Encore une fois, Mr Dugué, la théorie de l’information a été inventé par des mathématiciens pour des informaticiens. Ce n’est pas de la physique. Ce n’est même pas de la science, c’est de la technologie. Des maths appliqués pour des ingénieurs informatiques. Ceci dit sans aucun mépris : c’est bien utile à ceux qui les appliquent, ce genre de concept. Mais c’est dangereux de vouloir faire de la physique avec.
Je cite en italique, je commente en gras, et c’est moi qui souligne :
La théorie de l’information, sans précision, est le nom usuel désignant la théorie de l’information de Shannon, qui est une théorie probabiliste permettant de quantifier le contenu moyen en information d’un ensemble de messages, dont le codage informatique satisfait une distribution statistique précise. Ce domaine trouve son origine scientifique avec Claude Shannon qui en est le père fondateur avec son article A Mathematical Theory of Communications publié en 1948.
Parmi les branches importantes de la théorie de l’information de Shannon, on peut citer :
le codage de l’information,
la mesure quantitative de redondance d’un texte,
la compression de données,
la cryptographie.
Dans un sens plus général, une théorie de l’information est une
théorie visant à quantifier et qualifier la notion de contenu en information présent dans un ensemble de données.
Plus loin :
De façon étonnante, l’équation par laquelle Shannon définit
l’entropie de l’information coïncide, mais de signe inverse, avec
l’équation de Boltzmann-Gibbs définissant l’entropie S en
thermodynamique (S = K log p). C’est un log népérien, mais passons...
Certains, comme Couffignal,
ont soutenu avec raison que la coïncidence est sans signification :
l’application de la fonction de Shannon à la thermodynamique et à
l’information est un hasard de rencontre de l’application d’une même
formule mathématique, sans plus. Certes, il peut y avoir rencontre de
deux équations de probabilité provenant d’univers différents. Toutefois
Brillouin prétendait établir une relation logique entre le H de Shannon
et le S de Boltzmann.
Mais n’y ai jamais parvenu. Pourtant, Brillouin, c’était pas n’importe qui...
Les morceaux soulignés n’apparaissent pas dans la prévisualisation. On verra bien...
C’est de la thermo du XIXième siècle que vous nous faites là. On ne raisonne plus comme ça depuis Boltzmann, même si les formules que vous écrivez sont toujours évidemment bien utiles, elles sont une conséquence de phénomènes sous-jacents, que visiblement vous refusez d’essayer de comprendre.
L’augmentation du désordre est statistique. L’entropie qui mesure le désordre est un phénomène statistique. Si un système a beaucoup d’états disponibles, il n’y aucune raison qu’il s’organise spontanément. Ça peut arrivé mais c’est infiniment improbable. Donc, en cas de transformation, il tombe « naturellement », statistiquement, dans un état plus désordonné. C’est tout. L’entropie c’est ça et rien d’autre, fermez le ban. Même si d’un point de vu macroscopique ça se traduit en partie par les formules que vous avez écrites.
Vous avez très peut de chance de bâtir un château de sable un faisant un tas de sable avec une pelle. Il y a beaucoup trop d’états désordonnés disponible pour que l’état ordonné (château de sable) ait une chance statistique d’apparaitre. Et si vous avez bâti un château de sable, si vous donnez un grand coup de pied dedans, vous ne verrez pas apparaitre spontanément une autre jolie structure ordonnée. C’est ça l’entropie. Un système livré à lui même tend donc naturellement à se désordonner. Pour l’ordonner, il faut fournir de l’énergie : second principe. Il n’y a aucun mystère physique là dessous (n’est-ce pas Mr Dugué ?) pour qui veut bien chercher à comprendre.
Que la chaleur soit liée a l’entropie par l’entremise de l’agitation thermique (y compris dans les solides), c’est une conséquence naturelle de la thermodynamique statistique, l’agitation thermique étant une forme de désordre. Ce n’est pas la termo stat qui est une excroissance inutilement compliquée des formules que vous avez écrites, comme vous semblez le suggérer, mais c’est la thermo stat qui les explique.
Je ne pensais pas forcément à « la rue », quoi que c’est dans le domaine du tout à fait possible... Mais à mon sens ça n’arrivera qu’en conséquence d’autres choses.
Simplement le système est au bout de sa logique, ou plus crument au bout de sa connerie. Mélenchon a raison quand il demande : quel est la maillon qui lâchera en premier ? La Grèce, le Portugal, Chypre, l’Espagne, l’Italie ? Ça va lâcher quelque part, c’est sûr, et comme ce nouveau pouvoir n’a pas su (ou voulu ?) comprendre que l’histoire du libéralisme est finie, il disparaitra dans l’avalanche. Parce qu’ensuite ça va tomber dru, c’est sûr !
Je n’ai jamais cru aux prédictions des gens qui proclame depuis quelques années : « Dans 6 mois, la guerre avec l’Iran » ou « Dans deux mois la faillite générale », tout ça.
Mais je suis aujourd’hui absolument certain que cette Europe libérale nous amène vers des lendemains proches (quelques mois tout au plus) de violence économique et sociale que le gouvernement actuel n’a absolument pas mesuré. Par aveuglement ou par duplicité, je ne sais pas, un peu des deux sans doutes, ça n’a pas d’importance de toutes façons.
Ce président et ce gouvernement viennent de louper une chance historique.
Alors que l’ordre libéral est en train de craquer partout, et qu’il va s’effondrer c’est une question de mois, ces messieurs avaient une chance unique de changer le cours des choses, de commencer une sortie de la pensée unique économique.
Ils ne l’ont pas fait alors qu’ils avaient été élu pour ça, et que tout pousse à le faire. Tant pis pour eux. L’histoire ne repasse pas les plats. Leur carrière politique est foutue à moyenne échéance. Je serait l’un d’entre eux, je commencerai à chercher un autre boulot. La politique pour eux, c’est fini.
Si je peux me permettre d’hasarder un pronostique, dans 2 ans maximum, à part ceux qui ont trainé un peu des pieds (Montebourd, Taubira et autres), ils sont au chomedu.