Euh, excusez-moi les amis, mais les propos tenus par Mélanchon rapportés ici par Asselineau n’ont-ils pas été tenu par le Mélanchon en question ?
Toute la liste que fait Asselineau dans cet article car elle aurait manqué à ce discours de la bastille, figure-t-elle pourtant dans le programme du Front de Gauche ?
Il ne me semble pas l’avoir vu pour ma part, alors ne soyons pas dans la mauvaise foi et l’invective, restons ouvert au débat FACTUEL entre citoyens.
Pour votre gouverne, la France a été réintégré dans le commandement
militaire de l’OTAN, il serait temps d’ouvir les yeux pour voir que
l’Union Européenne n’est que le volet politique européen de l’empire
OTAN. Quasiment tous les derniers pays à être entrés dans l’UE sur ces
dix dernières années ont dû préalablement intégré l’OTAN, cela ne vous
interpelle pas ?
Nous sommes en Afghanistan officiellement engagés au sein de la
coalition de l’OTAN et de l’Eurocorps, cet embryon d’armée européenne
type Frontex, ça vent du rêve non ? En d’autres termes, l’appartenance à
l’UE dans tous les cas, vu d’en haut, nous assujetti à l’OTAN.
D’ailleurs, ça n’est un secret pour personne quand on va jusqu’au bout
du combat intellectuel pour savoir de quoi on parle et qu’on fat
l’effort sans esprit partisan de LIRE LES TRAITÉS ; l’article 42 du TUE
subordonne explicitement l’UE à l’OTAN.
Et à ceux qui se discréditent d’eux-mêmes en osant dire à Asselineau de
prendre des cours d’Histoire alors que c’est un très bon historien qui
n’a rien à vous envier étant donné les conférences les plus magistrales
qui soient qu’il fait aussi sur ce thème, vous devriez vous, faire
l’analogie de l’HISTOIRE CONTEMPORAINE, si vous avez des œillères pour
voir plus loin.
En 2003, pour être le seul pays qui a vivement dit nom à la guerre en
Irak que voulaient mener les États-Unis avec la bénédiction de la
communauté internationale, la France a dû violer les traités européens
qui l’engageaient normalement à se soumettre à la volonté de l’écrasante
majorité des pays de l’UE, qui se sont tous ralliés derrière Washington
pour mener cette guerre, qui grâce au veto de la France au Conseil de
Sécurité de l’ONU, est une guerre illégale au regard du droit
international. Ce qu’il y a à retenir là-dedans, ça n’est pas un énième
débat sur le pour ou contre la violation des traités, c’est que l’EUROPE
COALISÉE se subordonne systématiquement à l’OTAN, et la vision
diplomatique à laquelle pourraient aspirer les Français n’est PAS celles
que veulent selon leurs propres intérêts parfois légitime, la majorité
des pays de l’UE.
Donc l’impasse elle est là, tant qu’on ne veut pas ouvrir les yeux pour
voir tout ça et le fait qu’il faut dénoncer le principe même sans issu
de la construction européenne, on peut croire comme Mélanchon qu’on
n’est pas obligés d’être aligné sur une ligne atlantiste, mais dans ce
cas pourquoi s’évertuer à s’embourber dans une construction qui par
essence ne peut être qu’atlantiste. Nier cela, c’est faire fi des
intérêts et aspirations, de la vision du monde, de chacun des autres
peuples d’Europe, c’est être dans le déni, et on peut le gueuler, ça n’a
AUCUNE prise sur la réalité qui vous entoure !
Et pour conclure, je rajouterais qu’Asselineau ne dit très certainement
pas tout ça à la légère, lui n’est pas dans la politicaillerie des
partis où l’ont fait l’essentielle de sa carrière depuis des décennies.
L’essentiel de sa carrière tient à des postes ô combien clés pour avoir
une vision d’ensemble sur tout ça, donc ceux qui l’accuse d’avoir une «
vision de haut fonctionnaire » qui serait enfermé dans les textes,
devraient plutôt voir qu’elles ont été les fonctions internationales
d’Asselineau avant de se croire juge et partie. Son expérience de la
diplomatie et des relations internationales, des contraintes juridiques
qui sont bel et bien là en dépit de vos rodomontades, du fonctionnement
de l’économie mondiale telle qu’elle est réellement, pour avoir vécu
tout ça dans l’action concrète et dans la pratique, est à mon humble
avis bien plus objective que celle de Mélanchon.
