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Eurasien
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  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 17 novembre 2010 15:19

    «  »«  »«  »" Au siècle passé, on soulignait les mérites de la conquête progressive des droits pour la femme (enfin) presqu’équivalents à ceux des hommes.

    Depuis le passage au XXIè siècle et la « découverte de la mondialisation » qui met en lumière un délitement des valeurs de l’Occident globalement contesté dans sa suprématie économico-politique, le mouvement connait un net ralentissement et même un recul dans l’équilibre fragile du respect des droits des femmes. «  »«  »«  »

    L’auteur ne prouve pas le lien de cause à effet mais je crois que ça peut jouer son rôle. Pas forcément au moment même du viol (le violeur massacreur ne pense probablement pas à la déroute de l’Occident quand il opère) mais ensuite, quand il s’agirait de s’en expliquer devant un tribunal alors oui, la ruine de l’Occident donc de ses valeurs, peuvent être invoquées « Vous êtes mal placés pour donner des leçons »


    Concernant le fond de ce problème, qui est celui de la violence physique donc de la force brute dans laquelle l’homme l’emporte forcément sur la femme, je trouve que ces dernières manquent de réactivité.
    Les femmes seraient des hommes, elles s’organiseraient mieux ; Je ne dis pas que ça les sauverait complètement mais au moins verrait-on une ligne de défense.

    La réactivité, l’organisation en défense serait-elle alors génétique et liée au sexe ?
    Pourquoi pas. Si ça se trouve, l’agressivité étant liée au sexe masculin, la réactivité, la stratégie de défense serait son pendant et serait alors également liée au sexe masculin.


    Je cherche dans l’Histoire des exemples où des femmes se seraient organisées en défense active mais je n’en vois pas. Face au rouleau compresseur, elles n’ont que le réflexe ultime de se suicider.

    Au cas par cas, on voit des femmes développer de la défense active et aussi de l’agressivité. Mais s’organiser à plusieurs en défense ou en agressivité, c’est rare de leur part (on ne voit ça que dans quelques cas qui font la manchette des journaux : « 3 filles séquestrent et torturent une personne »)


    Autant les hommes ont de tous temps organisé les chasses, les défenses actives et passives, autant ils ont élaboré des discours justifiant leurs actes agressifs ou défensifs collectifs, autant les femmes n’y ont quasiment jamais participé.
    Je ne vois aucune femme à l’origine d’un château fort, d’une frontière, d’un char d’assault, d’une épée, d’une constitution, d’une philosophie, d’une éthique, d’une morale, d’un projet de société. Non pas qu’il n’y en ait jamais eu qui se soient lancées dans ces aventures mais c’est surtout que ces quelques aventurières auront agi seules et que leur mouvement se sera dilué dans le machisme général.

    Le seul mouvement important car collectif de la part des femmes est celui récent du féminisme. Mais il est né en Occident et en parallèle au discours anti esclavagiste. Il aurait donc pris le train du respect du plus faible qui était déjà en marche.
    On pourrait me disputer la question de l’antériorité en posant qu’Olympe de Gouges avait déjà fait très fort bien avant Schoelcher mais je poserais alors Montaigne ou la Boétie, on m’opposerait alors Ipathie et on n’en finirait pas.


    Quoi qu’il en soit, initiatrices ou suiveuses d’idées plus respectueuses du plus faible, les féministes du XIXème ont su s’organiser. Pourquoi aujourd’hui, des femmes, infiniment plus torturées qu’elles ne s’organisent-elles pas à l’instar de leurs aînées du XIXème ?

    Ou quelle serait le concept nouveau susceptible d’avoir un impact ? 

    En Chine, sans rien dire ni faire de spécial, des femmes peuvent devenir très très riches en devenant business woman. Pour autant que leur fortune les protège des coups, ça semble indiquer qu’elles peuvent s’en sortir en faisant de grosses affaires, comme les hommes. Mais comme il est impossible que toutes les femmes deviennent milliardaires, la voie du business n’est pas leur solution globale.



    Il faut donc trouver une autre voie.

    Je pense à un point sur lequel il faudrait réfléchir.
    Nous avons sous les yeux le cas de Polanski d’un côté et ces cas de violence maximale qui sont rapportés dans cet article.
    Que se passe-t-il, au fond et au niveau mondial, quand un Polanski qui n’a en aucun endroit usé de force physique et encore moins d’arme, qui n’a pas versé la moindre goutte de sang ni menacé de quoi que ce soit, risque une incarcération très longue corellée à la mort (soit par suicide en prison, soit par assassinat de la part de codétenus) ?
    Il me semble que ça indique à tous qu’il n’y a aucune solution intermédiaire négociable entre ce qu’un homme peut faire dans le cadre du strictement permis et celui de la sauvagerie la plus totale.
    Il se pourrait même, étant constaté le peu de représailles que risquent les très violents, surtout quand ils sont armés et agissent en groupe, que toute solution (permettez-moi le mot) intermédiaire apparaisse moins valable.

