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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
 
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 14/08/2012
  • Modérateur depuis le 01/12/2012
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Derniers commentaires



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 23 décembre 2012 19:52

    @ COLRE :

    Il n’est pas question dans mon esprit d’interdire quoi que ce soit à qui que ce soit. Si certains ont besoin d’une opération comme thérapie, je ne vois pas en quoi l’on serait fondé à s’y opposer. Mais un homme opéré restera un homme, qu’il le veuille ou non. Pourquoi ? Entre autres, parce que jamais, dans son nouveau corps de femme, il sera capable de s’accoupler avec un autre homme.

    Les « lois » de l’interfécondité sont - j’y reviens, désolé - profondément déterministes. C’est ainsi. De la même manière, vos « enfants-loups », tout intimement modifiés soient-ils, ne seront jamais autre chose que des hommes. La petite fille en question - même en y pensant très fort - ne pourra pas s’accoupler avec un chien. Me gourré-je ?

     

    Bien à vous.

     



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 23 décembre 2012 10:29

    @ CLRE :

    C’est incroyable, à vous entendre, il n’y a aucun problème, il n’y a que des solutions. Un homme se sent femme ? La belle affaire ! Il suffit de changer ses papiers d’identité !

    Tout dépendrait ainsi de la simple volonté des individus ?

    Vous semblez croire que je me tiens à une distinction nature/culture toute scolaire et me prenez de haut en me mettant au fait de leurs intrications réciproques. La science moderne n’a pas seulement vocation à établir ces distinctions, elle se propose trop souvent également de ponctionner la nature pour amenuiser les déterminismes qui lui sont attachés et leur substituer des libertés humaines. D’où cet intérêt de distinguer le sexe et le genre. Lorsque vous prenez les gens pour des rigolos parce qu’ils ne sont pas convaincus que le genre soit différent du sexe, vous donnez, je trouve, pleine mesure à votre soumission au « dogme » en vigueur. Un être qui vient au monde avec des attributs masculins pourrait aini être en réalité une femme ? J’admets tout à fait que l’on puisse le penser, mais dire que c’est une évidence, permettez-moi de ne pas être d’accord. On ne peut s’en remettre entièrement aux volontés de chacun, même si, il est vrai, certains souffrent de se sentir autre dans leur propre corps.

    Et puisque chacun y va ici de sa petite enquête ou de son petit exemple animalier, voici le mien :

    Il y a quelques années, une petite fille, délaissée par ses parents, a été retrouvée parmi des chiens dans un village reculé de la Russie centrale. Il se trouve qu’elle marchait à quatre pattes et aboyait, comme « les autres » chiens. Dans sa tête, cette petite était un chien. Eh bien, vous le croirez ou non, figurez-vous qu’elle n’en était pas un. Le conditionnement culturel joue pleinement dans la vie de chacun, certes. Mais que montre cet exemple, si particulier soit-il (et encore...) ? Qu’il y a un socle, un terreau donné dont on ne peut jamais se défaire.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 23 décembre 2012 10:14

    @ Anthony :

    Bonjour. Alors admettons d’un commun accord que mon article est mal rédigé, bâclé et peu sérieux. Mais de mauvaise foi, j’aurais bien du mal à vous donner raison.

    Quant à votre argument sur la religion, je peux vous promettre que je n’ai pas besoin de son intervention pour mener le débat : on peut me reprocher de donner trop de poids à la nature, à Dieu certainement pas. Tout ce qui ne dépend pas de l’homme ne dépend pas nécessairement de Dieu.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 21 décembre 2012 23:24

    @ COLRE :

    Merci de nous rejoindre, et merci pour vos remarques constructives.

    Je comprends mieux ce qui m’est reproché. Sauf que... sauf que vous disqualifiez un peu trop vite les déterminismes qui nous taraudent et l’impact que ceux-ci peuvent avoir dans les débats contemporains.
    Je m’explique...
    Vous me reprochez en somme de« créer » en quelque sorte un distinguo nature/culture que la science serait en mesure d’infirmer. Mais quelles lois régissent la reproduction animale si ce ne sont des lois naturelles ? Lorsque je parle d’« inégalités » face à la faculté d’engendrer chez des êtres selon leur orientation sexuelle, j’emploie le mot « inégalité » à dessein. Parce que la société perçoit ces différences comme telles, c’est-à-dire comme des injustices inacceptables. Regardez bien les panneaux des manifestants à la télé, que revendiquent-ils, des libertés ? Non, l’é-ga-li-té. Or, la nature, cette marâtre indigne (ce que je ne pense nullement bien sûr), a conditionné la reproduction par l’hétérosexualité. Or, nous ne pouvons la trainer devant les tribunaux, cette méchante nature, mais c’est bien ce déterminisme naturel qui est en question.

    De manière générale, l’Occident a voué une guerre acharnée à toutes formes de déterminismes, naturels notamment, et c’est comme ça que je comprends - petite digression de ma part - ces fameux gender studies qui aimeraient beaucoup nous faire croire que les deux sexes ne sont qu’une vue de l’esprit, quelque discrimination imposée par le poids de la société, de la tradition, du conformisme. Qui tentent de nous convaincre qu’il est tout à fait « normal » qu’un homme se sente femme et veuille changer de sexe comme bon lui semble et être appelé « madame » par la seule force de sa volonté. Digression disais-je, mais qui, je l’espère, vous fera sentir combien la guerre déclarée à toute forme de déterminisme naturelle joue dans la balance en ce qui concerne les débats sur l’homoparentalité.

    Il n’y a rien d’« insidieux » dans mon propos, libre à vous de penser que tout puisse être conforme aux seules volontés des individus, et que la nature ne soit qu’une image d’Épinal. Pour ma part, j’y regroupe tout ce qui rend l’homme contingent, tout ce qui ne dépend pas de son bon vouloir, reproduction comprise... jusqu’à ce que, comme je le disais plus haut, la sainte science nous délivre de cet ultime déterminisme naturel et permette à des hommes d’engendrer.

    Alors peut-être ai-je tort de me projeter 50 ans en avant, mais il m’est avis qu’en écoutant constamment les gens qui vivent au jour le jour, on se condamne à subir les événements plus qu’à les penser.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 21 décembre 2012 19:12

    @ volt :

    Bonjour et merci pour ce commentaire.
    Intéressante votre remarque sur la mode de l’unisex des 80s.
    J’ai toujours vue en Mickaël Jackson l’icône de l’air du temps, le métissage parfait, déifié : moitié noir rendu moitié blanc, moitié homme rendu (presque) moitié femme (androgyne au moins).
    Un modèle, assurément... smiley

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