>>Le meilleur calcul serait évidemment de nous épargner ces
étapes intermédiaires hasardeuses et de consacrer ces moyens humains et
financiers à préparer une mutation profonde de la société vers une société plus
sobre en énergie
Le « meilleur calcul » me paraît beaucoup moins simple à déterminer que ce que vous semblez dite. Je m’explique : * l’énergie consommée à toujours augmenté. Voir ce schéma. C’est ainsi que nous avons assuré une baisse remarquable de la mortalité à la naissance, une augmentation de l’espérance de vie, une baisse de la malnutrition. Nous ne connaissons pas d’autre manière de fonctionner. Une autre manière de fonctionner est donc : l’inconnu. C’est un pari. * regardez l’indice suivant : le Nairu. Corrélez l’explosion du chômage avec deux dates singulières : 1973 et 1979. Nous ne nous sommes jamais remis des chocs pétroliers. Rendre l’énergie plus chère (ce qui est le cas de toutes les solutions alternatives) n’entraîne-t-il pas un risque d’explosion sociale ?
D’où mes questions : est-il souhaitable de reculer devant les défis techniques et se résigner à devoir diminuer l’approvisionnement énergétique ? Est-il seulement possible de s’opposer à plusieurs siècles (millénaires) d’histoire ?
Question subsidiaire : vous y croyez vraiment à votre « prise de conscience » ? Les dernières prises de conscience, obligatoires, se sont soldées par quelques atrocités, non ?
>>Un réacteur EPR est en construction à Flamanville, et des militants hostiles au nucléaire, membre de trois associations (réseau sortir du nucléaire, l’observatoire du nucléaire, et le CRILAN) ont affirmé le 8 mars 2010, sur la base de documents internes au groupe EDF, que certains modes de pilotage de ce réacteur peuvent en provoquer l’explosion.
Ces documents sont des rapports de l’étude d’accidents et proposant des améliorations à étudier pour que ces accidents n’arrivent pas. Ils constituent en réalité le meilleur plaidoyer pour montrer le sérieux des études réalisées et le fait qu’effectivement
D’ailleurs, pourriez-vous me citer la ligne exacte où il est mentionné que l’accident d’éjection des grappes peut conduire à l’explosion du réacteur ? Je suis curieux ?
>>Rappelons une fois pour toute que la technologie utilisée en URSS à l’époque n’a rien à voir avec l’accident, lequel est du seulement à une erreur humaine.
Ceci est un mensonge. La conception de Tchernobyl (RBMK) avait un certain nombre de problèmes de conception : * un effet de vide positif à basse puissance : les neutrons étaient modérés par l’eau et le graphite. Si l’eau (caloporteur) disparaît (dépressurisation, par exemple), le graphite reste toujours là pour modérer la réaction et permettre les réactions nucléaires. Pour les REP (réacteurs sous pression tels les réacteur qu’on a en France ou l’EPR) la modération n’est assurée que par l’eau. Si celle-ci disparaît, les réactions s’arrêtent. * La grosse masse de graphite dans le coeur est susceptible de brûler et donc de propager dans l’atmosphère les produits radioactifs. Dans les réacteurs français, pas de graphite à brûler, sauf si vous parvenez à faire brûler l’acier. * il n’y avait pas d’enceinte de confinement. Le gros dôme que l’on voit sur nos réacteurs en France ont cette enceinte. Tchernobyl ne l’avait pas. L’EPR en a deux.
Au devant de ces arguments, comment peut-on, aujourd’hui, encore dire que ce n’est qu’une erreur humaine ?
>>Cette évidence est prouvée aujourd’hui par la prolifération de sangliers radioactifs dans toute l’Europe // On sait qu’ils peuvent parcourir 15 km par jour et qu’ils se nourrissent de baies sauvages, de truffes et autres champignons, souvent contaminés à la suite des retombées de Tchernobyl. lien // Non seulement ils menacent l’équilibre des écosystèmes, mais ils sont impropres à la consommation du fait de leur contamination.
Votre lien ne parle pas de sangliers radioactifs. Il parle de la prolifération des sangliers (tout court). Je cite :
"Ils sont de plus en plus nombreux, d’où des risques de collision
accrus avec les automobilistes et autres usagers de deux-roues dans les
zones forestières. L’irrésistible expansion démographique de la bête
noire a cependant d’autres effets pervers." Pourquoi avez-vous mis en lien, sur la prolifération des sangliers radioactifs, un lien montrant qu’ils sont en pleine forme ? Ce qui tue ces pauvres bêtes, c’est bien les chasseurs, non ?
>>Bonjour, vous parlez de tchernobyl mais vous oubliez de saluer la
politesse de ce nuage radioactif en provenant et qui s’est gentiment
arrété à nos frontières pour ne pas nous géner !!!.
Je vous conseille de lire ce document et de consulter les extraits de documents historiques de 1986.
Un exemple (accident le 26 avril 1986) Libération titre le vendredi 2 mai : « « Pierre Pellerin le Directeur du SCPRI a annoncé hier [donc le 01/05, jour férié où les journaux ne paraissent pas] que l’augmentation de la radioactivité était enregistrée sur l’ensemble du territoire sans aucun danger pour la santé. »
Le premier mai, donc quatre jours après l’accident, il y a donc eu des mesures d’augmentation de la radioactivité, lesquelles mesures sont parues immédiatement dans la presse. Qui a donc dit que « le nuage s’arrêterait à la frontière ? »
Libération le lundi 12 mai : "« Les pouvoirs publics en France ont menti, le nuage de Tchernobyl a bien survolé une partie de la France, le Pr Pellerin en a fait l’aveu deux semaines après l’accident nucléaire »
Vous ne voyez pas comme une petite contradiction ?
La lecture de l’ensemble des communiqués du SCRPI et des articles de presses vaut le coup.