    In fine, Polanski échappera peut-être à une lorde condamnation mais ne perdons pas de vue les injures et incantations les plus extrêmes à son adresse « Faut lui couper les couilles à cette ordure » qui n’ont pas manqué de fuser, ici compris.


    Prenons le cas de Peau d’âne.
    On a un père amoureux de sa fille. Il est dans un tourbillon passionnel, il fait tout ce qu’il peut pour séduire sa fille. Elle aura succombé ou pas on l’ignore, il semble que non. Si elle avait succombé que dirions-nous de ce père ? Certains, pas tous bien entendu, diront qu’il l’a violée et parce qu’elle était mineure, boum 20 ans, perpet donc mort.
    Il n’y aura eu aucune violence, rien de comparable à ce qui est rapporté ici mais ce père serait très lourdement condamné, en tous cas sur le papier et en tous cas par certains.

    En mettant dans le même sac à ordures le père de Peau d’âne et ces mecs qui torturent les femmes en série, mais vraiment physiquement, à les tuer dans les pires souffrances, on rend la question du jugement de l’abus complètement absurde.

    Si l’on jugeait le vol d’une pomme aussi gravement (sur le papier et par les injures) qu’un cambriolage avec tortures, je ne vois pas pourquoi les vilains n’iraient pas directement au pire. Heureusement, nous sommes très majoritaires à considérer qu’un vol de cerise n’est pas bien grave (et du reste, malgré cette tolérance commune, nous ne sommes pas submergés de rapines).


    Ce que je dis là vaut pour Sarkozy (ou Frédéric Mitterrand concernant ses boxeurs). A partir du moment où il se prend plus d’injures que le pire des dictateurs, à partir du moment où il en prend même beaucoup plus dans la gueule, pourquoi se retiendrait-il ? Au point où il en est, quelle condamnation ou injure supplémentaire risque-t-il à voler toute la caisse ou à vendre en douce une bombe à Ben Laden ?

    Les condamnations toujours plus excessives (au moins sur le papier) font perdre le sens de la justice, de la mesure du bien, du mal et du presque. A une radicalisation des jugements ne peuvent succéder que des positionnements et des actes radicaux.

    Est-ce que les femmes de France jouent un rôle de modération dans les jugements, dans les condamnations au moins verbales ?
    Pas que je sache. Il me semble au contraire qu’elles emboitent le plus souvent le pas le plus sévère, le plus radical des hommes.

    Mais peut-être avez-vous un avis différent. 


  • easy easy 17 novembre 2010 13:00

    Cette question est des plus intéressantes à creuser. J’ai moi aussi écrit un billet dans ce sens « Les élus c’est dépassé, on peut s’en passer »

    Mais constater, surtout avec Internet que la démocratie directe est davantage possible malgré notre foultitude, ne doit pas nous empêcher de voir également que nous n’en voulons pas.
    Ce n’est probablement qu’à force d’en parler que nous deviendront nombreux à la vouloir mais en attendant, clairement, la grande majorité d’entre nous n’en veut pas.

    Dans la horde primitive, où la démocratie directe allait de soi, il y avait probablement des individus qui s’étaient posés en chefs.
    Mais il y avait également plein de chefs qui avaient été propulsés sur le trône par la horde.

    Cette poussée de la masse pour qu’un individu la dirige peut se voir constamment au détour des réflexions courantes du genre « Punaise mais qu’est-ce qu’on attend pour tout renverser ? » Il y a derrière cette provocation un appel à un chef. Ne pas voir ce principe c’est être aveugle à tout ce qui en découle.

    Même dans un groupuscule, quand il s’agit par exemple d’aller demander au prof un report de la date de rendu des copies, on observe qu’il émane une recherche d’un leader qui ira voir le prof. Quand cette espérance n’aboutit pas, quand personne n’est volontaire pour aller au front, c’est résigné et par dépit que le groupe se pointe en rang bien serré vers le prof.

    Cette demande de chef peut certes être opportuniste, très occasionnelle et circonstancielle, mais elle existe et il est capital de la considérer.
    Un chef l’est finalement rarement en raison de sa seule volonté de diriger.

