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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 4 novembre 2010 15:24

    @ Rienafoutiste

    ’’’’’’’’ Quand on entend tout ces défenseurs des droits, vedettes, peoples... qui de leur salon pense savoir quoi que ce soit du puzzle conjoncturel de ce pays, on se dit que l’humanitaire et le caritatif n’est finalement pour ces neuneus qu’un moyen de faire leur propre promotion et c’est dégeulasse. «  »«  »« 

    Ca doit faire, si j’ai bien compté, 548 377 fois que j’entends ce commentaire.
    Que les Français, n’ayant pas à ramper dans la gadoue en viennent à réfléchir depuis leur pantouffles, ne les empêche ni d’être de bon droit de le faire, ni de le faire bien.
    Il est d’ailleurs possible qu’on rélféchisse mieux au frais que sous la mitraille.


    C’est une chance que des gens nantis (mais de la classe populaire) n’aient pas perdu leur capacité d’empathie. [contrairement aux EU où il n,’y a jamais eu de classes sociales, il reste en France des frontières de classe que la Révolution n’a pas fait totalement disparaître. Contairement aux EU, en France, c’est la classe populaire qui porte seule, ou presque seule, le sens du partage].


    Pour un Karen, je crois que c’est un miracle de voir des Occidentaux, parler de leur drame autour d’une bière ou d’une tasse de thé.
    Quant aux effets de notre compassion pour les souffrances des lointains, ils ne peuvent qu’être sourds et de très lent effet. S’il suffisait de dire entre deux rots que c’est dégueulasse pour qu’un enfer devienne un paradis, ça se saurait.


    L’effet de notre compassion est minime. Mais il joue dans le bon sens. Il se pourrait même qu’il soit plus efficace en étant faible mais durable que s’il était puissant et passager.



    Je trouve aussi que les Occidentaux vont trop vite à croire que la démocratie est la panacée du Monde. L’égalitarisme est loin d’intéresser la moitié de la Planète. Mais aux Français, la démocratie apparaît comme étant à ce jour, et malgré leurs déboires, la seule forme d’organisation sociale ne conduisant pas à des tortures, à des emprisonnements politiques, à des génocides.

    Les Birmans n’ont probablement pas tous le fantasme d’une démocratie à la Française mais ils sont assurément très nombreux à en avoir marre des militaires. Heureusement que les Français compatissent et se précipitent avec ce qu’ils ont sous la main : couverture, démocratie, Sophie Marceau, crème solaire, Delon et stylo Bic. On offre ce qu’on a, qu’on trouve valable et qu’on pense qui ferait plaisir de recevoir. Voilà tout. 

    Un Karen, rétabli dans sa dignité, assuré sur des champs, entouré de sa famille, qui nous verrait à la télé manifester en hurlant la mort, il dirait, entre deux rots, qu’il faudrait nous envoyer d’urgence des mangues, un régime de banane, de la poudre de riz, des éventails et des nattes. Ce sera proposé de bon coeur et ce sera une bonne chose.






     »«  »«  »«  »« et ce n’est pas Aung San Suu Kyi, toute prix nobel de la paix qu’elle est, qui y changera quoi que ce soit ! »«  »«  »«  »«  »« 


    Oh que si !
    Gandhi, Mandella et elle ont tous les trois considéré qu’il fallait, quand on ne dispose pas de force de frappe, travailler sur la durée. C’est à dire répéter inlassablement, chaque matin »Ce régime n’est pas bon" A force, cette litanie pénètre tous les esprit et le fruit tombe tout seul et définitivement.



  • easy easy 4 novembre 2010 14:28


    Bonjour Henri François


    «  »«  »«  »«  »«  » Distiller la vraie peur, celle de la Mort, ne suffit plus aux maîtres du monde et leurs vils courtisans, ils distribuent ainsi la peur de VIVRE. «  »«  »«  »

    Le reste de votre texte ne l’ayant pas fait, je pense que vous avez cherché, par cette phrase, à faire ressortir qu’il se passe quelque chose de nouveau.
    Qu’il y ait une nouvelle version de la Peur, pourquoi pas, mais vous ne l’avez pas démontré.

    Vous aviez à nous démontrer en quoi la peur d’autrefois n’était pas une peur de la vie (vous deviez alors démonter que la peur de vivre dans le péché n’en relevait pas) et démontrer que la peur d’aujourd’hui n’est pas une peur de la mort. (et nous expliquer alors que la fortune qu’on dépense en santé n’a rien à voir avec la peur de mourir)
    Faute de démonstration, vous aurez seulement manipulé des mots.

    Sur le fond, nouvelle peur ou pas, je ne vois rien de flagrant.
    Je pourrais dire que de nos jours, passages piétons, vaccinisme et ceinture de sécurité obligent, il y a peut-être plus de préoccupation constante à faire attention à ne pas mourir. Mais je ne parviens pas à croire que les compagnons de Jeanne d’Arc n’aient pas eu, eux aussi, une préoccupation constante de ne pas se blesser, se foutre un truc dans l’oeil, se casser une côte, perdre la vue ou une dent, choper la crève...

    Quand on part faire de l’escalade sur les rochers de Bleau, on fait gaffe mais on sait qu’on prend ces risques inutiles. Ca indiquerait qu’on n’a pas tellement peur parce qu’on considère que les secours ne sont pas loin.
    Mais quand un archéologue de Paris débarque en Amazonie, il ne fait plus le moindre geste inutile et il fait très attention à soigner le moindre blessure. Il sait que la moindre invalidité lui sera fatale et il a très peur de l’accident. Mais sa passion étant la plus forte, il s’enfonce dans la jungle.

