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Ecométa

Ecométa

Entre autre chose, notamment une expérience bancaire, j’ai vécu au cœur de la mondialisation financière, j’ai également compétence en matière de mise en place de système « qualité totale » dans les entreprises ; concept passé de mode et qui ne se pratique plus dans cette époque ou l’on préfère jeter plutôt que réparer, remplacer coûtant ! C’est de là qu’est parti toute ma réflexion, de la qualité et d’une impossibilité de pratiquer ce métier de qualiticien, pourtant tellement nécessaire ; de le faire en mon âme et conscience : tout simplement honnêtement ! En fait, les entreprises ne sont pas réellement intéressées par la qualité qui représente un coût : elles sont intéressées uniquement par le financier et la baisse des coûts systématique ! Nous sommes loin du rêve fordien qui voulait que les ouvriers puissent s’acheter les voitures qu’ils fabriquaient ; actuellement, il y a dans le monde des milliards de personnes qui sont incapables de s’acheter ce qu’ils fabriquent ! De revenir sur un concept d’aussi bon sens, sur un tel entendement : est-ce cela le progrès humain ?
 
 
 
Il n’y a que dans notre petite cervelle d’humain rationalo technoscientiste, désireux à la mode cartésienne de se rendre maître et possesseur de la nature, que les choses s’opposent à l’antagonisme. Pourtant, aucune chose, aucun système naturel, ni métaphysique humain, ni même artificiel humain, pas un gêne du vivant, pas même un humain... rien, absolument rien n’existe par lui-même et uniquement pour lui-même ; la politique pour la politique, le politisme, ou politique pure, tout comme l’économie pour l’économie, l’économisme, ou économie pure ; tous ces concepts paroxysmiques n’ont aucun sens, car, le plus naturellement du monde, tout participe, tout collabore : tout s’entretient !
 
 
 
Si au lieu de raisonner en termes exclusivement d’opposition, de compétition, d’antagonisme ; en termes de « dichotomie » sans nul doute vieille résurgence de l’antédiluvienne lutte entre le bien et le mal, voire du plus récent manichéisme, nous raisonnions en terme de complémentarité et d’entretient comme sont naturellement les choses !
 
 
 
Les difficultés auxquelles nous sommes confrontés, celles bien sûr environnementales, en fait de progrès durable, qui, visiblement intéressent beaucoup de gens, mais également celles sociétales, qui, visiblement, comme par fatalisme intéressent beaucoup moins ; ces difficultés sont de nature bien plus fondamentale que ce que pensent la plupart des gens, surtout que ce pense cette « Elite » en tout genre qui entend nous gouverner ! En fait nous avons développé un savoir en totale négation, même en total mépris de la « Nature » et des états de nature, dont la nature humaine, notamment celle sociétale : comment s’étonner alors de toutes ces difficultés ?
 
 
 
Il n’y a aucun doute : une sérieuse remise en cause épistémologique s’impose !
 
 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 18/02/2008
  • Modérateur depuis le 28/01/2010
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Derniers commentaires



  • Ecométa Ecométa 12 février 2009 11:30

    « Le moteur ce sont les entreprises »



    Pour moi, ce ne sont pas les entreprises qui doivent faire le monde, surtout pas celles internationales, sans foi ni lois, ni d’ailleurs les TPE, PME, PMI, qui, pourtant, représentent nettement plus le tissu économique, la force d’emploi, que les multinationales ; ce sont les Etats-Nations, les Etat Société, par des politique économiques qui doivent faire le monde des humains ! Certainement pas les économistes, l’économisme… l’économie pour l’économie : l’économie pure !



    Qu’est-ce réellement qu’une entreprise ? Une entité singulière, isolée, qui ferait ce qu’elle veut, comme elle veut et quand elle le veut ? Non, ce n’est pas acceptable !

     

    Il y a plusieurs définitions possibles, des définitions fonction de la valeur d’usage qui est faite de l’entreprise, des différentes valeurs d’usages que peuvent avoir l’entreprise : financière, productiviste, libre échangiste, voire affairiste ! Pour moi la valeur d’usage la plus importante n’est pas celle de « moyen », de moyen de faire, ou encore de parvenir, mais celle de « finalité » : une finalité économique sociétale ; je définirai donc l’entreprise de ce point de vue économique global finaliste !