    Examiner les raisons pour lesquelles le groupe cherche toujours à se voir dirigé par un chef, un représentant donc, est passionnant. On découvre que les pousseurs suivent une stratégie très subtile, souvent bien plus intelligente que celle de celui qui va se retrouver chef malgré lui.
    Malgré lui, mais finesse de la stratégie des pousseurs faisant, il se dégagera l’idée que c’est lui qui avait voulu diriger. « Il a voulu commander, qu’il assume »

    Mettons que l’élection de ce chef soit complexifiée par l’apparition d’un concurrent au poste. On en viendrait donc vite (’car on le veut) à considérer que finalement, ces deux compétiteurs sont tous deux des ambitieux et que le meilleur gagne. En réalité il n’y a pas de combat de coqs qui n’ait été finement voulu par le groupe pour que se distingue le plus mordant, le plus résistant.

    Si l’on refuse de considérer la sourde volonté de la masse pour que se désigne ou se démarque un chef, on reste très éloigné de la réalité du jeu de dupes où le plus malin n’est pas forcément celui qu’on croit.

    Prenons par exemple Mélanchon.
    Un groupe ayant repéré sa potentialité à l’impertinence, le place devant une caméra et lui montre une interview entre un Pujadas et un « chef » d’ouvriers révoltés. Comme espéré, Mélanchon, piégé par l’impression d’intimité de cette réunion, se sachant attendu en la matière, lâche une ou deux réflexions qui, sans la caméra, seraient strictement sans aucune conséquence. Des réflexions dans le genre de celles qu’il a faites, il y en a des tombereaux sur Avox comme autour de tous les zincs. Mais voilà, non seulement la caméra a enregistré ce qu’a dit ce député mais en plus, les malins du groupe l’ont diffusé en cherchant à faire buzzer
    Et tu penses bien que ça a buzzé puisque la masse a envie que se dégage un Chavez, un Castro.
    Le Mélanchon, informé du buzz, que pouvait-il faire ? Renier ? Ce serait alors décevoir trop de gens qui en veulent toujours plus. Alors il n’a pas le choix. Il doit persister. Et le voilà propulsé en tête de gondole. C’est désormais sur lui que la masse compte pour boxer l’autre chef. Et Mélanchon de se coller à cette nouvelle dévolution.
    Bon, il connaît le destin de Georges Marchais, il va essayer de ne pas se faire trop manipuler par un néo Kremlin. Mais alors que jusque là il se la coulait douce, il va devoir répondre aux demandes de boxage des gens qui soudain coagulent autour de lui. « Vas-y Mélanchon, mets-lui une tannée au nabot ! On est avec toi, t’inquiète ». S’il ne se dégage fissa de cette forte sollicitation à la surenchère, il va se cramer les ailes.



    Un individu, un garçon surtout, est d’abord poussé par sa mère « Défends-toi, ne te laisse pas faire ! » Ce qui contient déjà un message qui va au-delà de la seule défense. Il y a déjà un encouragement à l’attaque là-dedans.

    Puis le garçon devenu jeune homme est encore poussé par la jeune compagne. « Ne te laisse pas faire » « Je méprise les gens qui manquent d’ambition »
    Puis il est poussé par les camarades, puis par tous les ouvriers de l’usine ou les copains de la promo. Il faut vraiment qu’il soit malin pour échapper à ce poussage capitolien.




    Il y a 20 ans, quand j’étais conseiller municipal (commune de 90 000 hab) je croyais normal de me mêler des affaires de la mairie, de faire ma part de boulot pour que les écoles soient correctes, que le système informatique soit correct et économique, pour que les rues soient sûres, pour que les vieux Algériens aient plus de prestige auprès de leurs gosses.
    Punaise, le boulot ! 
    Chaque semaine, une soirée se finissant à 2h du mat. et des heures ici et là à arpenter la ville, à écouter les gens, à pondre des plans, à vérifier les comptes bizarres des associations paramunicipales.
    De tout ça, clairement, on m’y avait poussé. Reculer m’aurait fait passer pour un lâche, un déserteur, un traître.

    J’ai demandé qu’il y ait des caméras dans la salle du conseil municipal afin que les habitants puissent au moins suivre les débats, comprendre où passaients leurs impôts. Mon maire a refusé et je suis entré en dissidence. J’ai cherché des remplaçants, des relais. Oh la la, non non non me répondaient mes citoyens. « J’ai autre chose à foutre que m’occuper en plus de la ville ».

    Râler, réclamer le droit d’élire, de râler, de dénigrer, d’acclamer le chef, oui.
    Participer régulièrement donc obligatoirement aux corvées collectives, non.

    C’est pour ça qu’on aime autant le théâtre.


