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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

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  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 5 novembre 2010 13:22

    La question titre est sophiste

    Pour donner des leçons, il faut être diplômé es perfection. En dehors des profs de 35 ans qui peuvent donner des leçons aux enfants, personne d’autre n’est suffisamment parfait pour pouvoir donner des leçons à qui que ce soit.

    Ce qui n’empêche, que des milliards d’individus semblent se faire mutuellement la leçon.
    Ils semblent.

    Parfois même ils le prétendent, ils prétendent être en position de donner des leçons. Mais bon, c’est le jeu de la coquerie, nous le savons tous, c’est sans aucune portée.

    On peut donc, parfois, demander si Durant est qualifié pour donner des leçons alors qu’il dit clairement pouvoir le faire.
    On pourrait par exemple poser cette question sur NS devant une de ses forfanteries où il se pose très clairement en supérieur.

    Mais on ne peut pas poser cette question concernant un pays.
    La France, en tant que masse de 70 millions d’habitants ne s’est jamais exprimée d’une seule voix. c’est impossible et heureusement. La vraie France comporte des millions d’individus allant des plus modestes aux plus prétentieux. Il est faux, sophiste de commencer par poser que cette masse se pose en donneuse de leçon car la réponse ne peut être que négative.


    La question titre est une réponse déguisée en question.




    Aucun peuple n’est parfait, sur quelque sujet que ce soit et aucun peuple n’est qualifié pour donner des leçons.
    Il n’est pas sain de poser le fait que la France prétendrait donner des leçons.




    Cela dit, ce n’est pas parce qu’on n’est pas parfait, ce n’est pas parce qu’on se reconnaît imparfait, qu’on ne peut plus rien reprocher à qui que ce soit. Car dans ce cas, autant fermer Avox et ne plus jamais parler à qui que ce soit, ne plus jamais se plaindre au poissonnier de son poisson pourri.

    La rhétorique occidentale exige qu’on pose son discours moraliste en tant que parfait (c’est toujours implicitement compris dans le texte). C’est un incontournable de notre façon de parler. Ici, on ne peut pas commencer par dire « Hier j’ai écrasé un chien d’avoir roulé trop vite » et poursuivre par « Je vous reproche d’avoir tardé à me répondre »

    C’est une rhétorique qui dénie donc fondamentalement notre vérité entière. Elle est ultra cosmétique, se fonde sur l’apparence, le cosmétique. Mais personne ne s’y trompe. Chacun sait que le magnifique coq qui nous fait la leçon a les pieds dans la merde.



  • easy easy 5 novembre 2010 12:58



    «  »«  »«  »«  »«  » superfétatoire et manipulatoire ? En quoi donc ? «  »«  »«  »«  »«  »

    Prenons un exemple plus simple à analyser, (et encore !)

    Une famille.

    Et un tiers qui balance, sans rien risquer ni engager, que les membres de cette famille devraient mieux s’aimer, mieux apprécier leur héritage familial.

    Soit les membres de cette famille annonçaient à qui voulait l’entendre que la détestation, le dénigrement y prévalait et auquel cas l’appel à plus de considération, quoiqu’il puisse être vain s’il ne débrouille pas quelques quiproquos, est souhaitable et peut relancer un cercle vertueux.

    Soit les membres de cette famille ne se trouvaient pas dénigrants, se considérait normalement aimante, solidaire et cette assertion devient alors un ver. Car elle installe le doute, la suspicion la méfiance. « Quoi ? Qui t’a raconté qu’on ne s’aimait pas ? » « Je ne peux pas te le citer mais je répète ce que j’ai entendu... »

    Le ver parfait.

    Si l’injection de ce ver du doute dans la confiance et la sérénité d’un groupe se fait sans arrière-pensée, par pure bêtise, ce ne sera pas une manipulation.
    Mais comment l’injection du doute dans un groupe ne serait-elle pas volontaire et vicieuse ? Comment n’y aurait-il pas d’arrière pensée ?
    Une réflexion qui remet en cause la confiance entre des individus, surtout quand elle prend la forme écrite, est donc manipulatoire.

    Que recherche le pourrisseur ?
    Prendre une place, être écouté, être considéré par les membres de ce groupe désormais inquiets et déstabilisés et récupérer de l’affection, des biens, de l’importance, quelque chose qu’il n’a pas.



  • easy easy 5 novembre 2010 11:37

    Si le Pape pense vraiment ça

    « Or l’expérience enseigne qu’un monde sans Dieu est un enfer où prévalent les égoïsmes, les divisions dans les familles, la haine entre les personnes et les peuples, le manque d’amour, de joie et d’espérance. A l’inverse, là où les personnes et les peuples vivent dans la présence de Dieu, l’adorent en vérité et écoutent sa voix, là se construit très concrètement, la civilisation de l’amour, où chacun est respecté dans sa dignité, où la communion grandit avec tous ses fruits. » 

    c’est qu’il est dans une bulle.

    A longueur de temps, il n’est entouré que de croyants qui cosmétisent d’affabilité et d’amour. Pendant qu’on l’informe qu’au loin, des mécréants assassinent pour une cigarette.

    C’est donc logique qu’il pense ça.

    Mah, ce n’est pas bien grave tant que ça ne convainc que très peu de monde. Au-delà du très peu, ya des risques qu’on nous implante la croyance par électrodes ou qu’on nous brûle en cas d’échec de l’opération.

    Bon, vous faites ce que vous voulez les amis, moi, par mesure de prudence, j’annonce que je suis croyant. Ca devrait me laisser tranquille des talibans une paire d’années.



  • easy easy 5 novembre 2010 11:22

    Jetons donc Finkielkraut, jetons Badiou, allégeons-nous de ces bois pourris et embarquons dans la nacelle néo-psychédélique de notre ami Dugué.
    Je vous promets qu’on va léviter, selon la pub en tous cas (je n’assure pas le bureau des réclamations) 



  • easy easy 5 novembre 2010 11:16



    ’«  »«  »«  »«  »« Où sont plutôt les grands orateurs, les Jean Jaurès, les charismatiques et proches du peuple à la Salengro ? »«  »«  »«  »

    Comme s’il s’agissait de rhétorique !

    Cette recherche du rhéteur, de celui qui fermera le bec aux autres par son discours, c’est exactement ce qui a propulsé NS là où il est.

    En Occident mais au M-Orient aussi (en Perse en particulier) on a beaucoup joué du discours (c’est le discours ou l’épée). Mais si la France a longtemps été championne de la diplomatie, si elle a eu ses Lumières, c’est parce qu’on y aura pratiqué le discours plus qu’ailleurs (sans pratiquer moins le glaive pour autant)

    Ah les mots, les beaux mots, les bons mots !!

    L’Habit Vert, la coupole dorée, la tribune et l’emphase pour nous sauver de la peste et du choléra, pour se soustraire à la gravitation universelle et léviter...

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