L’intégrale qui définie la suite est parfaitement intégrable, même par un élève de terminale médiocre. Ils savent intégrer sans tenir compte d’un paramètre (ici n). On obtient ainsi le terme général de la suite, et sa limite (1/2 comme il était demandé de la conjecturer). Cette exercice ne m’a même pas pris 5 mn, et je ne suis pas un super matheux.
Je ne pense pas que cet exercice très facile a posé le moindre problème à la très grande majorité des candidats...
Il y avait quelques petites questions vicieuses dans l’exo sur les nombres complexes, et mêmes si d’autres questions étaient faciles, je pense que c’est plutôt là que ça a coincé :
On leur demande de démontrer que la racine d’un nombre complexe est double (ce n’est pas dit explicitement, mais c’est le sens des questions), ce qui n’est plus au programme, et même en étant guidé, certaines questions ne sont pas -très- simple (mais faisable). Ceci permettant de résoudre une équation polynomiale bicarrée.
Certaines questions de l’exo de géométrie n’étaient pas hyper faciles non plus. Mais dans l’ensemble, si un élève passable ne pouvait peut-être pas tout faire, il y avait moyen de ramasser des points très facilement.
Je pense que l’immense majorité s’en est tiré avec la moyenne sans que les correcteurs n’ai besoin d’être trop indulgent. Les plaintes viennent des bourges qui visaient le 18 et la mention TB avec félicitation du jury... Il y avait eu exactement la même chose en 2003. Les petits fils et filles à papa/maman des grands lycées parisiens rameutent les médias. Rien d’autre.
J’ai trouvé le sujet de physique beaucoup plus vicieux que celui de maths en fait. Pas de problèmes pour les gens qui ont fait un peu de physique, bien sûr, mais pour un terminale, c’est un peu déroutant je pense. Même si le sujet n’était pas long est laissait du temps à la réflexion. La physique au lycée est devenue assez bizarre... Pourtant, pas de plaintes en physique à ma connaissance.
En fait, je pense que personne ne se plaint parce que le programme est tellement farfelu que les élèves ne comprennent plus rien à ce qu’ils font, et ne sont pas apte à juger de la difficulté d’un sujet. Notez bien comment c’est libellé : analyse de document, quasiment toutes les formules données... du grand n’importe quoi.
Qu’est ce qui vous permet d’affirmer que les scientifiques ne doutent pas ? Le doute est au cœur même de la méthode scientifique, et il fait entièrement parti de la culture scientifique en général.
Bien sûr que je vais aller voter. Et puis quoi encore ?
L’abstention est toujours interpréter comme de l’indifférence ou une adhésion au système. De toutes façons, l’abstention est interprétée. C’est plus difficile d’interpréter un vote, donc un avis clairement exprimé.
Je suis de gauche, je veux faire ch.. le PS qui ne l’est pas. Simple, y a pas photo. Pas besoin de réfléchir des plombes pour savoir pour qui je vais voter. Ce ne représente pas un gros effort :
A gauche, pas PS... c’est tout. Où est le p... de problème ?
Je ne vois vraiment pas en quoi l’abstention pourrait faire souffrir l’oligarchie. Elle s’en fout de l’abstention... Des gens renoncent à leur participation au débat démocratique, à l’exercice de leur droit de vote ? Renonce à exprimer leur mécontentement ? Mais c’est la fête du slip pour ceux qui nous dirigent ! Quoi de mieux que de pouvoir toujours caser ses larbins au parlement européen, même élu par un pourcentage infime d’électeurs, alors que dans les faits plus grand monde ne les soutient... Qu’est-ce que ça peut bien leur faire qu’il y ait beaucoup d’abstention ?
S’abstenir et s’imaginer que cela aura le moindre effet, c’est accorder une grande vertu à ceux qui nous dirigent : c’est imaginer qu’il serait attentif à l’avis de la population. Or, ils ne sont pas du tout attentif à l’avis de la population si ça n’a pas d’effet politique. Ce sont des gros connards, donc s’ils peuvent continuer à être élu même dans un contexte de défiance généralisée, où est le problème pour eux ?
Par contre, voter pour des partis qui exprime un réel mécontentement (je parle d’un mécontentement réel, je ne parle donc pas du FN...), ça c’est vraiment des voix, donc du pouvoir de perdu pour tout ces sale c...
Plus il y aura d’abstention, plus ils seront nombreux au PS ou à l’UMP à rejoindre les bancs du parlement européen, touchant de grasses indemnités.
Par contre, si les électeurs expriment leur mécontentement par le vote, ça leur fera beaucoup, beaucoup plus mal.
Certains appels à l’abstention que l’on voit fleurir avant chaque élection sont souvent l’expression de gens qui ont une culture politique, on va dire, défaillante.
Je soupçonne beaucoup d’autres de ces appels de provenir de militants UMP ou PS, qui, eux, ont clairement intérêt à l’abstention généralisée, qui multiplie si évidemment leur importance relative.
Sauf que, si l’Allemagne arrête les frais, c’est qu’elle a perdu. 1) L’arrière ne tiens plus. La révolution menace. La famine aussi, il n’y a plus d’approvisionnement. 2) Bien sûr que l’Allemagne et l’Autriche tiennent encore une bonne partie de l’Europe de l’Ouest et de l’Est au 11 Novembre 1918. Mais plus aucun front ne tient. C’est l’effondrement, et pour pouvoir négocier une armistice pas trop désastreuse, il faut arrêter les frais tout de suite, histoire de ne pas se retrouver avec une partie de son territoire occupé. L’Allemagne a bien perdu la guerre de 14-18. Ça ne fait pas un plis.
CN46400 : Malheureusement, vous avez en partie raison, bien sûr. Presque tout le monde, en France et en Allemagne, voulait plus ou moins en découdre, mais pour ça il fallait être sûr de gagner, ou au moins de ne pas perdre tout de suite...
Pour ça, l’alliance de revers de la France avec la Russie était essentielle, et le Tsar, lui, n’était vraiment pas chaud pour la faire, cette guerre... avec raison vu comment ça c’est fini pour lui. Si Nicolas II n’était pas une lumière (c’est le moins qu’on puisse dire...Louis XVI était un génie politique à côté...) il n’était pas complètement débile non plus.
C’est pour ça que les Russes attaquent tout de suite comme des forcenés : il faut absolument une victoire rapide, la Russie est incapable de soutenir une guerre longue (longue, c’est à dire pas plus de quelques semaines : il n’y a pas d’approvisionnement pour plus longtemps, et l’industrie est incapable d’en fournir suffisamment).... Ce n’est pas seulement par grandeur d’âme pour sauver la France envahie que les Russes fonce sur Tanenberg en Aout 14.
Et donc pendant que la machine infernale se met en branle, Nicolas II va voir son cousin le Kaiser (ils étaient tous cousins ces cons... Georges V, Nicolas II et Guillaume II... une vers querelle de famille... d’ailleurs Georges V et Nicolas II sont quasiment des sosies) en se disant qu’il n’y a pas de raison, qu’il va arranger les bidons...
La négociation aboutie : comme preuve de bonne volonté, Guillaume assure à Nicolas qu’il ne décrètera pas la mobilisation générale. Ouf de soulagement de Nicolas, la bombe est désamorcé... Nicolas avertit l’ambassade de France. C’est fini, si la Russie n’est pas de la partie, la France ne peut pas faire la guerre avec comme seule alliée l’Angleterre, aussi belliciste soit certains parlementaires et certains ministres. La guerre sera circonscrite à l’Autriche et aux Balkans...
Patatras, à peine Nicolas a le dos tourné que Guillaume décrète la mobilisation générale. C’est fini... Nicolas est vert de rage et mobilise à son tour. La France, puis l’Angleterre suivent. La fête peut commencer...
C’est à cette épisode que je faisais allusion...
Ensuite, je persiste et signe : pour l’Allemagne et les Allemands, l’hyperinflation est un épisode désagréable, mais pas l’enfer que l’on nous décrit aujourd’hui. De plus, c’est un phénomène voulu et piloté de Berlin. Le traité de Versailles provoque l’hyperinflation non pas comme une de ses conséquences économique, mais comme une de ses conséquences politique. En bref, la république de Weimar répond au traité de Versailles par l’hyperinflation : « On va imprimer des marks à la pelle et on va vous payé avec du papier ». Le jour où le gouvernement décide que ça suffit, ça s’arrête.
Ce n’est pas l’hyperinflation des années 20 qui provoque l’arrivée d’Hitler au pouvoir, c’est la crise de 1929.