    C’est tout de même à force de creuser cette question de la démocratie directe, de dire toute la stratégie hypocrite de la masse poussante qu’on finira par s’y mettre, progressivement. Sans doute en commençant par les communes ou les syndicats.


    Bon, sur le plan pratique, on se retrouverait tout de même avec un paquet de problèmes. Une démocratie directe, si elle est absolue, aboutirait à faire disparaître le secret. Au moins celui des délibérations et cela dans tous les domaines (diplômes, obtention d’une bourse, d’un logement, d’une faveur, d’un permis de construire, d’un emplacement au marché, d’un emploi, d’un crédit...).
    Dans tous les domaines, sur tous les cas, 60 millions de personnes devraient voter.
     
    Ouille !

    Enfin, vis à vis de l’étranger, des bandits, des ennemis, comment faire s’il n’y avait plus de secret, si 60 millions de Français avaient accès à tous les dossiers, même les plus militaires. 60 millions de personnes ayant accès à tous les comptes publics mais aussi privés par effet de cascade ? 60 millions de personnes ayant accès au clic de la Bombe ?

    Plus d’ennemis, plus de frontières ? Alors c’est 7 milliards de personnes qui devraient examiner ma demande d’HLM.

    On n’en a pas fini avec notre préférence pour les pyramides.



  • easy easy 17 novembre 2010 11:25

    La vie m’a montré que les lois étaient toujours débordées. Limite-t-on la vitesse à 50 qu’il y aura des gens pour rouler à 60.
    Tout ce que réclament les motards, qui va dans le sens d’une plus grande permissivité ou tolérance, sera forcément débordé.
    Parce que le stationnement sur le trottoir est interdit on y trouve des 2 roues qui essayent de se faire petits, qui se placent dans des recoins. Que le stationnement sur les trottoirs devienne permis et on verra des motos devant des portes de boulangerie. « J’ai le droit m’dame, et je vous emmerde »

    Dès qu’on donne un véritable droit aux gens, non seulement ils jouent de sa limite mais en deviennent arrogants.

    (J’ai observé qu’ici, parce qu’il arborait le macaron « Je soutiens AVox », quelqu’un s’était permis de jeter à un autre intervenant « Et puis commence donc par soutenir AVox ! ». Il a versé une pièce, on lui a filé un diplôme bien voyant, alors il se sent de meilleur droit de présence qu’un autre et en fait son argument essentiel) 


    Actuellement, quand on remonte les files, on le fait dans le cadre d’un gentleman’s agreement. C’est par urbanité et courtoisie que les voitures s’écartent pour dégager un passage possible. Les motards remercient par un battement de jambe ou un signe de tête posiitf. Ce qui n’empêche pas certains motards d’insulter un conducteur distrait qui ne se serait pas poussé un peu ou aurait changé de file sans penser « deux roues »

    Quand le remontage sera permis, plus de merci et les insultes seront constantes.

    Actuellement, le motard en tête d’une remontée de file, s’il est prudent et poli, roule lentement et les motards qui sont derrière lui patientent à sa vitesse. Quand ce sera permis, le motard lent sera insulté par les suiveur « Tu vois pas que tu bouches connard ! »

    Sur le CT. Ne serait-ce que pour la question du bruit anormalement fort de certains engins (la tendance me semble aller à la baisse). Il faut que ce soit davantage contrôlé. Aucune voiture ne réveille un quartier en pleine nuit alors que trop de 2 roues le font.



  • easy easy 17 novembre 2010 10:41

    Pariez Chazoule, VADez donc puisque vous croyez tant à la fin des haricots. Et, tant qu’à faire, misez tout. 



  • easy easy 17 novembre 2010 10:19

    Bonjour Yannick,

    Vous faites un papier pour dire votre spéculation sur les arrières pensées stratégiques des chefs.
    Etant donné le mode de scrutin, on sait tous qu’aucun des opportunistes ambitieux n’a de fortes chances de gagner des présidentielles sans alliance. Mais la composition de cette alliance ne peut pas être écrite d’avance car chacun a des ambitions variables que l’autre ne peut ni anticiper ni contrôler. C’est comme nos jeux de stratégie vidéo. Chacun doit réagir en fonction des réactions de l’adversaire et de moindre différence en forfaits, les écarts se creusent ou se réduisent. On a autant de chances de prédire juste que de tirer la bonne suite au loto.

    1 h avant sa publication, vous n’avez pas su prédire notre nouveau gouvernement. Vous ne pouvez pas prédire celui qui sera publié dans 15 000 h.

    On pourrait en faire mille des billets dans le genre qu’il n’y en aurait pas un de particulièrement pertinent ou impertinent.

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