• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

easy

easy

59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 21 3431 838
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 230 126 104
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 14 mars 2011 17:17

    Tchernobyl était une libération explosive de produits radioactifs surtout dans l’air, Fukushima c’est une libération lente de produits radioactifs surtout dans la mer.

    La quantité totale de radioactivité libérée sera-t-elle comparable à celle que Tchernobyl avait libérée ?
    A mon sens à peu près pareil mais par réacteur. S’il y en a deux ou trois qu’il faut laisser fuir ou échanger directement avec la mer, bin ça fera plutôt deux ou trois fois plus.

    Un nuage radioactif aérien ça ne va pas très loin et ça ne se dilue pas trop du fait que la radioactivité est portée par des poussières qui, même fines, retombent au sol. On a donc in fine, une carte avec des gradients de pollution.

    Dans un largage marin où la radio activité n’est pas portée par les poussières, il y a constamment dispersion et homogénisation. Elle ne peut quasiment pas de fixer. Au bout de 2 ou 4 ans, toute la faune et la flore marine sera polluée mais de manière assez homogène sur la Planète. Ce qui ne devrait pas être trop pénible et qui permettra peut-être, mutations aidant, de voir enfin apparaître des méduses au goût de framboise et des requins à dents rondes. Et puis on bronzera peut-être rien qu’à se baigner et même à minuit.

    Je pense que les ingénieurs de Fukushima ont raison d’essayer de piloter la machine vers un lent Tchernobyl marin. (En réalité peut-être 10% aérien et 90% marin) 



    Là, nos Chefs font faire des mesures au-dessus de la Tour Eiffel. Ils feraient mieux de mesurer la mer à Berck.



  • easy easy 14 mars 2011 14:37

    Je vois des commentaires, comme celui que Kerjean a fait et qui a été automatiquement effacé, qui vont à dire que Wesson en parle à son aise. Qu’il n’a pas trop peur parce qu’il ne se trouve pas dans les parages de Fukushima.

    Wesson a vécu 15 ans au pied d’une centrale. Pendant 15 ans, il a eu a travailler sa peur pour tenir le coup et rassurer les siens. Et il n’y a pas vécu d’accident. Il a donc développé la plus grande résistance possible à la transcendance effrayante des centrales nucléaires.
    C’est très bien qu’il nous insufle cette maîtrise des nerfs au moment où nous allons plutôt à être à cran. Nous avons besoin d’arguments allant à pondérer notre peur. S’il n’y avait plus que des cris d’orfraie, nous perdrions toute raison.



    Nous sommes en train de nous diviser.

    Déjà les anti nucléaires trompettent.

    Mais dans l’autre groupe (sans avis marqué ou militant sur le nucléaire) aussi il se forme des divisions. Ne serait-ce qu’entre ceux qui ont les proches là-bas et les autres. Ne serait-ce qu’entre ceux qui, sur place, cherchent à faire honneur à leur sens de la solidarité avec les Japonais et ceux qui, sur place aussi, ne se sentent pas de devoir de solidarité. En tous cas pas au point d y « mourir bêtement ».

    Et il ne s’agit pas de divisions calmes. Elles vont plutôt à l’hystérie puisqu’il est question de vie ou de mort. Les insultes fusent en même temps que les barres de combustible nucléaire.




  • easy easy 14 mars 2011 14:05

    Première enceinte, seconde enveloppe, troisième enveloppe, quatrième enveloppe, en aucun cas les ingénieurs de la centrale n’accepteraient qu’elles explosent. Ou alors ils les annonceraient. en manière de « Bon dans quelques minutes, nous allons sacrifier volontairement une enveloppe parce que c’est la meilleure soluce »


    Or il y a eu des explosions qu’ils n’avaient su ni prévoir, ni annoncer ni empêcher.
    Ils ne contrôlent donc pas tout. Non seulement ils ont été surpris par une première mais ils se sont encore laissés surprendre par d’autres.




    Au-delà des problématiques à chaud, les prométhéens n’avaient pas prévu qu’un séisme dépasse 8,5. Considérant sans doute qu’au-dessus, tout étant ravagé, il n’y aurait de toutes manières plus rien à sauver. Ce qui peut avoir un certain sens argumentaire.
    En effet si un TDT ou un tsunami tue déjà tout le monde, l’effondrement des centrales peut n’avoir que peu de conséquences négatives suplémentaires.

    Or, à force de mieux construire les immeubles, ils arrivent désormais à encaisser du 8,9 sans écraser leurs occupants. On pourrait, sans trop de difficultés, construire des immeubles encore plus solides, capables de rester entiers à l’envers après un TDT de force 10. 

