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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 15 mars 2011 09:15

    On peut toujours évoquer le manque de chance lors des accidents.

    Mais lorsque sur un site 4 réacteurs passent hors contrôle, ce n’est pas de la malchance. C’est la preuve qu’on ne tient pas suffisamment compte que dans une usine à gaz, la disparition d’une poubelle, d’une échelle, d’un rouleau d’adhésif, d’une étiquette ou la présence d’une chauve-souris peuvent être très conséquents.

    Quand plus tard les spécialistes nous raconteront l’historique de cette catastrophe, ils exposeront de grands faits, des facteurs impressionnants, mais ce sera bidon. 

    Les facteurs de panne impressionnants, ils devraient être répertoriés et considérés, on ne devrait jamais être dépassés par eux et surtout pas 4 fois. Pour qu’ils se soient faits avoir 4 fois, il s’est passé des choses non prévues dans les livres savants (non prévues par notre ami Wasson), il s’est passé des accumulations de conneries honteuses à dire tant elles paraissent petites dans un contexte ordinaire.

    Pour avoir travaillé des années sur des sites industriels dont des centrales, j’ai vu des pannes lourdes (mais pas dangereuses car c’était hors nucléaire) consécutives à des détails vraiment honteux à avouer du genre : Un suractif avait débouché un chiotte avec un compresseur. La surpression avait défait un joint pas prévu poursupporter une surpression mais la fuite étant dans les soubassements personne ne l’avait vue. Elle avait oxydé un axe de relais qui, à son heure d’urgence, n’a évidemment pas pu coulisser, etc....

    Moi je sais que les grandes choses attirent l’attention et excitent les ingénieurs qui bossent alors très bien dessus et en sont fiers. Mais il n’y a personne d’intéressé à boser sur des histoires de placard à balai, de feuilles mortes ou de nids d’oiseaux. Or les usines à gaz qui pètent c’est toujours à cause de merdouilles honteuses à avouer.




  • easy easy 15 mars 2011 00:34

    Le fait d’avoir sacré Albert Londres mais aussi Alexandre Dumas (quand il reportait les Garibaldiennes) ou Zola ou Albert Camus, grands journalistes, signifiait, il y déjà un bail, qu’on considérait plus noble le fait d’émettre une pensée critique que de faire le petit rapporteur anonyme, le concierge. 

    Il y a sans doute dommage à ce manque d’informations pures. Comme il y a dommage au psittacisme. Mais je trouve plutôt positif que chacun aille davantage qu’autrefois à donner son avis.

    L’un dans l’autre, nous recevons bien assez d’infos pures dans le bruit ambiant de la com.

    Nous avons deux possibilités quand nous rencontrons un pote bossant chez Areva nucléaire. Soit nous lui demandons de l’info pure, ouille les complexités et jargons, soit nous lui demandons son avis « Je peux rester à Fukashima ou je ferais mieux de me barrer ? » 

    Et que faisons-nous la plupart du temps ?

    A force, l’ingé, le politique, le savent très bien qu’on préfère leur avis. Alors dès qu’on leur tend un micro, c’est plus de l’avis que de l’info qu’ils débitent : « Après tout, remettons-les à la mer » 

    D’où ces phrases qui commencent par « Ecoutez... »



    Et votre papier fait partie des 99% de ceux d’AVox qui tiennent plus de l’avis que de l’info (quand il y a info, elle n’est que pompée et ne sert que de prétexte à s’exposer)


    Mi, j’aimerais autant lire des pensées ou avis mais originaux.



  • easy easy 14 mars 2011 18:53

    Ces centrales, quand elles s’emballent, à une moindre défaillance parfois, sont inextinguibles.

    Quand on est face à un feu normal, on l’arrose d’eau et ça fait soluce. Mais un feu nucléaire, quand on cherche à l’éteindre avec de l’eau ou autre chose, ce produit se pollue et devient un autre danger.
    En gros et en l’état, il faudrait pouvoir éteindre les incendies nucléaires avec d’abord un fort débit de flotte mais surtout il faudrait que tout, l’arrosage compris, les jus compris, tout reste confiné, seules les calories étant invitées à sortir de ce confinement. Et tout ça sans qu’on puisse intervenir à vue de cet incendie.
    C’est le diable.