     

    J’ai une approche écosystémique de l’entreprise car elle évolue dans un contexte qui forcément l’influence et quelle influence ; encore faut-il que les choses soient profitables aux deux… qu’elles progresse de concert et non l’une contre l’autre : de manière crisique ! Le problème actuel est que les entreprises, ceci, par le bais de l’économisme, doctrine positiviste, de l’économie pour l’économie, à laquelle nous sommes revenus depuis une bonne trentaine d’années (les trente piteuses) ; le problème est que les entreprises usent et abusent les sociétés car les méthodes de management sont généralement assez agressive et donc violentes !

     

    Une entreprise s’inscrit dans un contexte sociétal (politique, économique et social), dans un projet qui la dépasse ! Il conviendrait donc de ne pas oublier qu’une entreprise est avant tout une entité économique : un « agent économique », certes particulier car axé surtout sur la production de produit ou de service (en fait toujours de service, car, au bout du compte, tout produit rend service). N’en déplaise à certains, mais économiquement l’entreprise n’est pas le système principal : c’est un sous-système au service de la société et non d’elle-même : exclusivement d’elle-même ! 

     

    Je connais également très bien le monde de l’entreprise, je les ai pratiquées, des plus petites aux plus grande, en passant par les organismes financiers. Je connais le mangement, et, assez généralement, les problèmes des entreprises viennent essentiellement du mangement qui n’est pas réellement à l’écoute des difficultés ! Assez généralement, et il en va ainsi des individus comme des entreprises, et même des Etats Nations : notre pire ennemi ce n’est pas l’autre, la concurrence, mais nous-mêmes ! Pour illustrer mon propos, concernant les Etats-Nations, et je pense que bien des gens en conviendront, actuellement, le plus grand ennemi de l’Etat d’Israël n’est pas l’Etat Palestinien, mais l’Etat d’Israël lui-même !  

     

    « Le moteur ce sont les entreprises » …C’est surtout les gens qui y travaillent qui seraient le moteur de l’entreprise ! De plus qu’est-ce qu’un moteur seul ? C’est rien qu’une connerie de moteur totalement inutile ! Il lui faut, à ce moteur, être monté sur un véhicule, et bien d’autre accessoire (des sous-systèmes) pour qu’il puisse être réellement utile et permettre de se déplacer : une système de transmission, de direction, de freinage, de refroidissement, être huiler et graissé ! Qui plus est, si un seul de ces sous-systèmes est en panne : tout le véhicule peut être en panne ! C’est çà la complexité, les interactions et les interdépendances complexes et dynamiques composant l’élément composé : une complexité systémique, même écosystémique, qui vaut pour les systèmes physiques comme pour ceux métaphysiques humains. De plus, il faut un carburant à ce moteur ou plus exactement à ce véhicule pour se déplacer, et, summum, il lui faut un objectif de réelle utilité : déplacement pour le travail, le loisir et bien d’autres valeurs d’usage. Les entreprises, surtout les multinationale ne peuvent se justifier par elles-mêmes mais au regard du service qu’elles rendent à la société : quelles rendent au monde ; or, elles ont une fâcheuse tendance à se regarder le nombril… à faire la pluie et le beau temps dans le monde en fonction de leurs seuls tenants et aboutissant généralement financiers : capitalistiques !

     

    Je m’interroge : pourquoi acceptons-nous la complexité dans nos systèmes physico techniques, et, par exemple, le fait que si un élément, un sous-système, est défaillant que tout le système s’en trouve diminuer voire même totalement inutile et qu’il doit être réparé ; alors que dans nos systèmes humains, conceptuels humains, métaphysique humain, comme l’économie, nous n’ayons pas les mêmes exigences métaécosystémiques ? Je pense que c’est tout simplement, et c’est le cas en économie : qu’il n’y a pas d’ingénieur système, que des spécialiste de ci et de ça, qui, ne tiennent pas compte de la globalité qu’est l’économie (règle d’ensemble) et qui se tirent dans les pattes !

     

    Il serait temps que les politiques, les hommes et femmes politiques, comme les programmes du même nom, mais également les économistes… ce qui est tout de même un comble ; il serait temps que l’économie, que la logique économique, mais pas les dogmes auxquels se réfèrent les économpistes ; que la vraie logique économique, qui est une logique fantastique car toute dépenses à un endroit (histologie et homéostasie systémique obligent) est une recette ailleurs : qu’elle soit réellement prise en compte cette logique ! Une logique fantastique, qui, pour autant, n’exonère pas d’une bonne gestion individuelle et collective, tout simplement éthique, de la part des agents économiques : individus, entreprises, services publics et Etats !