    Un Inuit, un Guarani, se casser une jambe pour avoir tenté des saltos ? Ca n’existe pas. Des Parisiens qui se sont cassé des os pour avoir fait des acrobaties, il y en a des centaines. Les traceurs de parkour prouvent qu’ils n’ont pas de peur plus paralysante qu’autrefois. 

    Ce qu’il y a de nouveau c’est que nous sommes devenus bien plus un seul Cerveau qu’autrefois.
    Prenons les 7 milliards d’Humains et faisons leur vivre par la télé et simultanément une série de 100 évènements de type WTC étalés sur 10 ans. A la fin on aura 7 milliards de Bogdanov.

    Nous allons vers le Cerveau unique, chacun répétant en boucle ce que les autres disent. en utilisant les mêmes formules, les mêmes bons mots, les mêmes ficelles. Alors nous ressentirions des joies et des peurs synchrones, comme dans une hystérie collective, probablement plus souvent qu’autrefois en raison de notre interconnexion. 

    Je crois que la nouveauté est dans la plus grande synchronisation de nos émotions mais que la peur a toujours été et restera toujours la peur de mourir, de vieillir, d’être invalide, malade, misérable, rejeté, abandonné. A peine commence-t-on à gratter la cosmétique des gens qu’on trouve ces peurs là.

    Quant aux conséquences de la synchronisation des peurs, il y aurait à dire. La synchronisation des émotions forme la communauté et aboutit à de grandes ola, à de grandes oeuvres (grandes en taille, je ne porte pas de jugement de valeur) : lynchages, cathédrales, Croisades, muraille de Chine, Saint Barthélémy, Croix Rouge, Révolutions, MSF, Hiroshima, Débarquement, manifestations...

    Sans ces synchronisations ou hystéries collectives, rien de collectif n’aurait jamais été fait.




  • easy easy 4 novembre 2010 12:31

    Ce personnage m’a beaucoup touché et interrogé.
    Parce que Chris nous le présente avec sa dimension passionnelle et que ce biais me happe, je n’en dirai rien ; il y aurait trop de projections ; ça manquerait trop de distance.

    Je vais m’en tenir à une considération très généraliste.
    Son aventure s’est donc terminée mal (et des constats portent à croire qu’il n’avait pas apprécié cette fin, qu’il ne l’avait pas voulue, qu’il aurait préféré vivre) et cela peut déjà refroidir bien des suiveurs éventuels.

    Mais non, il y a bien des gens qui se tuent par accident et qui sont pourtant suivis de très près (par exemple dans le domaine des sports dangereux)
    Ce n’est donc pas sa fin tragique et douloureuse qui refroidit les suiveurs. Car ils sont les millions à affirmer que Christopher a vécu quelque chose de très dense, de très valable, de très personnel, etc. et que ce serait le top du top de vivre cela encore plus longtemps que lui, 10 ans, 20 ans, 40 ans.

    Alors qu’est-ce qui retient ses suiveurs admirateurs qui se contentent de dire que c’est super de partir mais qui ne partent pas ?
     
    J’espère que vous comprenez bien que je ne juge personne. Je suis infoutu de dire qui a raison, qui a tort. Je suis infoutu de dire si CMC avait bien fait ou non.
    Je m’interroge seulement sur cette situation (difficilement expliquable en trois mots) qui fait que ce garçon a beaucoup d’admirateurs qui ne l’imitent pas.
    Et je m’interroge aussi sur ce que devient, au sein de chacun de ses admirateurs sidérés, cette admiration sans suite, sans reprise du flambeau.

    Sur le plan technique ou physique, ce qu’a fait CMC est loin d’être difficile. Puisque c’est éthiquement chouette ou valable, puisque c’est physiquement faisable, pourquoi a-t-il si peu de suiveurs alors qu’il a tant d’admirateurs et que devient cette retenue, ce freinage qu’ils s’imposent ? En quoi ce blocage ou tabou de partir se transforme-t-il. Quel est son avatar ?

    Posons que 25 % d’entre nous aient ressenti cet appel du large et que nous ayons vu l’exemple de CMC (réussi à un accident évitable près)
    Que reste-t-il de nous après avoir renoncé à partir ?



  • easy easy 4 novembre 2010 11:48

    Ce que je dis sort vraiment de moi-même. je ne pratique pas le psittacisme, du coup, ma voix semble étrange. On me le dit tout le temps.

    Et à cela s’ajoute encore quelque chose qui tient du retour de la maison des morts (et en rapport direct avec le Vietnam)

    Ca fait que jamais, jamais je n’entre dans un quelconque courant idéologique. On me croit à D, je suis à G ; on me croit à G, je suis à D. On me croit anticolonialiste, je ne le suis pas. On me croit alors colonialiste, je ne le suis plus.

    Je n’arrive pas à trouver d’innocent absolu et je n’arrive pas non plus à trouver de coupable absolu. Mon index ne pointe jamais personne. Et l’hypercritique, critiquer pour se procurer de l’importance, ne m’intéresse pas.





  • easy easy 4 novembre 2010 11:35

    Ah l’hypercritique du médiacitoyen !

    Je parle et j’écris le Vietnamien.
    Ce que vous dites là je le sais.

    Mais comme je parlais de la latinisation de l’écriture je précisais qu’on y retrouve donc toutes les lettres latines (améliorées de diverts signes diacritiques) mais qu’on n’y trouvait pas le F, le W et le Z. Ce qui est rigoureusement exact.




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