"autrefois ,on avait trouvé un remède bien efficace aux crises,on en
créait des diplomatiques ,on exacerbait les sentiments patriotiques,on
se foutait sur la gueule ,ça devenait mondial,ça durait environ cinq ans
le temps de tout casser,d’éliminer les futurs chômeurs qu’il y aurait
eu si il n’y avait pas eu de guerre,et quand le compte de millions de
morts était atteint on déposait les armes puisqu’il fallait tout
reconstruire et redémarrer de zéro,l’industrie,le bâtiment,le commerce
,bref toute l’économie tout ça fonctionnait à fond la caisse,les ennemis
d’hier étaient devenus clients,fournisseurs ou partenaires .
En quelques années, grâce à la Tenessey Valley Authority et autres engagements de ce type, Roosevelt a fait des Etats-Unis la première puissance physique au monde. Le moment venu, il a pu transformer cette économie productive en machine de guerre contre le nazisme. Suite à quoi, la Belgique adopta en 1934 le Glass-steagall, et en France, le Conseil National de la Résistance le mit de l’avant et le Gouvernement provisoire instaura le Glass-Steagall français sous la forme de la loi 45-15 du 2 décembre 1945, permettant l’émission de Crédit productif public... ce qui permit les 30 Glorieuses, et non la guerre.
[...]
»la suite on
la connait,chez nous y’a plus rien, plus de ronds,on est dans la merde
et les gouvernements sont obligés de naviguer à vue ,que ce soit la
droite ou la gauche,personne ne peut affirmer de ce que ça va devenir,un
vaste merdier et des guerres civiles ? allez donc savoir !"
Vous dites : "Comment pouvez vous sérieusement traiter de petite b*te J.M.Keynes et
parsemer vos commentaires de liens vers un site larouchiste appelant à
un Breton Woods planétaire ?
Je n’ai pas traité M. Keynes du sobriquet que vous sous-entendez, d’autant plus que Lord John Maynard Keynes affirmait lui-même que ce qu’il aimait c’est »le sexe et les statistiques« . Je ne connais pas ses performances en la matière, mais loin de moi l’idée d’entrer sur ce terrain de débat !
Plus sérieusement, je m’en remets à votre propre source - Wikipédia - qui dit, je cite :
»Le plan Keynes fut ébauché dès 1941 et préparait un système monétaire mondial fondé sur une unité de réserve non nationale, le bancor.
La partie américaine mettait en avant le rôle de pivot du dollar
américain et proposait plutôt de créer un fonds de stabilisation
construit sur les dépôts des États membres et une banque de
reconstruction pour l’après-guerre.
Finalement, c’est la proposition de White qui prévalut, organisant le
système monétaire mondial autour du dollar américain, mais avec un
rattachement nominal à l’or.«
Bretton Woods - conférence convoquée par Roosevelt et non pas Keynes - retenu l’idée de Roosevelt avec la proposition de White : l’étalon or et non pas la réserve or ou le bancor que souhaitait Keynes.
Un Nouveau Bretton Woods ne mettrait donc pas en place une monnaie mondiale unique, mais, dans le cadre d’Etats-nations souverains émettant leur propre crédit productif public, permettrait, grâce à l’instauration de taux de changes fixes, une coopération westphalienne entre Républiques. C’est le cauchemar de Lord Keynes, »commercial" de l’empire britannique de l’époque qui n’a qu’un objectif : détruire l’ordre politique de Westphalie. Les attaques à l’encontre de ce type de coopération politique sont légion dans le Financial Times.