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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 8 décembre 2008 18:34
     Jojo expose un point de vue valable sur le fond même s’il ressort ici comme opportuniste et un peu trop egocentrique

    J’apprécie surtout ce qu’en dit Courouve


    On retrouve toujours, dans ce genre de querelles, une embrouille plus ou moins volontaire. Dès qu’on critique un point donné -ici le muselage d’opinion puisqu’on défend le droit qu’a Zemmour de dire "Je suis de race blanche, vous êtes de race noire"- on se retrouve avec toutes sortes de peaux de bananes dans les pattes du genre " Quoi ? Zemmour, un exemple d’esprit modéré ? On aura tout entendu" ou "Quoi ? Zemmour un humaniste ? On aura tout entendu" 

    Comme s’il fallait que celui qu’on défend dans une circonstance donnée, devait être un saint sur tous les plans pour que cette défense soit valide.

    On retrouve le principe du goudronnage intégral partout, jusque dans les tribunaux.
    Dans le procès d’un homme ayant reconnu un sexage avec une personne trop jeune, il va se trouver une meute d’enragés qui mettront en avant ses défauts dans tous un tas d’autres domaines que sexuels (que ces défauts soient avérés ou non n’importe plus). Chaque enragé, considérant que la Justice fait barrage à son idéal de vengeance-défoulement, la considérant donc toujours trop tolérante (même quand elle oblige à passer 15 ans dans des prisons infectes) tient absolument à en rajouter. Il ne faut surtout pas que la Bête lui échappe, qu’elle s’en sorte vivante, qu’elle dispose du moindre souffle d’air, de la moindre considération (Stratégies du choc et de la honte cumulées). Il faut vraiment que la Bête meure.

    C’est ce qui rend si difficile les réclamations des prostituées ou les personnes ayant une mauvaise réputation. Dès leur audition, il est tenu compte de leur sale profil et leur demande sera dénigrée.

    Dans le cas Zemmour c’est pareil. Il n’a pas le profil de victime. Il ne peut donc en aucun cas se plaindre, lui qui a cassé tant de sucre sur le dos des autres. On va sauter sur la moindre possibilité de le goudronner de la tête aux pieds. Il ne doit surtout plus rester la moindre parcelle de peau blanche sur ce salaud pourri fini. ( Le mot « fini » permet ici de chanter, d’annoncer déjà la mort et constitue une prédication maléfique)
    « Il a dit le mot race, il a dit le gros mot race, il est raciste et, comme s’il en pleuvait, voici encore mille autres défauts de ce sale type Bla bli bla blo…poill au dos, bien chargé le dos. Et puis vous avez vu cette sale tête d’oiseau mal nourri ! On ne peut quand même pas laisser vivre ça ! »

    Lynchage
    Hystérie

    Mais Sarko même punition. Du fait qu’il a juré de pendre à un croc de boucher celui qui l’a impliqué dans Clearstream ; du fait qu’il secoue très abusivement Angela Merkel de son bras gauche à la manière de "Regardez comment je n’en fais qu’une bouchée de la Chancelière" ; du fait qu’il traite tout de monde de haut ; du fait qu’il porte plainte tous azimuts ; il ne faudrait surtout pas qu’il se plaigne un jour que quelqu’un aura été injuste envers lui car ça ne passera pas du tout. Il s’en prendra plein la figure en manière de règlement de comptes, en manière de vengeance.

    Le vrai fondement qu’il y a derrière le paravent de la Justice, c’est la vengeance.
    Notre désir de vengeance est extrêmement puissant et il est ressenti individuellement comme étant très légitime. La Justice fera ce qu’elle pourra, elle sera toujours contournée, manipulée (y compris par certains magistrats) pour que la vengeance primaire soit réalisée, sous la forme la plus colérique, la plus hystérique possible.

