« Je dis que sous Pétain le programme du CNR était de l’ordre de l’utopie. »
Si je m’en réfère à l’Histoire, alors c’est la preuve que l’utopie est réaliste.
En effet, le 2 décembre 1945, la loi 45-15 relative à la nationalisation de la Banque de France et des grandes banques et à l’organisation du crédit, venait concrétiser les résolutions prises sous l’occupation par le Conseil national de la Résistance, en important l’idée du GLASS-STEAGALL de Roosevelt en France. Je précise « l’idée », car séparer les activités bancaires implique le retour au Crédit productif public.
En effet, dans son programme du 15 mars 1944, le CNR appelait à des « réformes indispensables » sur le plan économique :
« - l’instauration d’une véritable démocratie économique et
sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et
financières de la direction de l’économie ; - une organisation rationnelle de l’économie assurant la
subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et
affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des États
fascistes ; - l’intensification de la production nationale selon les lignes
d’un plan arrêté par l’État après consultation des représentants de tous
les éléments de cette production ; - le retour à la nation des grands moyens de production
monopolisés, fruit du travail commun, des sources d’énergie, des
richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes
banques ; (…) »
Vous dites : "La vraie limite c’est la quantité de ressources disponibles pour
fabriquer les biens consommés (énergie, terres, eau, minerais...)
divisée par le nombre de personnes qui les consomment et nous n’allons
pas tarder à l’atteindre car le fait est que le nombre de consommateurs
dans le monde ne cesse d’augmenter et que les flux de ressources
disponibles tendent vers l’asymptote (pétrole, terres cultivées...)
voire sont en régression pour certaines (or, cuivre, pêche, forêt,
terres arables...).«
Tout le continent asiatique, depuis les accords sino-russes du 13 octobre 2008, qui sont eux-mêmes le premier pas vers l’Alliance des Quatre Puissances, sont en train de mettre en oeuvre la preuve apportée au début du XX° siècle par Vladimir Vernadsky que si les matières premières sont limitées, les ressources humaines n’ont aucune limite à la découverte de lois physiques fondamentales.
Vernadsky, l’Autotrophie de l’humanité, 1925, extrait : »Il existe déjà dans l’écorce terrestre une grande force géologique,
peut-être cosmique, dont l’action planétaire n’est généralement pas
prise en considération dans les concepts du Cosmos, concepts
scientifiques ou basés sur la science.
Cette force ne semble pas être une manifestation ou une forme
nouvelle spéciale de l’énergie, ni une expression pure et simple des
énergies connues. Mais elle exerce une influence profonde et puissante
sur le cours des phénomènes énergétiques de l’écorce terrestre et par
conséquent doit avoir une répercussion, moindre mais indubitable, en
dehors de l’écorce, dans l’existence de la planète elle-même.
Cette force c’est l’entendement humain, la volonté dirigée et réglée de l’homme social."
Vous dites : « Depuis 15 ans, cet homme voit et anticipe tout ce qui arrive...aucun écho !!! »
lol Je ne pense pas que Jacques CHEMINADE soit un devin ou un magicien :) Il a simplement étudié et met à disposition du public les armes intellectuelles avec lesquelles se sont battues les forces républicaines contre tous les empires depuis Platon, par-delà ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui les « clivages politiques ».
Vous dites : « faites partager son indignation (c’est à la mode...) répercutez sa colère ».
La première norme imposée est celle de l’économie ouverte : on ne peut
aller contre le progrès technologique. Tout ce qui est possible doit être
réalisé. Le mondialisme découle du progrès technologique. Il est donc forcément
bon. Etre contre le mondialisme c’est donc être contre le progrès, et c’est
voué à l’échec.«
Le libéralisme va s’efforcer d’utiliser tout progrès technologique contre le bien-être de l’humanité. Exemple concret : AREVA exploite à mort une technologie vieille de 50 ans - le nucléaire - pour uniquement faire du profit financier aux dépends de la population.
Dans le cadre du Crédit productif public, on peut citer un seul exemple contraire (c’est à dire qui utilise effectivement le progrès technologique mais pour le bien-être de la population, car il s’agit d’une utilisation légitime) étudiez les »mini« centrales nucléaires de type HTR dites »à lit de boulet" développées par l’Afrique du Sud afin de déssaler l’eau de mer en masse pour donner à boire aux populations. Chose qui demande une densité énergétique que seul un nucléaire responsable (non non approprié par une oligarchie type AREVA) peut offrir.
Le groupe britannique Inter-Alpha , à l’origine de la fin des accords de BRETTON WOODS, contrôle 70% environ du système financier et monétaire international. A problème international, solution internationale : la seule chose qui effraye les financiers c’est que les politiques, sous la pression d’un peuple formé, exigent un Glass-Steagall Global.