Sur le simple plan de la logique, "Depuis que je suis enfant, enfin depuis que je suis adolescent en tout
cas, je vis dans l’idée que je vais arrêter de travailler, en tout cas
sous forme d’un métier astreignant que je fais tout le temps à des
horaires nanana, à 50 ans. Je me suis fixé ça.«
et »il faut « travailler 50% de sa vie »«
ne sont PAS contradictoires !!!
Un poste de député (dont on pense ce qu’on veut par ailleurs) répond bien à »en tout cas
sous forme d’un métier astreignant que je fais tout le temps à des
horaires nanana« : ça n’est ni astreignant, ni à heures fixes...
En revanche, »le « bouclier fiscal » pas remis en cause mais « solidifié »" est du bon blabla de sa blablatière !
Le post de Gnarf est très bon, mais il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre !!! En effet, l’article porte une faille dès son titre : « et c’est un libéral qui le dit ». Une fois précisé que Arthus n’est pas libéral mais keynésien, ie. dans la droite ligne de la pensée économique du PS, ce semblant du justification recherché par l’auteur tombe. Mais attention, ceci ne remet pas en cause cela, et vous ne l’avez pas compris, enfermé que vous êtes dans vos schémas de pensée « prêt-à-penser » !!! (du genre « çui qui critique çui qui dit que le libéralisme c’est pas bien, eh ben, c’est un enc... de libéral aussi »)
Par ailleurs, Gnarf a bien le droit de penser que le keynésianisme a également échoué : les faits le montrent aussi bien que ceux montrant que l’ultra libérlisme est un naufrage ! L’idéologie keynésienne est un des fondements de la crise actuelle que vous le veuillez ou non. Ce que l’on peut même observer en étant un peu moins borné, c’est que l’ultralibéralisme et le keynésianisme semblent plus « interopérables » qu’on aurait pu le penser : pendant des années ils ont été déclarés incompatibles, mais au moins dans leurs effet pervers il semblent que ceci soit largement faux : les feux des marchés étant aujourd’hui effectivement alimentés par le bois des dépenses publiques...
Si on vous suit, il fallait donc ne rien faire, et laisser tranquillement les Grecs s’enfoncer dans la guerre civile, avec des salaires non honorés et des pensions de retraites non payées dès la fin du mois de mai. Et pendant ce temps-là, en France, on aurait joué à notre jeu favori : on se serait branlé le cannelloni à essayer de résoudre des problèmes insolubles depuis la nuit des temps (tels que la trahison des clercs, la lutte des classes, la recherche d’un régime politique parfait) ou bien qui sont apparus récemment mais auxquels personne n’a su trouver une solution qui fonctionne vraiment (les délocalisations, les dettes publiques, etc.). C’est bien ça ?
Vous auriez un peu plus de détails svp ? Dans le verbatim que vous citez, il est question de taxation, pas de suppression. Qui sera formellement taxé ? L’employeur ? L’employé ? Les deux ? Comme mentionné dans d’autres commentaires, il ne paraît pas saugrenu de considérer ces chèques comme un complément de revenu, à déclarer au même titre que les autres revenus. Évidemment, ça fera franchir des paliers d’imposition à certains : dans certains cas, ça concernera des personnes à relativement faible revenu qui deviendront concernés par l’impôt sur le revenu, et dans d’autres cas, ça concernera des personnes qui gagnent très bien leur vie. Je n’avais jamais regardé ces différents chèques avec cet œil, mais je me demande si l’administration fiscale sait faire des profils types des bénéficiaires...