"Pour ma part, je dirais que les GES inertes sont à H2O ce que la masse
graisseuse est à la masse musculaire : cela veut dire que le « travail »
qu’aura à faire la machine de régulation sera d’autant plus « laborieux »
qu’il y aura de GES inertes. Ce surcroît de « travail » de la machine
climatique se traduira par des coups de balanciers plus importants, dans
le temps et dans l’espace : des alternances de périodes chaudes et de
périodes froides, et des différences géographiques exacerbées par
rapport à nos repères habituels : c’est ce qu’on peut appeler un
bouleversement climatique. Normal, vu que la machine se dérègle
rapidement. Un peu comme si on changeait un paramètre dans une grosse
installation : il faut un certain temps avant que l’équilibre harmonique
ne se réinstalle."
Si ça ce n’est pas une théorie, ça reste quand même fumeux.
« L’extrait du rapport que vous donnez explique effectivement qu’il y a augmentation du CO2 d’origine Anthropique. Mais à aucun moment avant la conclusion il n’est dit que c’est la cause du réchauffement. »
Au début du rapport on peut lire : « Le dioxyde de carbone (CO2) : sa concentration augmente continûment depuis le milieu du XIXe siècle, en raison principalement des activités industrielles, passant de 280 ppm vers 1870 à 388 ppm en 2009 »
Un peu plus loin on peut lire : « L’effet direct d’un changement de concentration du CO2 sur l’atmosphère est bien compris. Il se traduit par une augmentation du rayonnement infrarouge émis par le sol, évaluée à 3,7 ± 0,1 W/m2 pour un doublement du CO2 atmosphérique, correspondant à un réchauffement moyen en surface évalué à 1,1 ± 0,2 °C. »
Cela veut bien dire que le CO2 est la cause du réchauffement. Le gars qui prétend le contraire est de mauvaise foi en jouant sur les mots.
Quant aux incertitudes sur l’effet du CO2 : « Les incertitudes sur l’effet global indirect d’un changement de concentration du CO2, avec toutes les rétroactions prises en compte, font l’objet de débats au sein de la communauté des climatologues. »
La débat est de savoir si sera pire ou non, mais ça ne change rien au fond de l’affaire.