La proximité géographique est au contraire une mauvaise raison pour la Grèce de s’allier avec les Russes. Un faible qui cherche un allié fort doit le prendre suffisamment loin pour qu’il ne vienne pas interférer dans ses affaires et assez près pour venir à son secours, c’est un principe de base de la géopolitique.
De plus, pour la Grèce quitter l’OTAN puis s’allier avec la Russie, c’est se retrouver de facto encerclée par l’OTAN. Sachant que l’OTAN c’est 75% de la puissance militaire mondiale, la Grèce ne survivrait pas à un conflit devenu possible avec la Turquie.
Ensuite, au plan économique (importations, subventions), la Grèce dépend totalement de l’UE et en particulier de l’Allemagne, et la Russie n’exporte vers l’UE que du pétrole et gaz dont les grecs profitent déjà.
Et enfin, le manque de rigueur des gouvernements grecs dans la gestion des finances publiques ne trouvera pas plus de solution en Russie que dans l’UE, si les Russes veulent bien payer au début ils changeront vite de méthode. Il vaut donc bien mieux pour les grecs subir la bride souple de l’EU que le gnou Russe. Il me semble que les exemples de la Géorgie (intervention militaire), de la Tchéchénie (intervention militaire), de la Biolorussie (chantage au gaz) et de l’Ukraine (ingérence politique) sont suffisamment dissuasifs et repoussants pour les grecs. De fait, le but de tous les voisins des russes, c’est de rentrer dans l’OTAN pour sortir des griffes des russes, il faudrait être fou ou contraint pour envisager l’inverse.
Colre, malheureusement je ne connais pas d’étude particulière ciblant cet aspect des choses.
En revanche, pour se faire une idée de la situation, il suffit de regarder les statistiques de consommations de santé en fonction de l’âge, ce qui me paraît un bon indicateur de l’aptitude des gens à maintenir une activité professionnelle. Je prend les statistiques suisses car je suis tombé dessus en premier : 20-30 : 4000 Francs suisses/an (1€=1,5FS) 31-45 : 4500 46-50 : 5500 51-55 : 6500 56-60 : 8000 61-56 : 10000 66-70 : 12000 71-75 : 15000 76-80 : 20000 81-85 : 27000 86-90 : 40000 91-95 : 60000 >95 : 70000
Comme je l’avais dit précédemment, l’augmentation significative des dégâts commence à 50 ans. Il est clair qu’après 60 ans on consomme deux fois plus de soins de santé qu’un actif moyen et après 90 ans dix fois plus.
On en déduit qu’une personne de 60-65 est deux fois plus fragile qu’une personne de 40-45 ans ce qui signifie que si on fait travailler les gens plus longtemps avec la même densité de travail on va perdre en sécurité sociale une bonne partie de ce qu’on a gagné en retraite durant la période considérée vu qu’actuellement on à une consommation de soins « au repos » pour les retraités.
Le vrai gain ne peut donc être obtenu que par la diminution potentielle de la durée de vie du fait qu’on use plus rapidement les gens. A mon avis c’est ça le vrai objectif ce qui explique le refus catégorique du MEDEF à prendre en compte les carrières pénibles qui diminuent effectivement l’espérance de vie (près de 10 ans de moins pour un ouvrier du bâtiment par rapport à un cadre supérieur).
Sachant d’autre part que 50% des coûts de santé de toute une vie ont lieu la dernière année, il faudrait élargir le débat économique à l’alternative suivante : vaut-il mieux être euthanasié pour éviter 6 mois d’acharnement thérapeutique et les coûts afférents ou mourir 3 ans plus tôt parce qu’on a travaillé 5 ans de plus pour coûter moins ? Malheureusement la seconde option est la seule politiquement correcte car il n’y a aucune responsabilité individuelle à prendre dans celle là.
Le problème, ce n’est pas de travailler jusqu’à 65 ou plus, mais c’est d’être obligé de travailler plus pour gagner plus jusqu’à 65 ans.
Pourquoi imposer à tout le monde la même quantité d’heures de travail par semaine alors que les capacités physiques et intellectuelle diminuent avec le temps avec une accélération après 50 ans ?
Ce n’est pas en effet parce qu’on vit 20 ans de plus qu’il y a 60 ans qu’une personne de 70 ans d’aujourd’hui à les mêmes performances qu’une personne de 50 d’autrefois. Si c’était vrai l’âge moyen des champions olympiques ou de compétitions internationales aurait augmenté significativement, or la quasi totalité des sportifs professionnels arrêtent invariablement avant 35 ans depuis que les compétitions existent. C’est également vrai pour pour les scientifiques de haut niveau : les découvertes majeures sont presque toujours faites avant 30 ans, le reste de la carrière servant à approfondir et enseigner. Les nouvelles grandes entreprises innovantes sont depuis toujours fondées par des jeunes brillants peu de temps après leur sortie des bancs de l’école.
