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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 15 novembre 2010 13:33




    «  »«  »«  » Mais que c’est beau un chœur. Que c’est beau des gens ensemble avec des voix différentes mais harmonisées.

    Je pense aussi à cette fameuse idée : Faut-il que l’Etat se mêle de tout ? Il n’y a pas de grande harmonie sans chef d’orchestre. Si chacun part dans son coin avec son violon et son piano, si chacun joue sa partition, quand pourrons-nous entendre cette musique à l’unisson qui invente la beauté et l’offre à tous ? «  »«  »«  »« 

    Bonjour chère Ariane,

    Votre sujet m’invite à un surf sur quelques idées vagues

    Oui un choeur, une messe, ça dégage une valeur qu’un individu seul ne dégage pas.
    De là, l’homme plussiste se demande si un choeur géant, une messe géante ne produirait pas un effet encore plus riche, plus flamboyant. Et il se met à concevoir des systèmes géants. 

    C’était une belle chose que la réalisation d’une chaîne de confiance entre 2 ou 3 financiers du temps des premiers voiliers. On empruntait ici, on remboursait là-bas. Mais alors que cette petite chaîne de confiance avait quelque chose de réjouissant pour tous, l’usine à gaz qu’est devenue la finance aujourd’hui n’est plus qu’un monstre profitable pour quelques uns et déprimant pour la grande majorité.


    Pouvoir, en live ou en différé, voir un spectacle vivant qui se tient ou s’est tenu hors de notre vue directe, n’est possible que grâce à une usine à gaz technologique.
    Elle semble apporter un plus. C’est par exemple ce qui permettrait à un Himba 
    de découvrir ce qui se passe dans nos théâtres. C’est aussi ce qui nous permet à nous, de voir un peu comment vivent les Massaïs et les Korowaïs. En l’espèce, ça nous permet d’ici de voir le meilleur du Met. Le meilleur.

    Plus d’information, plus de connaissance, plus de culture, plus d’ouverture, bla bli bla blo... des merveilles que tous ces plus avons-nous dit et répété, en particulier quand il s’agissait d’aller civiliser le monde.


    Ce spectacle que permet l’usine à gaz cinématographique, nécessite de la part des spectateurs, un travail de transposition et même de transfiguration. On voit ce que l’on est, on voit ce qu’on a envie de voir et comme on est bon public, devant un film, on s’efforce de transposer, transfigurer pour avoir l’impression d’y être, d’être devant du vrai alors qu’on n’est que devant une image. »Ceci n’est pas une pipe" rappelait Magritte.

    Mais au cinéma, malgré cette transfiguration in petto, on n’y est pas. On ne peut pas applaudir sinon à l’adresse de l’acteur projeté dans notre petite salle de ciné intérieure. On n’applaudit donc qu’à ses projections, quà ses fantasmes, qu’à soi-même.

    Et pendant ce temps qu’on est là à se faire des films devant un écran, on n’est pas devant de vrais acteurs ou de vraies personnes en chair et en os qui ont besoin de notre présence physique bien réelle. Dans certains cas extrêmes, assister en live au spectacle d’un acteur révolté ou dissident, constitue un acte militant et peut lui sauver la vie (là je pense au militantisme d’Ariane Mnouchkine qui permet à des comédiens Afghans de ne pas être broyés)

    Les banquiers non plus ne voient pas en ces endettés qui pendouillent au bout de leurs ficelles, des personnes en chair et en os. Eux aussi transfigurent et ne voient de leurs clients pendus que ce qu’ils veulent voir.

    La vraie vie avec une vraie personne impose d’accepter et la beauté de ses iris et l’odeur de sa sueur, de ses pets. Automatiquement, pensant bien faire, au fil des millénaires, nous avons cherché à éliminer la sueur, la merde et les furoncles pour ne garder que la grâce, le sent bon et les caresses. Ce principe du tri sélectif, induit des pensées sélectives et on acquiert des automatismes sélectifs.
    On trie sans y penser.
    On ne voit de la vache que son fromage et son rumsteak ; on ne voit de la poule que son oeuf et sa cuisse ; on ne voit du pétrole que ce qui nous permet de nous déplacer.
    On ne voit de l’actrice que ce qui nous est supportable et c’est bien plus facile à opérer au cinéma qu’au théâtre, plus facile au théâtre qu’à la maison. Un banquier, un grand patron ne voit des consommateurs, de ses employés, que ce qui lui est supportable et c’est bien plus facile à faire quand il ne les voit pas en chair et en os, quand il ne les voit plus qu’à travers une grosse tuyauterie.

    A force de trier sans y penser, on n’accepte plus personne en son entier. On veut le parfait de A + le parfait de B + le parfait de C.
    A la moindre imperfection on est sifflé, hué, jeté aux chiens (ça vaut pour Alagna comme pour Guerlain). On est si nombreux, un de jeté, dix de retrouvés.

    Mort au triste
    Vive le triisme et le jetage.

    On se fait des idéaux composites en recourant à des machines et machinations (concrètes ou abstraites) de plus en plus labyrinthiques. Et, selon cette logique, une jeune personne offre tout de même une meilleure base qu’une vieille pour y projeter nos idéaux issus de triisme.


    Récemment, une équipe de yourteurs était venue nous parler de ce mode d’habitat. Ils nous semblent marginaux, ils nous semblent rétifs au progrès. Je pense qu’ils sont surtout moins trieurs, moins sélectifs, moins perfectionnistes, plus récupérateurs. Moins idéalistes, acceptant leur fragilité, ils ne rejettent rien ni personne. Ils n’applaudissent ni ne sifflent.

    Comment ne pas voir dans la standing ovation, son revers, le lynchage ?



    La sélection naturelle se réalise très progressivement et sur des milliers d’années sans que jamais un individu ne se sente rejeté.