    Ici, il y a eu des époques où crier vengeance était régulier et considéré même comme étant très moral. Et il y a, de nos jours, des endroits dans le monde où il est sain et même considéré comme un devoir, de crier et d’exécuter vengeance. 
    Mais ici, depuis un certain temps, l’appel à la vengeance est interdit, le mot est tabou.
     (Tiens faudra que j’examine depuis quand en fait… Peut-être depuis l’interdiction des duels ?)
    Ici, c’est l’Etat de Droit qui prévaut. 
    Bin c’est une chose de le proclamer, c’est autre chose de l’inscrire dans notre psychisme à la place de notre très atavique droit de vengeance (vengeance sinon directe, au moins indirecte, via quelque bourreau de service)
     
    Il est évident que Sarkozy fait partie de ceux qui auront le plus contribué à briser le tabou de la vengeance avec toutes ses histoires en forme de croc de boucher. Mais s’il était à son tour victime d’attitudes vengeresques, aveugles, je resterai à rappeler que l’esprit de vengeance, pour naturel qu’il soit, n’en est pas moins barbare. Mis en pratique, il produit un climat de danger de mort permanent pour tous.



     


  • easy easy 7 décembre 2008 22:47

    ""Ce qui marque la possible fin d’un véritable État de droit est le haut sentiment d’impunité des autorités qui se livrent à de tels actes indignes. ""

    La fin de notre Etat de droit, si tant est qu’il ait existé un jour au-delà des déclamations de principe, serait une grosse affaire, certes.

    Proposer qu’on en vérifie l’avènement sur le constat du "haut sentiment d’impunité des autorités", pourquoi pas.
    Mais il y aurait alors au moins trois procès à instruire à la suite ::

    • Le premier pour vérifier si ce haut sentiment les habite vraiment
    • Le second pour vérifier la relation entre un tel sentiment et la réalité de l’immunité
    • Le troisième pour vérifier si un tel état d’immunité est nouveau dans la République

    Là on dirait que tu as rondement bouclé ces trois procès..
    Peut-on en avoir les pièces ?



    Il est un fait que ce qui a toujours horripilé le citoyen c’est son sentiment à lui, que les autorités ne risquent rien (alors qu’elles ont parfois payé de leur tête, tout de même) Cela tient sans doute à l’aplomb qu’elles affichent là où on pense qu’elles devraient flancher (Or Bernard Tapie n’a jamais perdu son aplomb mais a bel et bien été condamné)

    Cela dit, dans ce problème, ce qui fait l’immunité supposée ou réelle des autorités -seconds couteaux alors- est toujours lié à l’immunité supposée ou réelle du premier couteau, du chef de la cuisine.

    On ne peut pas avoir placé à notre tête et pour cinq ans, un chef très ostensiblement gourmand d’absolutisme (en rêvant sans doute qu’il ne réservera ses crocs de boucher qu’à la racaille et à deux trois pédés de tziganes) et se plaindre ensuite qu’il n’en fait qu’à sa tête.




  • easy easy 7 décembre 2008 21:50

    Bin ? Franc Tireur, keski te prend ?

    "Sarkozy sur les pas de l’abbé Pierre" n’est un oxymore, rien de plus voyons !  smiley



  • easy easy 7 décembre 2008 20:48


    ""Quand on lit les chiffres de la violence faite aux femmes, on pourrait presque penser qu’elle est si fréquente et si fréquemment tolérée que ne rien faire de plus serait criminel.""

    Ca sonne très étrangement en moi cette assertion.
    J’ai l’impression que j’aurais pu dire la même phrase à une époque passée.

    Mais aujourd’hui, j’ai davantage en vue que le péché a commencé avec l’action pensée, réfléchie, calculée. avec la stratégie donc. 
    Qu’à une perversion (fruit de pensées suivies d’actions et de conséquences) il faille opposer une autre pensée suivie d’action à visée réparatrice, certes, c’est le Bon plan classique. Mais comme toutes les actions en réparation ont eu leur effet pervers, je me demande si nous n’aurions pas mieux fait de rester au lit au Premier Matin.

