Je ne crois pas que le sophisme soit dans ma réflexion.
Je tiens que tout Pouvoir est détenu par une personne en chair et en os. Vous voulez croire qu’un concept peut détenir du Pouvoir (le peuple).
Avoir du pouvoir, c’est quand il me suffit de vouloir une chose pour qu’elle se réalise. Toute personne a une intelligence et une volonté, donc une personne peut avoir du pouvoir
Mais une collection de personnes ne peut être considérée comme une personne. Une collectivité de personne a autant d’intelligence et de volonté différentes qu’elle contient de personnes. La volonté du peuple, ça ne veut rien dire. C’est de la pensée magique, c’est le concept d’égrégore.
De là vient la raison d’exister du gouvernement dont le rôle est justement de maintenir l’harmonie dans la foule du peuple, malgré les divergences de volonté en son sein. Si les volontés dans le peuple étaient naturellement unanimes, il n’y aurait pas besoin de politique, ni de gouvernement.
Cela dit, je ne nie pas qu’il y ait démo-computation ou démo-lecture des voeux populaires par le gouvernement, en cas de référendum, ou pour désigner épisodiquement son chef.
Je dis que dans aucun de ces cas, le peuple lui-même sera au pouvoir, mais ce toujours une fraction de celui-ci. Même un mode de désignation par tirage au sort ne portera qu’une fraction du peuple à des postes de pouvoir.
La démocratie est donc un faux mot.
Votre sophisme, c’est de penser une collectivité de personnes (peuple, foule) comme une personne. Mais l’agrégat de choses (la foule) n’est pas la chose (l’individu).
Vous déviez la chose. Je démontrais juste que la démocratie était un faux mot.
Et vous avez eu cette réaction extraordinaire : "Ce que vous écrivez est
soit évident, soit faux.«
Or, voici quelques définitions : Les 2 organes de l’esprit - l’intelligence - la volonté 2 substances idéelles : - le vrai, l’évidence = l’absence de contrariété pour l’intelligence - le faux ............. = la présence de contrariété pour l’intelligence. 2 ressentis : - le contentement = l’absence de contrariété pour la volonté. - la tristesse ..... = la présence de contrariété pour la volonté.
Pour comprendre un phénomène classique : le déni.
Lorsqu’un raisonnement de l’intelligence aboutit à une conclusion qui contrarie la volonté, le déni consiste à transporter la contrariété de la volonté vers l’intelligence, de manière à ressentir le faux, plutôt que la tristesse.
Je pense donc que vous vouliez plutôt écrire : »Ce que vous écrivez est évident et ça m’attriste."
Que mon vote serve à désigner le gouvernant ou l’acceptation du texte de loi, il n’empêche qu’il pèse pour 0,000.002.325% de la décision finale... ce qui est ou trop peu si les conséquences de la décision me concerne expressément, ou beaucoup trop si elles ne me concerne nullement.
C’est le problème de faire la moyenne sur 43.000 000 de personnes aux intérêts contradictoires.
Qu’est-ce que je propose ? Un sage sous son chêne... à l’ancienne, quoi !
C’est amusant : tu constates qu’il te mène en bateau, mais ce n’est pas grave, tu voteras néanmoins pour lui.
Chez l’homme sensé, l’intelligence présente son objet à la volonté. Mais, chez l’homme en désarroi, la volonté procède de l’imitation d’une volonté externe, celle d’un homme qui sur lui a l’ascendant (pensé donc supérieur), les conclusions de l’intelligence étant renvoyées au néant, du fait d’une dévalorisation de soi : c’est le phénomène du déni.