est pour rien.

    On pourrait peut-être lui reprocher de ne pas avoir défendu ces langues minoritaires si elle ne l’avait pas fait : l’enseignement des langues régionales est devenu optionnel au collège et au lycée dés que l’on s’est aperçu que leurs disparition était un appauvrissement culturel, c’est à dire dés le milieu des années 70... Les élus régionaux auraient pu s’en préoccuper avant, ça aurait sûrement été pris en compte. En fait, la IIIième République (tant vilipendé sur ce point) n’a jamais refusé que des gens parlent patois savoyard, occitan, breton, basque... Elle s’est simplement préoccupé d’apprendre le français à tout le monde, tout comme la monarchie et le IIIième Empire qui l’ont précédé.

    C’est tout, il n’y a pas eu de complot des immondes républicains sans Dieu pour l’éradication de minorités opprimées.



  • Dudule 19 mars 2014 20:52

    Bien d’accord avec vous Mr Dugué (pour une fois...).

    Cette histoire de Big Bang sent le moisi depuis le dépouillement des résultats du satellite Cobe (Cosmic Backroud Explorer) au début des années 1990, et que les tenants de cette théorie ont été obligés d’inventer cette « inflation » pour le moins fumeuse pour que les résultats expérimentaux collent avec leur chère théorie. Ça s’appelle un modèle ad hoc, et, quand on en battit un pour sauver une théorie, c’est qu’elle est déjà morte.

    Je me souviens bien de cette histoire de Cobe, j’étais étudiant en physique à l’époque. Je mes souviens très bien d’un article très ironique de Ciel et Espace à ce sujet. L’histoire est la suivante :

    Les ricains envoient un satellite (Cobe, donc...) pour mesurer le rayonnement du fond diffus cosmologique, qui serait une trace du Big bang originel. Le satellite était sensé y trouver des « grumeaux » qui expliqueraient que l’Univers actuel ne soit pas homogène, qu’il y existe des galaxies, des étoiles, etc. et donc qu’on ne soit pas dans un grand Univers rempli uniformément d’hydrogène dilué.

    Le verdict tombe : fond diffus uniforme, pas de fluctuation, il y a une couille dans le potage... Les astrophysiciens ricains, pour lesquels, pour la plupart d’entre eux avec quelques exceptions notables, le Big Bang ne fait absolument aucun doute (ils avaient envoyé leur satellite en attendant une confirmation éclatante de leur théorie...) louvoient comme ils peuvent. Ils expliquent que leur satellite n’a pas mesuré de fluctuation parce que celles-ci sont inférieures au seuil de détection du satellite Cobe (ce en quoi ils ont parfaitement raisons. Elles ont été mesurées par la suite par des satellites plus perfectionnés).

    Et là, tout le monde (européens, indiens, russe, japonais...) rigole dans sa barbe.

    Et la question que tout le monde brule de poser est posée lors d’un colloque : « Mais vous avez bien envoyé un satellite capable de mesurer des fluctuations du fond diffus cosmologique telles qu’elles pourraient expliquer le Big Bang dans le cadre des théories actuelles ? Si le seuil de détection du satellite n’est pas suffisant, ça ne servait à rien de l’envoyer ! Ou bien ces fluctuations seraient inférieures à ce que prévoit la théorie ? ».

    Réponse gênée : « Elles sont en dessous que ce que prévoit la théorie ».

    La Grrrrande Aventurrre de l’Inflation Cosmologique avait commencée !

    Ce qui est très étrange dans cette affaire, c’est que les résultats de Cobe sont communément présentés comme un succès pour la théorie du Big Bang, parce que Cobe à très bien et très précisément mesuré le fond diffus cosmologique à 2,7 K... Pas trace du véritable but de la mission (la mesure des inhomogénéités du fond diffus cosmologique) sur la page de Wikipedia en tout cas.

    Tout ça est bien étrange... Des scientifiques américains qui auraient trop peur de perdre leur financement scientifique dans une Amérique très largement et religieusement créationniste expliqueraient bien des choses...

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