Je ne suis pas sûr que sortir en boite de nuit ou se coiffer en punk soit interdit par l’Islam...
On peut subodorer que Merah fut un gamin très tôt plongé dans la déchéance morale, dont les actions ordinaires étaient dictées par la nécessité de jouir de ses vices (comme beaucoup de gamins confrontés au monde post-68ard fondé sur le « jouir sans entrave »).
Cette pauvreté morale est une souffrance, car elle mène à l’insatisfaction chronique. Beaucoup vont chercher la parade par la spiritualité.
Mais, manifestement, le salafisme n’aura pas permis à Merah de réguler ses vices. Le salafisme les a simplement déviés de manière à les mettre à profit pour le djihad. Maintenant, après 7 meurtres, il est mort...
La salafisme est donc manifestement une fausse spiritualité, une fausse religion, puisque loin de permettre à ses ouailles de vivre en harmonie avec leur entourage social, il les met en porte-à-faux en leur justifiant des comportements pervers.
Le coût de l’immigration, qu’il représente un gain ou une perte, n’est pas un bon critère de décision politique. Les gens ne sont pas des pions. Leur « déportation » contrainte, ou bien l’effet de leur « déportation » collective sur les autochtones est avant-tout un problème moral.
La bonne manière de poser le problème est : l’immigration sans limite est-elle juste ?
Il n’y a pas vraiment d’erreur. C’est une simple conséquence du principe de l’Etat de droit.
L’Etat de droit consiste à condamner ceux qui ont fait un crime, au regard de la loi, proportionnellement à la gravité de celui-ci. Or, la dangerosité d’une personne n’est pas un crime.
Même si souvent le simple bon sens permet de comprendre que quelqu’un est dans un cercle vicieux, dont les conséquences peuvent être graves, la loi, elle, ne permettra pas d’intervenir car elle ne repose pas sur l’intelligence des situations à venir mais uniquement propose une collection de procédures pour condamner des fautes du passé.
Bref, même si Merah avait été arrêté préventivement, il aurait été relaché aussitôt pour vice de procédure ou pour non-lieu.