    La sélection idéaliste, née de la perversion intellectuelle, exige une perfection immédiate, hors réalités ou contraintes naturelles. Follement sélective, elle élimine quasiment tout le monde. Il devient alors extrêmement difficile d’être accepté en son entier dans la réalité.

    En revanche, dans la fiction du cinéma, du théâtre, de la politique, c’est possible puisqu’on choisit son moment, son éclairage, son décor, son rôle. Tout est sous contrôle, au pet, à la chute d’un décor et au trou de mémoire près. C’est donc surtout par ce biais de la mise en scène, du contexte contrôlé qu’on va chercher à exister. Notre monde civilisé est devenu une grande Machinerie théâtrale où ne vaut que le spectaculaire, où chacun cherche à devenir acteur d’un rôle fantasmatique faute de pouvoir être apprécié en son entier vrai, banal et parfois triste.



  • easy easy 14 novembre 2010 14:41

    Ah OK Ariane,
    Je me souviens maintenant.

     smiley



  • easy easy 14 novembre 2010 14:35


    «  »«  »«  »« Les dollars sont en train de détruire tout, le béton pousse de manière archaïque, les égouts, sont totalement obsolètes, bouchés, cassés par les chantiers , ce qui génère des inondations la ou avant on était toujours au sec ! »«  »«  »"

    On ne peut pas à la fois se réjouir de l’initiative individuelle à la Astérix où chacun construit sa hutte où bon lui semble et réclamer l’ordre haussmannien.

    Quel est le juste milieux entre souk et haussmann en considérant qu’en France par le seul fait d’être situé dans le périmètre, même hors vue, d’un monument historique (et il y en a ) il est impossible de repeindre sa maison en rose ?


    Je n’en sais rien, mais il me semble possible qu’en raison d’une réaction allergique au colonialisme français, les Viets en viennent à refuser presque systématiquement les alignements au cordeau des maisons et la normalisation des sampans.

    Le bétonnage ? C’est effectivement moche. Mais va loger 85 000 000 de personnes sur une surface moitié moindre que la France tout en préservant au maximum les surfaces agricoles, tout en évitant les zones dioxinées, tout en évitant les zones inondables, tout en restant près des axes de transport et des infra structures sans bétonner.

    Bétonner, au Vietnam, en tous cas dans les deux capitales, revient souvent à démolir les immeubles coloniaux. Ils ne représentent du charme que pour les Français et les nostalgiques qui aimeraient s’y retrouver en étant du côté du manche. Une villa coloniale était conçue pour un maître servi par une nombreuse valetaille. C’est comme dans nos châteaux fin 19ème, on ne peut pas y vivre normalement de nos jours.

    L’eau, les égouts, gros problème. Le riz étant la céréale nécessitant le plus d’eau, nécessitant des régions à mousson, ces moussons provoquant des orages à faire venir des baleines, il faut s’attendre à ce que la gestion de ces eaux diluviennes et précieuses à la fois, soit complexe et coûteuse.
    Le même vietnam qui devait en 1900 nourrir 30 millions de personnes, doit aujourd’hui, sans aucune machine de plus, car la riziculture ne s’y prête pas, nourrir 85 millions de personnes et exporter de surcroît pour rentrer quelques devises. Tout à la main et à pieds nus, à quelques motoculteurs près.


    Que doit-on faire des eaux qui tombent du ciel et lessivent les sols ? Prélever vite fait ce qu’on peut et laisser le reste repartir à la mer avec ses charges de dioxines ou les retenir poisons compris ? Comme je ne sais pas retirer la dioxine de l’eau polluée, je serais à laisser les pluies laver les sols, quitte à vivre des catastrophes ponctuelles.


    (Le Vietnam a toujours été un pays à inondations mais elle proviennent presque entièrement des pluies diluviennes, non de remontée de mer. Il n’y a donc pas de grandes salinisations des sols).



  • easy easy 14 novembre 2010 13:54

     ’’’’’’’’’ Le Viet Nam n’est pas sorti de ses malheurs ! ’’’’’’’’’’’

    Quand je disais que ce peuple a su se défaire seul de ses malheurs, je parlais clairement des très grands malheurs qu’ont été la mainmise chinoise, le colonialisme de la France (qui a abandonné ses fils d’Indochine aux Japonais provoquant indirectement la plus grande famine de l’Histoire du Vietnam), puis l’impérialisme américain.


    Sûr qu’une fois ces grands malheurs réglés, ce peuple en a pas mal de plus petits à résoudre. Mais en se démerdant seul, selon sa tradition.
    Et mon propos ici est de souligner que la foi acquise de cette habitude, conduit les gens ordinaires à se lancer dans des petites organisations simples et pragmatiques, à l’instar de l’exemple présenté ici.



  • easy easy 13 novembre 2010 20:39

    OK.

    Et si on fait mal ce travail obligatoire, on est viré ? On se retrouve au chômage ?

    Concernant le travail des prisonniers, on peut dire en gros que s’ils bossent bien, ils y gagnent en termes de remise de peine.
    Mais un chômeur exécutant un travail obligatoire, il a quoi à gagner à livrer du bon boulot ?



    Si le fait de cotiser pendant des années à l’assurance chômage ne permet pas de bénéficier automatiquement de cette couverture quand on perd son emploi, alors il est démontré que la Tuyauterie que constitue cette caisse est ubuesque.



    Enfin, ya des tas de boulots que je ferais bien gratos : Député, Président de la République, premier ministre (surtout en ce moment), Reine d’Angleterre, examinateur des Miss France, goûteur de foie gras, pilote de chasse, conservateur de musée, responsable de la valise diplomatique, critique de livres, éditorialiste, écrivain, cinéaste, acteur, amiral, ambassadeur, consul...




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