Pour la civilisation tenant [NOTAMMENT] à une langue, j’ai expliqué plus clairement mon propos ci-dessus
Qui parle de passé ou de verser dans la nostalgie coloniale ? Bien évidemment que tout ça ne se justifie pas, que c’est un épisode noir de notre histoire, et évidemment que tout cela est heureusement bien fini, et qu’il serait scandaleux de regretter cette situation de l’époque. Les empires, c’est finit, je suis tout sauf un nostalgique de ça, et je les combats aujourd’hui. Mais mon propos sur la francophonie ne se basait que sur le présent, et n’était en aucun tourner vers un passé peu glorieux. Pour savoir où on doit aller et avec quelles armes, il convient de ne pas s’imposer le déni par amalgame en faisant comme si l’héritage présent n’était pas là. Oui c’est sans nul doute aussi le résultat d’un passé plus qu’entaché, mais c’est un résultat qui est là des décennies plus tard quand même, dans la réalité dans laquelle on doit évoluer : nous avons une langue en partage avec de nombreux pays. Nous partageons donc un vecteur civilisationnel commun (sans prétendre que cela fasse une civilisation plein et entière...), qui fait que nous avons une conception du monde qui a tendance se recouper, et qui peut manifester des intérêts commun, notamment pour s’opposer à la vision ’anglo-saxonne’ du monde.
Car je pense surtout que beaucoup de pays francophones avec qui nous avons des liens qui sont là malgré l’origine de ces liens, quelque soit l’histoire passée (comme vous le disiez vous-même il faut justement passer à autre chose et faire table rase du passé), aimeraient retrouver une France qui se tourne de nouveau un peu vers eux. Et sans prétendre à dominer les uns ou les autres, c’est bien fini tout ça (c’est vous qui parlez tout de suite de vue colonialiste, pas moi), on peut se retrouver ponctuellement entre pays qui veulent défendre une vision du monde, qui ne tienne pas au souhait que la plupart voient actuellement du bas, de ce construire un club fermé entre pays bien propres, bien blancs, et bien coupé du reste du monde... pas besoin de créer un empire pour proposer ce genre de chose...
N’interprétez pas mon propos. Il sous-tend seulement qu’une civilisation tient [notamment] davantage à une langue qu’à la couleur de peau comme le véhicule les partisan de la construction européenne / bloc transatlantique, dont je ne vous vois pas vous scandaliser.
Évidemment que ça n’est pas le seul qui sert à lui tout seul à définir une civilisation, mais la langue est quand même bien un vecteur civilisationnel que je prenais ici en exemple pour en opposé un, plus censé au demeurant, que ceux par lesquels on se justifie du dogme actuel (j’aurais bien sûr pu en citer d’autres, comme les croyances métaphysiques, les aspirations sociétales, les codes et les mœurs, etc.).
Mais je maintiens que des gens ayant une langue en partage, partagent sans forcément en être conscient, un rapport au monde, un manière d’appréhender son environnement et d’intégrer des notions.. propres à celle-ci. C’est la langue qui au départ façonne notre cerveau et la façon qu’on a de percevoir le monde, avant que le cerveau ne formate la langue. C’est donc de ce point de vue un vecteur civilisationnel tout à fait important, même s’il ne suffit évidemment pas à définir une civilisation dans toute sa complexité je vous le concède, mais ça n’était qu’un exemple comme je l’ai dis.
Eh beh, il y a de quoi prendre cher en se croyant malin avec de telles âneries...
Pas le courage de vous répondre vu l’heure, mais vu comment ça me démange malgré la fatigue, étant donné le degré de facilité à vous enterrer sous de simples analyses factuelles (douloureuses pour votre cerveau sans doute), je ne doute pas que des gens plus patients sur cette page vous répondent point par point avant moi...
Votre commentaire tend le bâton, et vous n’en n’auriez pas écris un cinquième si vous connaissiez l’auteur et aviez pris le temps d’écouter le développement de son discours dans ses conférences en ligne, avant de l’ouvrir.