Alors pourquoi pas 40h/semaines en début de vie professionnelle puis 35 h après 50 ans puis 30h après 60 (par exemple) ? La différence de revenu serait largement compensée par les cotisations sociales.
J’ajouterai certains abus d’un point de vue de l’éthique républicaine : - promotion d’un album de Carla sur les toits de l’Elysée - désignation du prince Jean pour diriger l’EPAD - augmentation des revenus des 10% les plus riches grâce au bouclier fiscal, diminution de celui des autres grâce à la réforme des retraites à venir et du systèmes de santé en cours - ratification du traité de Lisbonne sans rien changer sur le fond et sans repasser par le peuple après le non au référendum (traité dont les naïfs découvrent aujourd’hui qu’il interdit les aides européennes et l’intervention de la BCE pour secourir un pays en danger de faillite) - tentative, heureusement stoppée pour le moment par le conseil constitutionnel quoique partiellement ,de passer des projets de lois contenant systématiquement des dispositions contraires à la constitution (pas mal de la part d’un avocat entouré d’avocats, qui devrait au contraire chercher à augmenter les droits et les libertés des gens et pas les diminuer, c’est comme si les médecins utilisaient leur savoir non pas pour soigner leur patient mais pour accélérer leur décès) - diminution du pouvoir judiciaire au profit du pouvoir exécutif en contradiction avec le principe d’équilibre des pouvoirs, augmentation du pouvoir policier et donc de l’arbitraire - abaissement de la laïcité en donnant de plus en plus d’importance et de voix au chapitre aux religions (le curé n’est-il pas plus important que l’instituteur pour l’éducation morale des jeunes, le croyant n’est-il pas supérieur au non croyant grâce à l’espérance qui l’anime n’est-ce pas)
Comme l’a dit justement Dolores, nous ne sommes plus dans une démocratie et nous nous dirigeons lentement mais sûrement - méthode éprouvée dite de la grenouille - vers une sorte de libéral-facisme. Ca va devenir nécessaire pour éviter que les classes moyennes ne se révoltent quand elles réaliseront qu’elles se sont faites bernées, et là c’est un contre la montre pour le pouvoir ce qui explique que les (contres)réformes continuent envers et contre tout malgré la crise.
Sauf que dans le cas de la civilisation actuelle, 90% de l’énergie utilisée pour éviter l’augmentation de l’entropie provient de stocks fossiles. Que l’apport de ceux-ci vient à diminuer, et l’entropie des sociétés humaines augmentera de façon dramatique.
Mais même si cet apport se maintien et que les sociétés humaines continuent à prospérer, c’est en augmentant l’entropie globale de la biosphère au travers de la production de déchets que la nature mettra des milliers d’années à recycler. Les plus connues et les plus graves : - CO2 dans l’atmosphère (changement climatique) et dans les océans (acidification) - pollution des nappes phréatiques et des cours d’eau - surexploitation des ressources halieutiques - surexploitation des ressources en eau douce - fonte des glaciers - déforestation et stérilisation des terres (« salinisation ») - diminution dramatique de la biodiversité - déchets nucléaires et autres
L’entropie de la biosphère est donc en augmentation permanente et accélérée grâce à la fameuse croissance que la plupart vénèrent comme un totem. Pour le moment, les effets négatifs se portent essentiellement sur ce le non-humain (quoi que), mais il est évident qu’à un moment donné ils vont atteindre l’humain même et surtout si on invente de nouvelles technologies et énergies qui ne feront qu’accroître l’accélération de l’augmentation de l’entropie globale.
D’ores et déjà nous avons dépassé de 35% la capacité de renouvellement
de la biosphère qui constitue quand même le socle de notre survie.
Quant aux ressources qui ne se renouvellent pas (pétrole, charbon, gaz,
minerai,...), par définition depuis le début de leur exploitation nous
sommes en surcharge, la seule incertitude étant le temps d’exploitation
qui nous reste. Mais cette durée restante tend sans aucun doute possible d’autant plus vite vers zéro que l’exploitation s’intensifie comme effet collatéral de la croissance.
A moins de changer de modèle économique, on ne peut pas échapper à une crise mortelle de notre civilisation. Sans remise en cause ou sans découverte fondamentale les modèles prévoient cette chute vers 2030.