  • Ecométa Ecométa 12 février 2009 11:19

    Vous précisez au sujet des courants et forces qui sont à l’oeuvre :

     

    « Je ne dis pas que c’est bien. Ni que c’est mal. C’est simplement comme cela, effet de système. In fine, cela créera plus de richesses, plus d’échanges, moins de chapelles. » 

     

    Comment nous étonner de la foire d’empoigne économique, de cette guerre économique consistant à conquérir des marchés comme ont conquérait des territoires, à laquelle nous assistons depuis une bonne trentaine d’années !

     

    L’économie détruit autant de richesses, voire même plus q’elle n’en crée ! Il faut en finir avec cela car l’économie n’est pas un système de création de richesses, mais un système de satisfaction des besoins humains, de tous les besoins humains : matériels, purement matériels, physiobiologiques ou même psychosociologiques, individuels comme collectifs (pyramide de Maslow).

     

    Finalement vous ne changez rien … mieux, même jusqu’au-boutiste : il faudrait aller plus loin dans le genre ! Ce n’est pas simplement de libre échange mais de « libre échangisme », doctrine dogmatique des 18 è et 19 è sicle, paroxysme de libre échange, dont vous ventez les mérites ! En effet, et, désolé, vous dites ne pas prendre position, or, vous dites qu’en définitive c’est bien… « Cela créera plus de richesse, plus d’échange, et moins de chapelles » ! Au bout du compte, il ne restera plus que la chapelle des multinationales qui dirigeront et feront le monde de demain !

     

     A l’époque, au 18 è et 19 è siècle, ils affirmaient même que le libre échangisme ferait qu’il y aurait moins de guerres : la fin de l’histoire reprise il y a quelque temps par Francis Fukuyama ! Est-il nécessaire de rappeler qu’il y a eu deux guerres mondiales et moult crises économiques et sociales extrêmement graves liées au capitalisme : usage paroxysmique du capital … une économie réduite au seul capital.

     

     Il faut se méfier des effets contraires, de ce que Ivan Illich appelait les « seuils contreproductifs » qui impliquent une surveillance permanente de nos décisions politiques, des systèmes mis en œuvre, car, naturellement, arrivé un moment, et encore plus à force d’abus, à force d’usage paroxysmique des choses, celles-ci se retournent et produisent des effets contraires à ceux prévus à l’origine ! Ainsi, arrivé un moment, le libre échange poussé à son paroxysme, en fait le « libre échangisme », appelle le « protectionnisme », qui, lui-même, arrivé un moment, appelle le « libre échangisme ». Si nous raisonnions simplement en termes de libre échange, concept nécessaire à l’économie, aux économies nationales, en interne comme en externe dans les échanges internationaux nécessaire, ou de simple protection économique tout aussi nécessaire car tout agent économique qui se respecte recherche cette protection par l’autonomie ! Si nous faisions cela au lieu de raisonner en termes de doctrine réductrice : de libre échangisme et de protectionnisme ! Quand cesserons nous, nous les humains, d’abuser les choses : la nature, les états de nature, les systèmes physiques, ou ceux métaphysiques humains conceptuels ! Rationalisme n’est plus rationalité pais paroxysme de rationalité : quand cesserons nous de nous comporter comme des crétins rationalistes crétins ? Quand nous comporterons nous de manière simplement rationnelle par simple entendement entre les choses, les systèmes et les êtres ?


    Les difficultés auxquelles nous sommes confrontées, celles environnementales, mais également celles sociétales, qui passionnent visiblement beaucoup moins ; toutes ces difficultés sont de nature bien plus fondamentale que ce que pensent la plupart des gens, et que dirent de nos dirigeants ! Partant de ce constat, d’une lacune fondamentale, dans mon blog http://metaecosystemie.blogspot.com j’ai identifiée les logiques et méthodologies qui font ce monde rationalo technoscientiste totalement paranoïaque et schizophrénique, ce monde impossible, spécieux et fallacieux, inscrit dans une fuite en avant paradigmatique crétine car suicidaire. J’y évoque alors cette méthodologie dite du « comme si » de l’école économique libérale de Chicago, école qui opérait déjà avant la grande crise des années 30 du siècle dernier. Selon eux, suivant cette logique, peu importe les réalités, celles sociétales : politiques, économiques et sociales ; faisons comme si que ! Créons notre propre réalité entrepreneuriale, libre échangistes (en fait : impérialistes et néocolonialistes), affairiste, et faisons du monde un marché unique une économie unique sans aucune disparité !

