Je crois que j’avais été étonné dernièrement par un de vos commentaires sur le déterminisme socio-biologique, d’où mes remarques ci-dessus. Je ne crois pas que les comportements découlent de déterminismes socio-biologiques. Les actes sont plutôt le produit de l’Etat spirituel de la personne. Au plan spirituel, toute personne a une certaine liberté.
C’est la raison pour laquelle je vous ai rappelé ces quelques conceptions, issues de la réflexion plurimillénaire de l’Europe chrétienne. Si ces conceptions vous intéresse, vous pouvez les approfondir ici. A+
Il est tout-à-fait évident que l’instauration du libre-échange mondial, conjugué à la nécessité des banques nationales d’équilibrer leur bilan, aura pour effet de mettre sous tutelle un grand nombre d’économie dans le monde à la seule banque qui jouit du pouvoir de ne pas avoir à équilibrer le sien, à savoir la Fed, banque qui contrôle le dollars, la monnaie de réserve internationale.
Mais que peut-on faire ? Tout ceci s’est fait dans une parfaite légalité. Les élites circulent généralement en avion par-dessus nos têtes, et si jamais elles posent le pied à terre, elles sont protégées par des armées suréquipées... Pire, avec l’opacité organisée, celle des sociétés anonymes ou autres paradis fiscaux, il est quasi-impossible de savoir qui sont ces élites...
Je l’entends en potentiel, pas nécessairement en acte (acte = réalisation d’un potentiel). Une idée reste un potentiel d’action avant sa réalisation effective.
Un acte bon est la réalisation d’une idée vertueuse. Un acte mauvais est la réalisation d’une idée vicieuse.
Prôner la substitution des enfants d’un peuple par les enfants d’un autre peuple, ceci pour mettre ces peuples en concurrence et tenter d’en tirer un profit, ceci au risque d’engendrer des guerres civiles, est une idée totalement perverse, qui tient de la traite des êtres humains. Il n’y a pas lieu, pour s’en défendre, de chercher à s’enorgueillir de la supériorité de son identité sur celle des autres : ce serait substituer une idée perverse par une autre idée perverse.
Vous n’êtes pas foncièrement en désaccord, sauf que pour l’un, la perversion vient de l’extrême-droite, tandis que pour l’autre, la perversion vient de la gauche.
Mais en vérité, peu importe cette géographie politique qui ne signifie pas grand-chose, une idée perverse est une idée perverse : ne remplaçons pas un mot qui a une signification bien précise par un mot qui a une signification relative au camp auquel on s’identifie.
Vous vous accordez donc à dire que l’idée énoncée par Barbier est particulièrement perverse.