Une petite pique sans méchanceté pour commencer : à utiliser autant de fois le mot inéluctable on croirait lire Alain Minc, Nicolas Baverez ou Jacques Attali
La fin de l’euro inéluctable ? C’est très loin d’être si certain, ne serait-ce que parce que personne n’y a réellement intérêt, même pas l’Allemagne pourtant seul grand pays Européen dont les fondements de l’économie sont à peu près sains ! Les pays dont la dette publique est forte, comme la France, l’Espagne, le Portugal, l’Italie, etc., n’y ont pas intérêt du tout, sous peine de voir leur dette « appréciée » de X% (X étant probablement un nombre à deux chiffres...).
On pourrait aussi considérer qu’il est « inéluctable » de voir apparaître un contre poids politique à la BCE... Ceci est également très loin d’être certain...
D’ailleurs, si la crise mondiale que vous décelez prend toute la mesure que vous lui annoncez en creux, la zone euro reprendra du poil de la bête, par un nivellement par le bas (ie. la puissance économique des US ou de la Chine baissera, entraînant une baisse de la force de leur monnaie, et donc une remontée de celle de l’euro...)
Le point le plus convaincant à mes yeux de tout votre article est celui, pas très développé, des tensions politiques entre Etats européens ! Ceci aurait pu pousser l’Allemagne à quitter l’euro, mais je n’y crois pas tellement : comme mentionné précédemment, l’économie allemande est à peu près saine, les relations sociales assez apaisées, leurs finances publiques sont dans le même état que celles de la France, pas brillant, mais avec une volonté politique forte de l’améliorer, tout en étant soutenue par l’opinion. Il y a donc fort à parier que là où les autres pays européens en revenant à leurs monnaies nationales enregistreraient des dévaluations, l’Allemagne verrait un renchérissement du mark. Sachant que l’Allemagne tire sa croissance de ses exportations, principalement en Europe, un retour aux monnaies nationales ne lui profiterait pas du tout.
En ce qui concerne la France ça ne serait surement pas avantageux non plus : avant l’adoption de l’euro, le Franc était très souvent attaqué et dévalué, et Beregovoy avait multiplié les efforts afin de parvenir à coupler le Franc et le Deutsche Mark, sans pour autant aller jusqu’au bout de cette logique qui aurait voulu que des mesures fortes soient prises pour améliorer l’état des finances publiques. Le retour au Franc entraînerait un retour à cette époque et une dévaluation importante, qui réduirait certes notre dette à court-terme, mais détériorerait nos positions financières, et par là même détériorerait notre dette à long terme !
On pourrait se dire qu’une dévaluation dans le cadre de l’abandon de l’euro bénéficierait à notre balance commerciale : ça n’est même pas certain ! En effet, 65% de nos exportations sont vers les pays de l’UE, dont 13% vers l’Allemagne (« seulement ») : on exporte donc vers des pays qui en sortant de l’euro subiraient également une dévaluation pour un résultat final nul (ou à peu près).
Il y aura toujours des gens pour discuter du sexe des anges...
La légitimité de l’Etat d’Israël lui vient de la décision de l’ONU en 48. Les discussions autour de la présence supposée ou avérée de Pierre, Paul, Moïshé ou Mouloud il y a 100, 200, 1000, 2000 ou 5000 ans sont de la branlette ! La branlette, c’est bon, mais ça n’est pas très constructif
Savoir que telle décision était ou non le sens de l’histoire aussi (d’ailleurs, soit dit en passant, cette formule est plus que maladroite : c’est quoi le sens de l’histoire en ce qui concerne les juifs ? Après les Pogroms et la Shoah, il aurait fallu aller encore un peu plus loin ? Je précise de nouveau que dans mon esprit il s’agit d’une formulation maladroite et pas d’un appel au meurtre).
Persécutés en tout temps et en tout lieu, les juifs avaient somme toute bien le droit d’avoir un petit territoire pelé, pauvre, désertique, avec 3 chèvres qui se battaient en duel ! Après tout, les Chrétiens, les Musulmans, les Bouddhistes, les Hindouistes, etc. ont bien les leurs !
La communauté internationale a décidé, on s’y tient, et pis c’est tout. Bien évidemment, il faudrait en faire de même avec les décisions en faveur des Palestiniens ou au détriment d’Israël, et là, le bât blesse, c’est le cas de le dire.
N’en déplaise à certains intolérants va-t’en guerre qui peuvent se trouver parmi les partisans de chacune de ces entités, l’Etat d’Israël tout autant que le peuple Palestinien et les Etats Arbales environnants existent, ils en ont le droit. Qu’il soient fondés sur tel ou tel projet, telle ou telle religion, telle ou telle colline, tel ou tel acte d’amour avec des chèvres ou des dromadaires, ou telle ou telle connerie dans laquelle on perçoit le reflet de ses propres fantasmes n’y change absolument rien ! Ces deux entités sont des paramètres du problème, et pas des variables dont on peut changer la valeur à l’envie !
Un autre paramètre très embêtant - mais espérons-le temporaire - est la représentation politique de ces 2 Etats, dont ne peut faire autre chose que d’accepter la légitimité, puisqu’ils ont été élus, sans que l’ONU ne trouve rien à redire sur les conditions des élections : à ma gauche, le Hamas, qui dans sa charte fondamentale nie à Israël le droit d’exister et qui a mis en pratique cette funeste négation, et à ma droite, des paranoïaques psychopathes et misanthropes. Et on voudrait que ces gens s’entendent !?! Autant apprendre à des chèvres à jouer de la darbouka (oui je sais ça fait beaucoup de chèvres dans tout ça, à commencer par moi )