     

    Mais voilà, les faits sont là, le libre échangisme a donné lieu à l’impérialisme et au colonialisme, il fait le jeu des Etats nations qui sont les plus puissants mondialement parlant, et non celui des Etats les plus faibles économiquement parlant ; c’est la loi du plus fort qui tend à rendre dépendant et non indépendant ! Il n’y a pas à proprement parlé d’économie mondiale, fantasme des libéraux libres échangistes, il ne peut y avoir que des échanges internationaux pour les manques et les surplus des économies nationales. Le schéma économique classique ne s’applique pas au monde mais essentiellement aux Etats ! Jamais, selon le vœux des libres échangistes, le monde ne sera une économie unique ; il sera toujours un ensemble d’économies nationales ou éventuellement fédératives, et, il faut l’espérer, de moins en moins disparates ! S’il y aune chose à faire au plan du monde, au plan mondiale, c’est de faire en sorte que les économies, que les Nations, les Nations Sociétés, soient de plus en plus évoluées sociétalement parlant : tout simplement les plus autonomes possible et non totalement dépendantes des autres… plus forts économiquement parlant ! Et, là, les organisme internationaux, comme l’ONU, le FMI ou L’OMC peuvent s’atteler car il y a du boulot. Ils doivent même, ces organismes, changer totalement de stratégie car c’est plutôt, mondialisation financière oblige, la dépendance aux puissances économiques financières de ce monde qu’ils ont réalisée en ce qui concerne les pays dont ils se sont occupés : une dépendance financière le nerf de la guerre ; alors que c’est, le plus possible, l’autonomie nationale, tenter de s’assumer le plus possible économiquement parlant, qu’il conviendrait de prôner !



  • Ecométa Ecométa 9 février 2009 15:36

    « Sarkozy, comme les autres, fait un déni de grossesse : ce n’est pas en niant le nouveau monde en train de naître que nous allons sortir de notre déprime collective ! »

     

    Je partage votre critique concernant l’intervention du Président de la République ; pour autant, je ne sais pas comment interpréter le reste de cet article.

      

    Quel nouveau monde ? Il n’en est pas question pour l’instant, car nous ne faisons, « positivisme » oblige (il n’y a plus de causes primordiales, même pas celles de la nature ou des états de nature, que des conséquences sur lesquelles il nous suffit d’agir), nous ne faisons qu’ajouter des conséquences à des conséquences et forcément des problèmes à des problèmes !  Quant au fond : il y a belle lurette que nous ne cherchons plus rien et que nous enterrons !

     

    Ce sont les idées de l’ancien monde, celles des 18 è et 19 è siècle, notamment en économie, celle de l’économisme, du positivisme technoscientiste, concepts en partie abandonnés à une époque ; des idées anciennes auxquelles nous sommes revenus depuis une bonne trentaine d’années, les « trente piteuses », ceci, sous la pression d’un positivisme économique anglo-saxon, même américain, avec Milton Friedman qui affirmait que « l’économie doit être une science positive » : une science qui se regarde technoscientifiquement le nombril et nie la société !

     

     

    « Nous ne pouvons plus refermer les vannes, nous ne pouvons plus lutter contre la force des courants, nous sommes emportés par la puissance de la transformation. Et c’est heureux, car comment pourrions-nous vouloir retourner vers ce monde où notre richesse venait largement de l’appauvrissement des autres ? Ce n’est pas ce que vous voulez ? Rassurez-moi… »

    Quels courants ? Quelle puissance de transformation ? Ceux et celle qui nous envoient dans le mur ? 

     

     

     

    « Comme je l’ai déjà écrit dans des articles précédents (voir notamment ma série d’articles autour du « Neuromonde  »), je crois qu’il y a une forme de malentendu dans la lecture de la crise actuelle : la crise financière n’est pour moi que le révélateur et l’accélérateur d’une mutation profonde de notre monde. Cette mutation est celle de l’émergence progressive et réelle d’un monde globalisé où tous les hommes sont effectivement connectés. »

     

    La mondialité : oui ! Des « échanges internationaux » en tout genre : oui ! Par contre la mondialisation économique … une économie naturellement et exclusivement de nature mondiale : non !  Il n’y a pas, comme tel, un système économique mondial : l’économie mondiale c’est l’ensemble des économie nationales !  Les échanges internationaux ne constituent pas une économie, mais, d’un point de vue systémique, un sous système émergent complémentaire des économies nationales !  

