• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

easy

easy

59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 21 3431 838
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 230 126 104
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 18 décembre 2008 09:11
    On part d’un article naïf invitant à cesser de jalouser les anciens pour leurs avantages matériels éventuels (suffit d’ajouter ce mot et ça calme ceux qui n’en ont pas) et, plutôt que de parler soit de ces avantages soit des plaies du matérialisme, on en vient déjà à discuter de l’euthanasie.

    Quelle diagonale !

    Bon, du coup le bar/bal est ouvert, on peut donc parler de tout et de rien
     
    Alors à mon tour
    J’ai 56 ans et, sans aucun doute possible, j’ai eu de la chance car, ayant toujours tenté la voie de la création d’entreprises (minuscules) je ne me suis jamais gamellé et j’ai pu acheter très facilement ma maison il y a 14 ans, quand l’immobilier ne valait "rien". Gros loft de 600m² en banlieue pour 1,5MF. Emprunt 1MF. Nous remboursions 10 000F par mois. Ce crédit a été facilement remboursé en 12 ans
     
    Et j’ai bien intégré que tous les gens de mon âge n’ont pas eu la même chance, pendant que d’autres ont réussi mille fois mieux ; 

    Mais ensuite ?

    Et bien là c’est moins clair.

    Tout en ayant maintenant de quoi vivre sans souci matériel, je vois qu’il me serait impossible de nos jours de réussir le même achat. Ca me gêne beaucoup vis à vis des jeunes générations et je culpabilise. Je me demande ce que je fais encore là d’autant que n’ayant plus d’enfants à charge, je me sais plus si je dois vivre pour moi-même

    Oui, la question de l’euthanasie ou du suicide assisté est à poser et elle est déjà posée à travers mille discours qui, l’air de rien, l’évoquent (comment parler de surpopulation ou du coût des cotisations retraite sans désigner du coin du regard, ces petits vieux qui profitent grassement su système)
    Mais il serait complètement dramatique et paniquant que cette question soit posée par les jeunes er de façon très explicite.
     
    Je suis convaincu que tous les petits vieux se la posent cette question. D’un pied ils se traînent chez le radiologue pour vérifier si..et de l’autre ils tâtent un peu le fond du trou pour voir si.... Ils sont relativement ambivalents sur la question et le taux de suicide des vieux est élevé.
    S’il revient bien à chaque vieux de se poser in petto et en conscience la question de son euthanasie, il lui serait insupportable qu’elle soit abordée et imposée par d’autres. Autant faire l’impasse sur ce sujet que de permettre à des jeunes de juger à quel moment un vieux doit évacuer de la piste. Permettre cela serait désintégrer complètement les fondements familiaux et nous rendre fous de peur.
     
    Ouh la la, que c’est choquant d’en parler à voix haute !.
    Que c’est choquant d’en débattre comme si l’on pouvait tirer un principe général de tous les cas particuliers (Alexandra David Néels demandait encore un passeport neuf à l’âge de 100 ans alors que pour moi, le simple fait d’aller acheter un pantalon en présence de ma femme est déjà une aventure pleine de périls) 

    Je pense qu’en l’état actuel du "surnombre" ou de la "surcharge" la situation n’impose pas encore d’en débattre officiellement.. En l’état actuel, autant laisser chaque petit vieux décider s’il doit dégager ou pas.

    Lorsque la surcharge vieillesse deviendra vraiment insupportable, ce débat officiel s’imposera peut-être de lui-même. Ce débat-ci en représente certes un des prémices (de même qu’il y eu des débats-prémices pour le renversement de l’Ancien Régime, pour l’avortement etc) mais l’heure de l’euthanasie n’est pas encore arrivée. Enormément de gens tiennent à la présence de leurs petits vieux, nonobstant toute considération matérielle
    Mais non, que dis-je, ce n’est pas possible ! Dès que le principe de l’euthanasie aura acquis quelques lettres de noblesse (Belles personnes dégageant de la piste en beauté) il y aura une terrifiante pression sur tous les vieux et, de proche en proche, même à 30 ans, certains commenceront déjà à trembler qu’on leur dise, lors d’un dimanche tapioca "Oh bin t’as de ces poches sous les yeux ! Au fait, tu comptes rester encore longtemps ?"
     
