« Votre éminent scientifique, oui et non . Oui pour le géophysique... Mais non pour les fumisteries »gaiesque« et »noospherienne".
Par « noosphère », Vladimir Vernadsky entend la capacité des hommes à agir sur l’univers de manière volontaire et non pas uniquement instinctive : de la biosphère avec l’agriculture, permettant de nourrir davantage de personnes sur une même surface donnée, à la remise en eau du lac Tchad par une réorganisation du flux du fleuve Congo (projet Transaqua) ce qui permet de reverdir les pays du Sahel, alors que la nature fait avancer le désert.
Ce projet intéresse au plus haut point des pays comme le Niger, puisque l’ambassadeur du Niger à l’UNESCO et le Premier Ministre du Niger ont reçu début décembre Jacques CHEMINADE pour présenter ce projet à un parterre de 800 personnalités scientifiques et politiques africaines. De manière ironique, le journal nigérien « La Roue de l’Histoire » a publié un article mettant côte à côte M. Sarkozy et M. Cheminade, permettant au lecteur africain de comparer deux visions de l’Afrique : la première étant néo-colonialiste et la seconde permettant une réelle émancipation de l’Afrique par le développement mutuel.
Mais n’hésitez pas à me dire quels sont les propos de Vernadsky que vous qualifiez de « fumisterie » !
:) :) 88 ans d’action politique résumées par une page Wikipédia. Trop fort :) Si vous voulez (re)faire le procès de Lyndon LaRouche, proposez TOUT au lecteur, pas seulement ce qui vous fait peur :)
« Le poids des mots, le choc des photos ». Même la presse people utilisedes mots pour expliquer. Vous, les images suffisent à vous faire peur... c’est dommage.
« Donc quand vous dites : »Tiens, vous évoquez l’action du CNR sous Pétain, c’est bien !"
Bah où est le problème : vous évoquez la Résistance - qui proposa le Glass-Steagall - sous Pétain. C’est une bonne chose, je trouve.
« Et bien je sors mon lance flamme...on ne prête qu’aux riches. »
Bah non, justement. On ne prête pas qu’aux riches, à condition de se battre comme le fit le CNR, puis le Gouvernement provisoire. Le Gouvernement provisoire a instauré le 2 décembre 1945, la loi 45-15 relative à la nationalisation de la Banque de France et des grandes banques et à l’organisation du crédit, venant concrétiser les résolutions prises sous l’occupation par le Conseil national de la Résistance d’instaurer le Glass-Steagall en France.
Très intéressant propos. Permettez que je vous reprenne.
« La reprise ou pas du nom d’origine de cette loi importe peu en fait. »
Tout au contraire. Un président américain qui réinstaurerait le Glass-Steagall, avec le caractère et l’intention politique d’un Roosevelt, ferait passer, diplomatiquement parlant, les fuites de Wikileaks pour une blague de collégien.
Rappelez-vous les mots de Roosevelt à Churchill, rapportés dans le « As I Saw it » du fils de Roosevelt : « Churchill, quand la guerre sera finie, il n’y aura plus d’empire britannique sur cette Terre ». L’empire britannique d’alors est le système financier et monétaire international d’aujourd’hui. (Il n’est qu’à lire les réguliers propos d’Ambrose Evans-Pritchard dans le Financial Times pour finir s’en convaincre.) Le Glass-Steagall annula purement et simplement tous les avoirs spéculatifs fictifs de Wall Street, réétablissant l’émission de crédit productif public inscrit dans le Constitution des Etats-Unis.
Un Glass-Steagall réintroduit aux USA, serait immédiatement suivi par son introduction en Russie et en Inde (la Chine le possède depuis fin 90) et ces 4 pays, de par leur poids démographique et diplomatique et l’application d’un Glass-Steagall Global, feraient disparaître, comme en 1933, l’ensemble des actifs pourris au niveau international. Comment ? Pourquoi ? Parce que, encore une fois, réinstaurer le Glass-Steagall n’est pas une mesure technique, mais le signal politique le plus dévastateur qui puisse être fait aujourd’hui envers le système financier et monétaire international. La tragédie, vous l’aurez deviné, c’est que cette prise de position est aussi inéluctable, qu’extraordinairement engageante politiquement. En clair, il faut les tripes qu’exige, parfois, l’Histoire.
"Ceci dit, en effet la réintroduction de cette loi au niveau mondial
pourrait faire office de barrière de protection pour éviter une nouvelle
crise, idée que j’avais d’ailleurs défendue dans mon article "Crisis
what crisis« . [...]
Ce n’est pas ainsi que les choses sont prévues. L’instauration du Glass-Steagall ne se fera jamais SANS un nouveau Bretton Woods, qui instaurerait à son tour le crédit productif public dans les pays participant. Ces trois »éléments« sont un seul et unique acte politique, non des actes économiques techniques. A ce stade de l’Histoire, le Glass-Steagall n’est plus une quelconque »barrière« , c’est une bombe qui fait disparaître le monétarisme keynésien. A l’heure actuelle, hélas, les seuls documents francophones qui expliquent ce que sont en train de faire la Russie, la Chine et l’Inde avec les Etats-Unis sont ceux-là. Je dis »hélas" car on est en train de perdre beaucoup de temps.
En espérant lire vos points de désaccords pour tenter d’y répondre.
Avec tout ce qui se passe depuis 1971 et en particulier depuis la fin juillet 2007, je ne comprends pas comment on peut encore tenir les raisonnements monétaristes de Lord John Maynard Keynes. Il n’arrivait pourtant pas à la cheville de F.D. Roosevelt.
« un édifiant exposé sur l’énergie cosmique ou tellurique, ou un truc du genre qui va tous nous sauver »
M. Vladimir Vernadsky étant feu membre de l’Académie des sciences de Russie , c’est marrant, mais vu le sérieux de vos précédents posts, j’avais parié que vous seriez incapable de produire une critique argumentée de ses écrits. J’avoue que j’aurais préféré perdre, mais bon...