     



    « Non, le repli sur soi n’est pas la réponse. Non, nous ne devons pas chercher à retourner dans nos cavernes géographiques et territoriales ».

    Bien sûr, il faut rester ouvert ; mais, pour autant : faut-il être permissif à tout et à n’importe quoi ! Dans ce monde, non pas simplement moderne mais moderniste … paroxysme de modernité et plus simple modernité : où se trouvent les concepts métaphysiques humains, les concepts philosophiques, d’ontologie, de déontologie, d’éthique et d’altruisme ? Il semblerait, sophisme et cynisme obligent, fuite en avant économico technoscientiste de cette époque, que nous soyons toujours au fond de la caverne avec les ombres qui s’agitent… car toujours aussi ignorant de l’humain : des principes mêmes de démocratie et d’humanité !

     



    « Pour sortir de cette dépression collective, pour retrouver ensemble des chemins positifs et d’espoir, il est urgent de faire face à la réalité de la situation. »

     

    Quelle réalité de la situation : celle d’une économie mondiale ou plus exactement mondialiste, ce qu’on appelle la mondialisation économique… cette réalité qui fait qu’il n’y a plus de théorie économique !

     

    L’erreur est humaine, éminemment humaine, or, nous construisons humainement notre réalité ! Réalité, réalité humaine n’est pas vérité mais construction qui doit être soumise à critique, ceci, à priori comme à posteriori, ainsi que d’un point de vue à la fois individuel et collectif… pas exclusivement individualiste !  Une réalité notamment économique qui a tout à voir avec : la manipulation, la domination, l’exploitation, le sophisme, le cynisme, et peu à voir avec la vrai logique économique, forcément collective, sociétale, et qui devrait présider toute économie qui se respecte !

     

     

    « Ce n’est pas en faisant croire que le protectionnisme va protéger des emplois que l’on fait face. »

    Bien sûr que non, pour autant le libre échangisme, le libéralisme libre échangiste, le « laisser faire et laisser passer », détruit des emplois puisque, avantages absolus obligent (coût de mains d’œuvre peu élevé), il permet, aux affairistes, d’aller faire ailleurs, sous de cieux plus cléments pour le capital, ce que la société, ce que l’éthique sociétale, interdit chez nous !

     

    Vous semblez considérer l’économie mondiale, la mondialisation économique, celle exclusivement de moyen, celle productiviste et financière, comme inéluctable ! Pourtant lorsque l’on réalise un schéma représentant le processus économique, il s’agit d’un système avant tout national, sociétal national, et non mondial. Il n’y a pas, à proprement parler, au sens stricte du terme d’économie mondiale ; il ne doit y avoir, au plan mondial, que des échanges internationaux, ceci, pour les manques et les surplus des économies nationales. Des économies nationales, qui doivent le plus possible tendre vers l’autonomie économique, ce qui, en soi, est une sorte de protection économique et non du protectionnisme. Un système économique, comme tout système, doit forcément être circonscrit systémiquement, en l’occurrence : sociétalement et nationalement ! Quand je dis cela je ne prône pas le « national socialisme » mais simplement une logique économique avant tout naturellement sociétale : il n’y a pas d’économie sans société ! Quant au « national socialisme », il est né d’un libre libéralisme libre échangiste à tout prix et à n’importe quel prix ; il est né en négation d’une logique économique naturelle avant tout sociétale, donc nationale, et totalement négligée ! C’est simple, et extrêmement grave, car il n’y a plus de théorie économique : il n’y a que des pratiques systémiques,qui, quand elles ne s’e battent pas, s’ ignorent totalement les unes les autres !

     

    Les difficultés, celles auxquelles nous sommes confrontés, environnementales ou sociétales, sont de nature fondamentale que ce que pensent la plupart des gens, surtout ceux qui entendent nous gouverner ! Hélas positivisme technoscientiste oblige le fondamental n’intéresse pas, et, c’est la raison pour laquelle nous sommes loin et même très loin d’être sortis de la caverne dans laquelle nous maintiennent les tenants et les aboutissants de ce monde moderniste essentiellement quantitativiste : productiviste et non qualitatif humain !



  • Ecométa Ecométa 9 février 2009 11:07

    Bonjour,

     

    Vous y aller fort ! Le fait de ne pas me référer à Varela ou Atlan, chercheur et auteurs significatifs de la « pensée complexe », qui sont totalement dans cette approche que j’appelle « métaécosystémique », n’infléchit pas ce que j’écris ; par contre, et sans aucun doute, cela le complémenterait : simplement le complémenterait !