    Non finalement, ca doit rester à tout jamais un débat personnel et intime.
    Débattre du débat sur l’euthanasie met déjà la pression et prélance les rotatives à imprimer les sinistres faire-part. Faut pas abuser de ce sujet très rasoir
     
    Brrrrrrr !!!
     
    Et puis arrêtez de me regarder comme ça les djeuns !
     
    Ca y est je vais faire des cauchemars !
     


  • easy easy 18 décembre 2008 06:08

    Homme Libre

    Tu aurais été victime de fausses accusations.

    C’est galère, assurément.
    Mais au moins les choses étaient-elles claires pour toi, tu étais innocent. En tous cas suffisamment innocent pour ne pas être tout à fait coupable. Je ne dis pas que c’est marrant à vivre mais vis à vis de sa conscience, ce n’est tout de même pas très inconfortable


    Tu n’as pas l’expérience de ceux qui sont plutôt coupables.
    Eux sont dans l’inconfort le plus total, même si pour se protéger ils adoptent pafois une allure crâne ; 

    Celui qui est réellement coupable, ressent aussi combien il est victime d’un pataquès de destin et de circonstances défavorables.

    Aucun de nous n’aura bénéficié de circonstances, de contextes de vie complètement favorables et nous avons tous connu notre lot de souffrances. Mais les cas étant variés et infinis, il y a tout un tas de degrés possibles à la souffrance accumulée (il s’agit finalement souvent d’accumulations telles que la résilience ne peut plus endiguer ou encaisser davantage de chocs)
    Et certains d’entre nous accumulent un peu trop de coups pour ce qu’ils ont comme ciment ; alors leurs digues cèdent.

    Puisque nous savons que le ciment est essentiel, puisque nous savons que l’environnement est déterminant pour que nos enfants aient de bonnes digues, pourquoi l’oublions-nous dès que nous avons la possibilité de dénigrer quelqu’un en ce qu’il est réellement fautif ? Pourquoi lui refusons-nous si vite les circonstances atténuantes à ceux dont les digues ont fini par céder ?

    [J’espère qu’on ne va pas avoir droit au récurrent " Et si quelqu’un égorgeait ta fille !" ]



    Une fois leur digue écroulée, c’est le chaos de l’avalanche pour les malchanceux. Il n’y a plus de raisonnement lucide, il n’y a plus aucun raisonnement du tout, c’est la panique totale où ils se sentent emportés et incapables de la moindre prise sur les évènements.

    Que dans ces conditions de naufrage -vécu comme familial probablement- une mère en vienne à "s’attacher" ces enfants dont on lui a répété mille fois qu’ils étaient sous sa responsabilité, n’a rien d’étonnant à mes yeux.

    Des psy tentent de décrire ce phénomène en utilisant "altruiste" et ça ne me choque pas puisqu’il est question d’une vision de raz-de-marée emportant tout, enfants inclus
    Ca m’invite plutôt à réfléchir sur la vision trop spécifique que j’accordais à ce mot jusque là. J’aime bien qu’un mot ne devienne pas sanctuaire ou sanctuarisant. Je ne déplore pas que le mot "altruiste" puisse être associé à ce genre de pensée funeste. Mais je comprends que ceux qui auraient panthéonisé ce mot soient offusqués par ce qu’ils resentent alors comme une souillure.
    "Merde, à la maison, je ne cesse de préconiser l’altruisme mais ce sale coup me casse la baraque"
    Bin oui, je comprends, mais ça leur apprendra à ne pas se contenter de mots.


