Comme, du point de vue politique, ce sont toujours des hommes qui prennent des décisions, ce sont donc nécessairement les vices de l’homme qui le mènent à l’enfer (lequel peut pourtant être pavé de bonnes intentions, dit-on). Voyez la théorie des péchés capitaux pour explorer la variété des astuces et des chemins détournés par lesquels nos vices produisent la perversité humaine.
D’où, d’un point de vue synthétique, le modèle parfait de perversion, si j’ose dire, c’est le diable, l’Être spirituel dont découlent tous les vices y compris les siens propres, prototype de l’ennemi universel, qui agit à la perversion des esprits par ses multiples artifices, spectacle et séduction des sens, sophismes intellectuels, flatterie à l’égo...etc. L’ennemi est spirituel.
Ce qui est intolérable en soi est la perversion. C’est la raison pour laquelle, en définitive, l’ennemi peut toujours être désigné comme Satan.
Mais il n’y a pas de Diable incarné, au sens propre, cela doit se juger dans l’instant, au gré des circonstances.
Cela fait plusieurs fois que je constate que vous en venez à justifier des propositions contestables, parce que vous cherchez à donner une raison à votre aspiration propre.
Or, parfois l’aspiration est juste, mais sa justification peut être perverse. Ainsi l’application de la justification sera elle-même perverse : Satan peut tenter chacun de nous. L’ennemi est parfois en soi-même, et c’est justement cela la perversion.
Il n’y a pas besoin de s’inventer une pseudo-supériorité culturelle sur d’autres cultures. Le fait de la colonisation du pays est mauvais, quelle que soit la valeur des diverses cultures, difficile à déterminer en toute bonne foi. Le fait de l’altérité culturelle, conjugué à l’observation de l’histoire des hommes, suffit pour faire comprendre que tous les conflits politiques sont le fruit des tentatives de colonisations de certains peuples par d’autres.