Bref, prôner la démocratie réelle, puisque la démocratie est un faux mot c’est, en quelque sorte, faire la chasse au dahu. Les gens iront donc de désillusion en désillusion, d’insatisfaction en insatisfaction. Espérons qu’il y ait un réveil avant l’effondrement définitif du pays.
Il est clair qu’une association, subventionnée par l’Etat, n’a pas à se mêler de la campagne qui sert à désigner le chef... de l’Etat. Cela fait un peu mélange des genres.
Utile réflexion. Cependant le mot démocratie est, en lui-même, déjà un faux mot. En effet, dans toute collectivité organisée, il y a un peuple, qui est gouverné, et un gouvernement, qui gouverne le peuple. Le pouvoir sur le peuple est toujours détenu par le gouvernement.
Même en cas de Référendum, que vous dénommez démocratie directe, c’est le gouvernement qui a le pouvoir : 1°) de choisir la question à poser. 2°) de soumettre la question au peuple. 3°) d’appliquer le résultat du vote.
Le pouvoir n’est donc pas non plus en ce cas entre les mains du peuple. Il reste entre les mains du gouvernement, même si celui-ci se réfère à la computation des suffrages populaires dans sa pratique du pouvoir.
Donc la démocratie n’est pas possible en pratique, c’est un faux mot.
Quant au vote, pour bien mesurer ce qu’il est, il suffit de se référer à l’étymologie : cela vient de votare qui signifie se vouer. A l’élection, chacun fait donc un voeu. Le décompte des voeux est sensé déterminer le meilleur pour gouverner.
Notre « démocratie » repose donc sur la possibilité épisodique de faire un voeu. Un voeu qui compte pour 1/43.000.000ème du total des voeux exprimés, soit 0,000.002.325% de la décision finale.
Je pense que l’intérêt personnel des gens pourrait être pris en compte de meilleure manière par d’autre forme de gouvernement.
On reconnaît l’arbre à ses fruits. Certains prospèrent sur l’abomination.
Au moins, après les guerres de religions, le gouvernement avait eu le bon sens d’interdire toute tentative d’instrumentalisation des querelles passées, de manière à étouffer complètement l’incendie.
La Licra arrose les cendres avec de l’essence, tout en clamant qu’il faut éteindre le feu qui couve...