    Alors je trouve que le concept des barres de combustible, séparées par des barres modératrices, est trop pratique pour l’utilisation courante mais ressort nul de prudence en cas de problème.

    Lorsque deux barres de combustible sont proches, elles interagissent et produisent de la chaleur. On peut contrôler la centrale en intercalant sur une plus ou moins grande longueur de ces barres, des barres éponges. Mais en cas de problème les barres de combustible restent fort proches les unes des autres et elles restent entières alors que, constituées de pastilles on pourrait concevoir qu’elles se défassent.

    Une centrale plus prudente serait une centrale où il serait toujours possible ou en tous cas jusqu’au niveau de 80% de désordre, d’écarter jusqu’à pastille par pastille. Il est aberrant qu’on ne puisse pas d’un clic ouvrir une goupille qui ferait sortir les pastilles de leur entubage et qui les ferait tomber dans un système de dispersion dans mille grottes.
    Il est totalement anormal, alors qu’aucune loi, aucune force physique ne l’impose, qu’on ne puisse pas diviser un coeur de centrale.

    Les seuls écartements de matériaux sont verticaux et d’amplitude très limitée alors qu’il serait possible de les écarter dans deux autres directions.



  • easy easy 14 mars 2011 18:24

    Eh oui Papi,

    Qui sait, avec les T° élevées, le sel ou, suite à des transformations, l’acidification des liquides, vapeurs et gaz peuvent attaquer si vite les conduits que ce pilotage vers un Tchernobyl marin devra peut-être être interrompu.

    Si dans ce pilotage encore très vaguement maîtrisé, les pompes, les canalisations et les vannes n’en peuvent plus car pas conçues pour, il reste la soluce consistant à arroser d’eau de mer mais via des tuyaux à la con genre pompier et en tir direct, comme quand on arrose un feu ordinaire. Il s’agirait d’installer ou de faire installer par des robots une sorte de rampe sur laquelle fixer 30 lances d’incendie, faire pisser 30 pompes à eau de mer, laisser toutes les portes ouvertes et se barrer fissa car la quantité de vapeur radioactive larguée en vrac à travers tous les couloirs puis dans le ciel sera énorme. 

    Autre soluce qu’il aurait été intéressant d’avoir envisagé en amont : la mise à la mer de la bête. La bestiole serait déjà sur un plateau pentu, bien on l’enverrait se faire calmer au fond des fosses (des vapeurs radioactives remonteront quand même à la surface le temps qu’elle se calme)
    Est-il possible, fixée comme elle l’est, de riper l’infernale casserole vers la mer ? J’en doute.
     
    Enfin sacophager le monstre. C’est techniquement difficile et long à faire mais une fois fait, on n’a plus du tout d’échanges de matières radioactives. Mais c’est hyper dangereux car ça peut exploser pendant l’opération.



  • easy easy 14 mars 2011 17:53

    A mon sens, cet appel à l’AIEA signifie qu’ils voudraient avoir non pas un conseil technique mais un aval pour entreprendre quelque chose de conséquent.

    Si les responsables de Fukushima (entreprise privée) coupaient par exemple le bras du malade pour empêcher la gangrène, ils risqueraient fort de voir leur décision et donc leur autorité mise à mal par quelque procès.

    Quoiqu’ils fassent, s’ils ont l’aval de l’AIEA, ils seront couverts.

    Et derrière ça, toutes les personnes ayant mouillé dans le nucléaire, surtout dans cette usine, surtout dans cette région, ne demandent que ça d’être couverts par la plus haute autorité possible.

    Sarko voulait un aval international pour en fnir avec Khadafi, les acteurs du nucléaire veulent aussi un aval international pour faire un truc ouvrant à la contestation.

    Et à la place de l’AIEA que ferions-nous, accepterions-nous de cautionner quelque soluce en pis aller ? Je pense que oui puisque cette agence couvre d’emblée tous les projets, en tous cas tant qu’ils marchent bien.

    D’ailleurs l’AIEA aurait refusé, nous n’aurions jamais entendu parler de cet appel. 

    Tous les gens du nucléaire, politiques compris, qui sont clairement compromis, sont en train de former la tortue. 

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