    Sans déconner, de toutes nos réparations, de toutes nos stratégies positivistes quelles sont celles qui n’ont pas eu d’effet pervers ?

    Arrrhhhh !

    Quoi faire alors ?

    Et si on essayait de ne plus jamais rien faire qui soit intelligent, réfléchi et calculé ?

    .
     smiley







  • easy easy 7 décembre 2008 20:19

    Idaho,

    En prenant l’exemple d’Eve, tu choisis un cas bien particulier

    Selon la tradition greco-romaine-judéo-chrétienne, c’est toujours un tiers qui pousse tel personnage à telle faute et même à tomber amoureux de quelqu’un.
    Jamais personne n’est entièrement responsable de ses choix, de ses égarrements, pas même Hercule, pas même Ulysse, pas même Thésée.
    Outre les interventions de tiers manipulateurs (des Dieux souvent), on a également droit à des inversions totales de responsabilité. On voit ainsi le cas d’un Loth qui aurait été ennivré et abusé par ses deux filles. Et il ne se serait aperçu de rien Whahhhiiiii !
    Il y a aussi le cas très mystérieux de la malédiction de Cham
    C’est assez énorme comme différence avec la conception que nous avons aujourd’hui de ce qui préside à nos choix, à nos actions à notre psychologie, à nos sentiments. De nos jours, le seul "tiers" admis et reconnu qui préside ou cogouverne à notre conscience c’est notre inconscient. Mais il nous est propre et intrinsèque.
    Le principe du tiers manipulateur, du Serpent donc, ne peut plus être retenu de nos jours, en tous cas pas en Justice ou alors subsidiairement seulement..

    Même sans le Serpent, la question du sésir entre Eve et Adam reste spéciale et toujours plus complexe que dans le cas général du désir de deux enfants pour un même objet
    C’est que dans le cas des enfants, aucun d’eux n’a intérêt à ce que l’autre résolve son désir. Ca ne gêne pas chaque enfant que l’autre désire comme lui un certain objet, au contraire même, mais il n’est pas question que cet cet autre parvienne à posséder l’objet catalyseur.

    Différente est la question du désir sexuel. C’est le plus spécial des désirs car c’est un plaisir qui doit se partager l’autre (avec toutes les formules hyper spéciales qu’un tel impératif induit forcément)

    Le désir sexuel nécessitant que les deux protagonistes s’entendent pour une résolution commune pourrait même être si spécial qu’il serait au fond impossible.
    Si ça se trouve, Eve et Adam, tous seuls sur Terre, n’éprouveraient pas de désir l’un pour l’autre mais uniquement du désir pour un autre objet tiers, en rivalisant pour l’obtenir.
    C’est sans doute pour cela que selon la Bible Eve et Adam ne sont jamais vraiment seuls en ce Paradis. C’est sans doute pour susciter un véritable désir entre eux et non pour l’interdire, qu’interviennent d’autres personnages dont Dieu et le Serpent. Ils sont là pour créer une relation triangulaire, nucleus du réseau.

    Concernant le désir sexuel, le mécanisme serait que tel homme désire telle femme seulement parce qu’elle serait (selon lui) désirée par les autres hommes ou en tous cas par au moins un autre homme quelque part. Et pareillement pour la femme. Elle ne désirerait pas cet homme pris isolément mais seulement parce qu’il est possiblement ou réellement désiré par d’autres femmes.


    Adam et Eve ayant vu le Serpent les désirer tous deux, c’est par rivalité commune contre le Serpent séducteur, qu’ils en sont venus à se désirer mutuellement.
    Et il est intéressant de se demander pourquoi les scribateurs des Testaments ont eu l’idée de nous présenter le début du désir avec cette situation à trio minimaliste alors que jamais une telle situation ne s’est produite ; Mon impression est qu’ils se sont exercés à théoriser, comme nous le faisons ici, sur la formation et les ressorts du désir





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