    Et pour se protéger des tsunamis, on saura construire en hauteur. Il suffirait d’installer dans chaque ville côtière des abris surélevés à portée de chacun en 10 minutes et équipés de sémaphores à bras, de tyroliennes aussi pour qu’il n’y ait quasiment plus de morts et que se maintienne une communication minimale. Et ça ne coûterait pas les yeux de la tête (On laisserait les immeubles fragiles et inondables, pas grave).

    Mais une population miraculée de TDT et de tsunami, ne tolèrera pas d’être empoisonnée ensuite par des pollutions mortelles émanant des centrales ou autres industries, nettement plus fragiles

    Toute usine joue de la gravitation et tout changement de la verticalité peut conduire à une cata. Tous les détecteurs de niveau de liquides tablent sur une verticalité constante. Bien des détecteurs de pression ou de dépression de gaz tablent aussi sur une verticalité constante. Des alarmes de surpression de salle blanches sont calées sur une verticale considérée comme constante. Enormément d’automatismes font n’importe quoi en cas de changement de verticale.

    Et plus récemment, il y a de plus en plus d’appareils ou d’automates qui tablent sur une position géodésique constante. Alors quand un pays se déplace de 2 m...

    Faisons seulement onduler la croûte terrestre « calmement » mais plus amplement que d’ordinaire et tous les systèmes de positionnement se brouillant les uns les autres, tout serait égaré.

    Il faudrait donc que les usines soient non seulement incassables mais il faudrait en plus les poser sur cardans et bientôt sur radeau géostationnaire. Hors de prix.

    Elles resteront donc les maillons faibles de toutes les modernisations.



    Chaque fois qu’une industrie, même de mélasse ou de vélo, s’installe dans un endroit, elle soumet la population à sa faiblesse.
    Et quand on évalue la dangerosité d’un lieu, on doit d’abord considérer la dangerosité de ses industries.

    Tout cela est déjà compris et considéré par quasiment tout le monde et en tous cas par les autorités. Mais l’argent, l’emploi et le prométhéisme sont facteurs de corruption des esprits.

    On parle beaucoup de l’effet Milgram au sens de la soumission à l’autorité d’un individu. Mais au fond, nous sommes essentiellement soumis à l’autorité de la masse, au panurgisme donc. On arrive dans une région où il y a du monde, on n’effectue pas ses propres contrôles de dangerosité et on s’y installe en se fiant à « l’avis de la masse qui paraît confiante ».

    Cet effet a été flagrant dans le cas de la passerelle du Queen Mary effondrée à Saint Nazaire. Sur les dizaines de personnes qui sont montées dessus, il y avait forcément des ingénieurs ou des super bricoleurs, des gens du bâtiment qui tous savent évaluer à vue les limites mécaniques des constructions, des matériaux, mais aucun n’a dit que ça lui semblait trop juste. La peur de passer pour un trouillard, un lâche, un trouble fête, sans doute.



  • easy easy 14 mars 2011 10:46

    Bravo Wesson, ça c’est du bon boulot


    Ca nous ramène à la réalité.

    Mais c’est ce qu’on peut dire sur les principes.

    Une centrale c’est une usine à gaz avec des montagnes de bidules et systèmes servant tous à quelque chose, ne serait-ce qu’à mesurer et à indiquer.
    L’usine a subi des chocs et inondations imprévues. Même un chariot élévateur ou une poubelle disparus peuvent produire une cascade d’emmerdes

    En cas de chocs prévus, il y a déjà des bidules qui cassent alors il y a encore plus de casses lors des chocs imprévus.

    Par exemple, à cette heure-ci, même les ingénieurs de la centrale ignorent que le tuyau par lequel ils dégazent est à sa limite de rupture.

    Lors de la mission Apollo XIII c’est des conneries de pannes qui ont foutu la merde.

    En fait, c’est tout le temps des conneries impossibles à inventorier d’avance qui font tout péter.

    Un jour, j’ai vu une panne une centrale vapeur de hauts-fourneaux, en Lorraine. Un des ingénieurs de salle de contrôle avait coupé le bête fil 220V du capot d’imprimante que je venais de livrer. Mais hélas il était encore branché. L’automate qui commandait une vanne machin chose s’est mis en panne et le bordel a commencé. Système interfacial disjoncté = plus de commandes sur rien.


    La seule chose de quasiment sûre c’est que l’explosion totale d’une centrale n’est pas une explosion atomique et que c’est surtout une grave et longue pollution (dont le très méchant MOX dans le cas de Fukushima).




  • easy easy 14 mars 2011 10:08

    «  »«  »«  »NKM, Besson, Hulot, Voynet, Lepage et tant d’autres se sont exprimés sur les centrales nucléaires au Japon et nous avons compris combien ces gens n’ont rien à dire à part s’afficher dans les médias«  »«  »"

    La paille là, la poutre ici.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv