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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 23 octobre 2010 19:20


    Bravo pour cette somme, Ceri !

    A propos de somme

    «  »«  »«  »«  »«  »Le problème, outre l’aspect éthique du système qui permet de prêter deux fois à des personnes endettées, est que ces hypothèques n°2, appelées « junior lien mortgage » ou HELOC ou autre et détenues par les mêmes banques, représentaient fin 2009 pour 1 trillion de dollars«  »«  »«  »«  »«  »«  »"

    Pour les pays à échelle longue, comme la France et la Belgique, un trillion c’est 1018 
    ce qui ferait, s’il y a 3 millions de maisons en jeu, 333 milliards par maison

    J’imagine qu’il faut remplacer trillions par billion dans votre phrase




    Ce qui m’étonne le plus dans tout ça c’est qu’on n’assiste pas à ces opérations de résistance des petits propriétaires en fort Chabrol.
    Il est probable que beaucoup des maisons concernées se retrouvent en lotissement et que les proprios bernés, deux fois bernés, sont donc voisins.
    Alors qu’on a toujours vu des forcenés bloquer les huissiers avec leur fusil, comment se fait-il que dans cette grande déroute, il n’y ait pas de quartier entier organisé en Fort Alamo ?

    Cette résignation me semble ne pas correspondre à l’idée que je me faisais des descendants des cow boys.

    D’autre part, où vivent les 2 ou 3 millions de familles délogées de leur maison ?

    Vu d’ici en tous cas, on dirait que l’énormité des chiffres exposés ne se traduit pas par quelque chose de particulièrement visible. Quand je vois un reportage sur une ville fantôme, vu l’état très délabré des maisons, il ne peut s’agir que d’une ville ou d’un quartier abandonnée depuis plus de 2 ans (par exemple à Détroit après la chute de GM en 2005 ; en Louisiane après Katrina en 2005)



  • easy easy 23 octobre 2010 18:25

    Ah ban, comme ya pas foule, je vais raconter une autre histoire qui traite aussi du problème de la réaction du journaliste.


    C’était il y a environ deux ans.
    Dans Thé ou Café, Catherine Ceylac recevait une chanteuse (ou actrice ?) noir américaine. J’ai pris l’émission en cours et j’ai raté les présentations.

    Cette star raconte donc son enfance, sa jeunesse, ses turpitudes, un viol...

    CC lui demande de confirmer qu’elle s’était bien prostituée.

    Oui oui, c’était vers 15 ans

    CC « Après avoir été violée »

    Non, c’était avant

    CC « Mais non ! Vous voulez dire après ! »

    M’enfin, puisque je vous dis que c’était avant.

    CC « Je ne comprends pas, c’est forcément après »

    Mais non. Vers 15 ans, j’avais envie de savoir, la vie, l’amour,tout ça , donc je suis allée direct vers la prostitution. Ce n’est que plusieurs années après que j’ai été violée par un homme qui ne voulait pas me payer.







    Il est tellement convenu qu’une femme se prostitue parce qu’elle a été dégradée par un viol que CC n’avait jamais conçu qu’il puisse en être autrement.

    Catherine Ceylac, comme Elise Lucet et bien d’autres présentatrices, s’affiche militante contre le viol. Bien que ce soit une position basique, ces stratèges savent qu’il est de bon ton de se positionner très visiblement sur ce sujet.

    En préparant ses fiches sur cette star, CC croyait tenir une bonne source d’eau pour son moulin tant il est rare que des stars acceptent de parler de leurs turpitudes. 

    Hélas, non seulement l’Américaine démolissait la thèse communément admise sur les origines de la prostitution, mais CC réalisait que le fait de n’avoir pas voulu comprendre ce que disait la star, d’avoir voulu à tout prix s’accrocher à ses propres croyances, révélait publiquement son endoctrinement.

    CC a changé de figure et a affiché jusqu’à la fin de l’émission une attitude plus distante qu’au début.

    Si quelqu’un a vu cette émission et peut nous préciser qui était cette star, j’apprécierais




  • easy easy 23 octobre 2010 15:27

    J’ai eu l’occasion de dire que la réflexion de J P Guerlain n’était pas dramatique, qu’elle correspondait à une page d’un ancien livre et qu’il n’était pas forcément inutile de le revoir en live tant on est tenté ici et là de dire que tout ça n’a jamais existé ou que c’était chouette.

    Si, le racisme primaire et fier de l’être a existé et on vient d’en voir une preuve. On vient aussi de vérifier qu’il était nettement lié à la question du TRAVAIL dont le Blanc a une conception bien à lui qu’il croit être la bonne.

    Sur le fond, rien de grave donc.

    (Ce qui serait grave serait que ce racisme facile remonte, c’est à dire qu’on entende ce genre de réflexion dans la bouche de jeunes)



    Mais Equinox aborde essentiellement le manque de réaction de la journaliste et il nous explique pourquoi. 

    Je le suis dans son analyse et j’apprécie qu’il ne fasse pas d’Elise Lucet un cas particulier. Ce n’est qu’un exemple qui permet de réfléchir à la manière dont les choses se passent partout, y compris autour d’un repas entre amis.

    Quand 5 amis se réunissent autour d’une table, à supposer qu’ils se soient réunis disons par la force, par exemple pendant la pause déjeuner dans un bled où il n’y a qu’un seul restaurant, ils vont s’exprimer en tenant toujours compte disons de la notoriété des autres interlocuteurs. Si l’un d’eux est notoirement connu pour son syndicalisme gauchiste, 
    personne n’abordera ce sujet à moins d’avoir envie que ça se termine en bagarre.
    Si l’un d’eux est réputé pour sa fidélité à son épouse, les 4 autres qui d’ordinaire ne reculent jamais devant une réflexion frivole enver ls serveuse, vont se tenir. Si l’un d’eux est réputé pour être vénéré par 3 camarades pour sa réussite financière, le cinquième ne va pas se lancer dans un réquisitoire contre le business et va au contraire essayer d’entrer dans le cercle.

    Quand on organise une émission et qu’on invite Tarik Ramadan, on sait très exactement ce qu’il va exprimer. Du coup, on va inviter un autre personnage réputé pour dire le contraire et on aura ainsi une émission en combat de coqs.

    Elise Lucet, Catherine Ceylac, Eve Rugieri, Edwige Antier, n’apprécient pas trop les coquardises. Elles préfèrent l’intime et au fond, le glamour. Etant alors entendu qu’elles profitent très consciemment du glamour dégagé par leur invité pour se glamourer elles-mêmes (le glamour fonctionne par cooptation, captation, aspiration). Elles ne versent pas dans le « chienne de garde » et gardent la bouche en coeur.

    Du coup, leur truc c’est de faire dire à leurs invités des choses qui se disent quand on est en confiance, dans l’intimité. Décor, fleurs, parfum, duo, charme, tout est là pour que l’invité se sente comme chez lui, seul avec une dame. Aucun interlocuteur tiers, aucune question d’auditeur, on n’est que nous deux, alors disons-nous tout.

    Alors l’invité est très souvent piégé. Nombre d’entre eux se sont vus en dire bien trop devant une télé. Au mieux, ils considèrent que c’est une émission vue par 100 000 personnes. Hélas, le buzz fait autour d’une réflexion buzzante conduit à 1 milliard de spectateurs. Ouille !

    Quand Elise invite JP Guerlain, elle considère qu’il représente non pas un personnage régulièrement contesté mais au contraire quelqu’un de consensuel. JP Guerlain, comme Dumas, le patron d’Hermès, peut facilement être considéré comme une valeur sûre du glamour. On peut s’attendre à ce que tout ce qu’il dira enchantera le monde comme ses parfums.

    Elise n’était donc pas du tout sur ses gardes. Elle était envoûtée par l’ambiance de charme qu’elle avait organisée et que Guerlain avait déjà si bien servie. Elle ronronnait de bonheur.

    Elle aurait eu Le Pen devant elle, au moindre demi mot raciste elle aurait bondi. Et là, face à JP Guerlain que personne n’attendait sur un quelconque chapitre polémique, elle s’est fait prendre à son propre piège. C’est d’autant plus vrai que cette réflexion raciste était à l’intérieur d’une déclamation d’amour.

    Mettons que dans les 2 secondes suivantes, elle se soit secouée in petto et soit un peu redescendue sur terre, elle avait tout de même à poursuivre l’interview. Elle devait continuer le glamour. On se donne tant de peine pour organiser une fête de Noël que même si ça grince dans les vergues à la dernière minute, on fait bonne figure et on affiche le sourire. Là pareil.

    En une seule seconde, elle a dû prendre la décision de poursuivre en l’état plutôt que de tout gâcher. En escomptant que le public négligera cette réflexion, envoûté qu’il sera par le parfum de charme et la déclamation d’amour.

    Hélas, si 100 000 personnes ont fait peu de cas du dérappage, un seul spectateur, il en suffit d’un, aura extrait l’amère pilule de l’ensemble et l’aura postée dans son cruel dépouillement sur la blogosphère. Et c’est le drame.



    Détail dans le détail.
    Quand on invite Le Pen et qu’il sort une réfléxion scandaleuse, le journaliste sait lui opposer une réflexion très convenue, très connue, formatée, PAC, une réflexion qui ne lui appartient pas spécialement. Par exemple : « Ah mais contrairement à vous, ya Simone Veil qui a dit que.... »
    En somme, le journaliste ne se mouille pas personnellement.
    « Je répète ce que j’ai entendu à la radio  » disait J J Bourdin à l’ophtalmo qui lui demandait d’où il tenait les « témoignages » l’accablant.

    Or dans l’affaire Guerlain, quelle est la réflexion toute faite, archi connue, agréée par tous les cercles de pensée qu’Elise aurait pu opposer ? Qu’est-ce qu’Elise Lucet aurait pu trouver comme « Ah ban ya Machin qui ne pense pas comme vous » ?

    C’est du reste pour ça que si peu de personnes, même après des heures et des heures de buzz, sont intervenues. Tant que BHL n’a pas dit ce qu’il pensait de quelque chose, personne ne sait quoi en penser ni en pour ni en contre et c’est l’errance.

    Même Audrey Pulvar, qui a eu l’immese mérite d’être la première personnalité à avoir posé une pensée sur l’affaire, avait convoqué la pensée de Césaire comme soutien. Comme quoi, poser une pensée sans appui, sans référence, sans valeur sûre en renfort, surtout pour contredire une valeur sûre, jusque là virginale, est très difficile.

    Après le coup de gueule d’Audrey, alors là oui, ça va être le défilé à n’en plus finir des créanciers.

    In fine, débordé par l’avalanche, JP Guerlain ne pourra pas réfléchir tranquillement à sa faute. Il ne verra plus que le lynchage médiatique. Il ne pourra que chercher à repousser les attaques bien trop nombreuses. Il ne pourra plus rien accepter comme charge tant on lui en colle sur le dos. 

    En tant que moitié nègre, je l’aiderai comme je pourrai car jamais on ne doit laisser un homme sous une avalanche.



  • easy easy 23 octobre 2010 13:54

    Ahhhh Salsabil !

    ))

    Il nous est indispensable de fantasmer (le rêve c’est quand on dort et on a peu de prises sur lui)

    De là on pourrait se dire qu’il n’est pas pathologique de fantasmer à une lampe d’Aladin. Et de là, on se retrouve forcément à faire des trous partout dans la Planète.

    Alors que j’étais plutôt à fantasmer de caverne d’Ali Baba et de tapis volants, j’ai remarqué qu’il y a des gens qui fantasment de devenir champion au jeu d’échec, d’autres de courir les 100m en moins de 8 secondes.

    Il semble donc possible de nourrir des fantasmes qui ne conduisent pas à épuiser la Planète.
    Mais de plus en plus systématiquement, ceux qui fantasment du dur abordent ceux qui fantasment du mou pour leur proposer du dur. De sorte que le mou conduit très souvent au dur.

    Quelqu’un fantasme d’être un génie du foot. Et il y parvient (ce n’est pas définitif, il a des challengers qui cherchent à le dépasser). C’est à ce moment là quelqu’un qui est complètement dans son trip mou, ne conduisant à aucun trou dans le sol. Arrivent des businessmen qui lui proposent d’utiliser son image (d’idéaliste mou) contre de l’or. Et ses conseillers l’encouragent à demander plus, plus encore.
    On a au départ un Pelé qui se donne à corps perdu pour le foot et rien que le foot et in fine, on se retrouve avec un Pelé qui encaisse 18 millions par an depuis qu’il ne joue plus au foot.

    Il y a donc fantasme et fantasme, carotte et carotte.
    C’est pour ça que je dis que les médailles sportives c’est très bien, ça montre qu’on peut brûler d’un feu qui ne dévore pas la Planète alors qu’il y a d’autres fantasmes très destructeurs, ceux qui tournent autour de l’argent.

    Il semblerait donc que nous devrions inviter nos enfants à embrasser des passions molles du genre surfer la plus haute vague du monde, jongler avec 20 épée ou trouver un remède contre le Sida mais en considérant bien que ces passions peuvent vite être récupérées par des passionnés de l’or.

    Du coup, les manifs au sujet des retraites pose problème. Car il montre à tout le monde et en particulier aux jeunes qu’on sort dans la rue, qu’on combat les CRS et la pluie glaciale uniquement pour une question d’argent.
    Je n’ignore évidemment rien des problèmes que la nouvelle formule des retraites posera à chacun. Mais je me demande simplement comment je vais pouvoir soutenir à mes enfants que du moment qu’on a de l’eau fraîche, un toit, un tas de bûches et un morceau de pain, ça le fait bien, alors que je hurle dans la rue qu’il me faut de l’argent.

    Alors OK, il faut bien un minimum d’argent pour avoir ce minimum de confort. A ce niveau minimaliste, tu retires les bûches et ça vire à la misère. Tu retires l’eau fraîche et c’est le choléra. Ce minimum est donc indispensable. Et il ne serait pas juste que chacun ne l’ait pas alors qu’il aura engraissé pendant 40 ans des gens qui se baladent en voiture à 300 000 € ou en yatch à 2 000 000 €.

    Il est logique de protester contre la réforme des retraites mais il faudrait pouvoir le faire sans que les jeunes le voient.

    Tout enfant qui voit sa mère souffrir de la misère matérielle fantasme sur l’or d’abord. Charlie Chaplin qui a vu sa mère dans la misère, qui a fait des films traitant de la misère a exigé très vite les plus hauts cachets. Inversement, Gérard Philippe, qui avait des parents aisés, n’a jamais demandé à être mieux payé que ses camarades de scène.
     
    Il faut donc dire, en même temps qu’on proteste du manque d’argent, que c’est profondément dommageable d’avoir à le faire. En considération des conséquences toxiques à long terme, il faut dire que c’est une défaite morale que de réclamer de l’or. Cette manif ne devrait pas être considérée comme une fête, mais comme une tragédie.  smiley

     




  • easy easy 23 octobre 2010 12:56

    Chère Ariane,

    ’’’’’’’’’’Je plains celui qui habite un château n’ ayant pour vue que la ville des pauvres.
    je préfère être le pauvre qui jouit de la fenêtre de sa mansarde d’une belle architecture’’’’’’’’’’

    Hier, sur Avox, Stupeur nous avait invités à regarder BARAKA http://www.dailymotion.com/video/x2s5d3_baraka-1-2_music
    Merci à elle. Merci aux réalisateurs de ce film.


    Si vous ne l’avez pas déjà vu, je pense que vous le découvrirez avec grand plaisir. J’imagine que vous aurez très souvent envie d’être là où était la caméra. Seule, ou avec quelq’un à côté de vous, pour regarder le spectacle, en silence 

      smiley


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