Il ne m’apparaît pas du tout évident que la richesse augmente dans le monde. Partir avec ce genre d’axiome me semble assez casse-gueule.
France, pays-cobaye. Comme c’est charmant, nous serions donc des cobayes pour vous ? Belle manière d’avouer que vous ne savez pas l’effet de ce que vous prônez, mais que vous le prônez néanmoins. Rassurez-moi, envisagez-vous quelques précautions au cas où votre calcul serait faux ?
Si la France veut imposer la Vertu en son sein, ce que l’Etat a en effet les moyens de faire, cela implique que la France doit se protéger de la triche qui pourrait exister au-delà de ses frontières.
En effet, si la concurrence reste totalement libre, la triche s’opèrera de l’étranger et les vertueuses entreprises française ne pourront y faire face, ce qui accélèrera la désindustrialisation, donc le chômage, renforçant l’effondrement économique et la paupérisation.
Les possibilités de triche, dans un monde de libre-échange, sont nombreuses : triche fiscale (paradis fiscaux), triche sociale (salariés sous-payé, absence de protection sociale), triche écologique (absence de normes environnementales), triche qualitative (divergence des normes de qualité, ex : boeuf aux hormones).
Par conséquent, aller vers la vertu économique en France nécessite au préalable de sortir du libre-échange, d’en terminer avec la concurrence, et en venir à un système protectionniste.
Autrement dit, l’Etat peut faire refluer la triche en interne par la loi, mais il doit pouvoir aussi faire refluer la triche externe par des protections aux frontières.
Nul ne peut ignorer, sauf incompétence, dans les instances politiques, que le système monétaire international est basé sur la compensation de banque nationale à banque nationale pour permettre l’échange commercial international :
Si j’achète en Chine, je paye en Euro à la Banque de France, qui convertit alors le paiement en dollars, puis le transmet alors à la Banque de Chine, laquelle converti alors la somme en yuan, somme qu’elle transmet enfin au fournisseur.
Chaque Banque nationale inscrit toute opération de commerce international à son bilan. Or, le bilan de chaque banque nationale doit être équilibré. Par conséquent, l’échange ne peut être libre, il doit être équilibré.
Le libre-échange a donc eu pour effet de faire exploser le système monétaire. On ne peut compenser par des rééquilibrage virtuels des déséquilibres réels.
La résolution de la crise passe par un rééquilibrage des échanges, c’est-à-dire la fin du libre-échange, et donc le protectionnisme.
Avoir donner le pouvoir à l’UE, c’était implicitement donner la permission aux plus forts de coloniser les plus faibles, car chaque état s’y est engagé solennellement à ne pas entraver les tentatives de colonisation (qu’elles soient économique -> libre-échange des marchandises, financière -> libre-échange des capitaux, humaines -> liberté de circulation, culturelles).
Ca se ramène in fine au problème du libre-échange, car les faits montrent que l’échange ne peut être libre, puisque l’échange doit d’abord être équilibré pour que les choses fonctionnent.
Je ne suis pas certain que cela soit démontrable, vu que chacun ne vit qu’une fois...
Mais, manifestement, des gens peuvent changer, il y a donc un certain degré de liberté.
Si, il y a quand-même les études sur des vrais jumeaux, séparés à la naissance puis adoptés par des familles plus ou moins aisées. Les mesures de QI diffèrent notablement (ce n’est qu’une mesure de QI, vous me direz).
En fait, le déterminisme socio-biologique, je n’y crois pas trop, personnellement.