    Puisqu’une mère sait très bien que ses enfants vivront très mal son suicide, que cela constituera pour eux une torture, que cela leur pourrira la vie, pourquoi ne penserait-elle pas à leur éviter ce mauvais sort en les emportant avec elle (surtout si elle considère qu’ils vont se retrouver ensemble dans les nuages) ?

    L’avis de l’enfant ? 
    Nous savons tous très bien que l’enfant préfère vivre. Ca nous fait une belle jambe !
    Il faut être pragmatique, les gosses ne doivent pas leur survie à leur propre avis. Dans cette famille comme dans toute autre, c’est chaque parent qui tient le sort de ses enfants entre ses mains.

    Il n’y a pas à s’étonner que cette mère ait emporté ses enfants avec elle car ça va quasiment de soi dans certaines visions de catastrophe (faillite plutôt personnelle ou plutôt familiale peut faire la différence) DE toutes manière, si elle l’a fait (et elle n’est pas la première du genre) c’est que c’est humainement possible, humainement possible.

    La question difficile est : comment bien juger les gens dont les digues ont cédé. Comment leur rendre justice en même temps que rendre justice à leurs victimes ? La Justice peut-elle être vraiment juste ?

    Il me semble que par les explications, donc par les mots, un tribunal peut être juste s’il dit tout, les tenants comme les aboutissants, les effets comme les causes ; Mais c’est dans le verdict, dans le tarif, dans la sanction, que ça ne peut que coincer.
    Pour une femme dont les digues ont sauté, détruite intérieurement, ayant survécu à son suicide après avoir tué ses gosses (désormais orphelins dans les nuages), toute peine concrète et terrestre ne fera que rajouter à son malheur terrestre déjà total.









  • easy easy 17 décembre 2008 09:06
    Non, ce livre n’est pas un Gault et Millau à l’envers

    D’une façon générale, les critiques de restaurant, de films, de pièces, de galeries, ont pour vocation de livrer un avis, un jugement sur une œuvre donnée AVANT que le consommateur ne le teste lui-même.
    L’impact financier sur la chose critiquée est alors énorme.

    Ici, Jourde et Naulleau se livrent à un exercice totalement différent, on pourrait dire qu’il font de la critique en live. Il nous proposent des textes écrits par des auteurs célébrés, textes que nous pourrions savourer en toute solitude et avec nos propres prismes, nos propres besoin d’être fascinés et ils s’assoient à côté de nous et nous proposent leur prisme fichtrement dubitatif.

    Ils feraient plutôt du luchinage à l’envers. Pendant que Fabrice Luchini nous fait une lecture laudative de textes des auteurs qu’il admire, Jourde et Naulleau se livrent à un exercice de même type mais ils nous invitent à refuser la fascination totale ou inconditionnelle -à la Pierre Bergé- en sélectionnant au contraire les perles et les facilités des maîtres

    Loin de nous dégoûter des auteurs qu’ils passent à la moulinette, ils nous disent que non seulement il n’y a aucune raison de se pâmer d’admiration devant TOUT ce qu’écrivent les stars, mais il y a même bien souvent matière à rigoler (attitude que nous devrions tenir envers tous et toutes, dans tous les domaines) sur certaines parties de leurs œuvres.

    En somme, ces deux trublions seraient à réclamer des épitaphes toujours marquées de nuances.
    Ils refusent la sanctuarisation et je trouve que c’est sain.





     


  • easy easy 16 décembre 2008 11:26

    Il y a, dans le § "avertissement", un "porter au nu" qui serait peut-être à corriger



  • easy easy 11 décembre 2008 19:17


    ""Sur le plan moral, la pureté a été inventée par on ne sait qui : probablement par un vaurien qui, pétrit de culpabilité, tentait de se refaire une virginité idéale. “Sans souillure, sans compromission" : pour réaliser cela il faudrait ne jamais sortir de chez soi !""

    J’en suis convaincu.
    Pour rester innocent - si tant est qu’on naît innocent- il faudrait ne rien faire, ne s’impliquer dans strictement rien, ne pas manger et p’tet même ne pas respirer.



     


Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv



https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/