     

    Cependant, je m’interroge : n’allons-nous pas trop loin, surtout beaucoup trop vite ! Le savoir n’est pas uniquement devant nous à découvrir, il est également derrière nous, dans le passé, dans des expériences passées que nous négligeons (pas d’introspection cognitive) ; dans le passé, mais également dans le présent, car c’est au présent que se déroule l’action humaine, cette action sans trop de réflexion, qui, personnellement, m’interpelle et m’intéresse !

     

    A à aller trop loin trop creuser comme nous y incitait Descartes (je préfère de loin Pascal, qui, lui, au moins, avec son principe cognitif, avait réellement une idée des choses, de leur complexité : il était écologiste et tenant des conclusions hautement philosophiques de la physique quantique bien avant l’heure) ; à faire cela, creuser sans cesse, ne risque-t-on pas de nous perdre : de nous enterrer sous la sciure épaisse du rationalisme technoscientiste ! Je pense qu’un moment, ce que nous ne faisons pas en restant sous d’anciens acquits totalement dépassés ; qu’un moment il faut appliquer nos découvertes cognitives au plan de l’action humaine ; ce qui est le cas des acquits intellectuels du 20 è siècle et des conclusions philosophiques de la physique quantique ! Il y a là plus qu’une simple révolution copernicienne, mais un nouveau paradigme, non pas particulier mais universel, qui, pourtant tarde réellement à s’appliquer !  

     

    La physique quantique, et c’est essentielle, nous dit simplement que le monde n’est pas constitué de briques essentielles, d’objet simple, indépendant de tout, du tout, mais qu’il est composé, au plan macroscopique, comme microscopique, voire même au plan métaphysique humain, de « systèmes » ; ce qui change tout ! C’est là, par le système, la connaissance systémique, écosystémique en fait, par l’identification d’un certains nombres d’invariants menant à l’élaboration de principes écosystémique permettant une nouvelle compréhension de la réalité, ainsi qu’une une autre façon d’agir ; d’enfin unifier notre logique, notre raison, notre savoir et notre culture. En effet, le système, comme élément de base de notre connaissance, à ceci de particulier : il représente, par un phénomène d’émergence écosystémique (énaction de Varela), à la fois l’unité de l’élément composant comme celle de l’élément composé !

     

    L’univers est en évolution permanente ; certes à une autre échelle de temps que celle du temps humain ! Quant à l’univers humain, si accepte le principe de la relativité d’Einstein, il est relatif au temps humain, à la temporalité humaine ; c’est ce qui fait que nous sommes également dans l’évolution, car, temporalité humaine, qui fait l’intelligence humaine (le temps et dialectique disait Plotin… la temporalité humaine fait l’intelligence humaine), nous conceptualisons humainement notre savoir et notre univers d’humains !  L’évolution, implique une certaine forme d’indéterminisme ; pour autant, pour nous autres, les humains, qui, comme des dieux créateurs, construisons en partie notre univers, seulement en partie, la nature et les état de nature étant éternel à notre échelle de temps, il nous faut une certaine détermination, un certains nombre de certitudes pour avancer. De ce point de vue il nous faut inventer une forme de déterministe qui ne soit pas trop déterministe ; ce n’est pas l’exclusive rationalo technoscientiste qui nous y aidera mais une autre philosophie, une autre raison, une autre logique, un autre savoir et une autre culture !


    Comme référence sur mon blog, je vais ajouter le « Macroscope » de Joël de Rosnay, ouvrage de vulgarisation très complet, certes, un peu daté, mais toujours d’actualité car nous ne sommes toujours pas allés vers ce qu’il préconisait ; on peut même dire que sous une nouvelle pression du rationalisme cartésien, nous nous en sommes éloignés !   



  • Ecométa Ecométa 9 février 2009 09:43



    @gimo

     

    http://metaecosystemie.blogspot.com

    Une machine logique sans âme sans moral (e) ...

     

    L’ontologie, la déontologie, l’éthique et l’altruisme, plus précisément l’éthique de Kant… que je voudrais voir figurer dans toute constitution républicaine et démocratique ; et une approche, une façon de penser en phase avec tout cela : là est mon cheval de bataille !

     

    Pourriez-vous rédiger un article, un seul, qui puisse préciser vos idées, votre façon de penser, au lieu de simplement critiquer celles des autres, qui plus est, de façon lapidaire !

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