Cela dit, il faudrait connaître ses motivations pour entrer à la légion. Il est possible qu’il ait voulu la saboter de l’intérieur. Un comportement étrange pourrait expliquer le refus de son intégration...
J’imagine l’armée voir un jeune qu’elle sait avoir été formé au Djihad en Afghanistan frapper à sa porte...
Depuis le XIIème siècle, par Saint Thomas d’Aquin (les péchés capitaux), l’on sait que le crime est l’aboutissement d’un processus pervers. Ce n’est donc pas le résultat d’une nature (monstrueuse), ni d’une idéologie. Morice, dans son article d’hier, rapporte un témoignage très pertinent :
"Il a conduit mon fils à son domicile, là où il est encore
retranché. Dans son appartement, il y avait un immense Coran dans son
salon et plusieurs grands sabres accrochés au mur. Il en a décroché un,
puis lui a imposé de regarder des vidéos d’Al Qaïda.« Les scènes sont
»insoutenables". Des femmes exécutées d’une balle dans la tête, et des
hommes égorgés."
Manifestement, ce Merah se gavait de vidéo de meurtres. Toute personne normale aurait de la compassion pour les victimes. Mais lui s’était accoutumé à trouver cela normal, d’où sa déshumanisation permettant son passage à l’acte.
Il se mettait en condition pour agir sans pitié.
Nous voyons bien qu’il ne s’agit pas simplement de quelqu’un qui soutient quelques idées douteuses, ni quelqu’un monstrueux par nature. Rien qu’avoir l’idée de montrer des vidéos de décapitation à un voisin montre qu’il n’avait déjà plus les idées claires.
Merah a agit sous le coup d’un conditionnement à l’ultra-violence, préparé par un endoctrinement.
Ce n’est pas un film, c’est la réalité. Il existe des sectes salafistes de préparation au combat par l’endoctrinement, c’est un fait.
Ce n’est pas au nom du Christ que l’Amérique fait ses guerres.
D’autre part, je parle de misère morale, ne mélangez pas tout.
Vous ne pouvez pas comprendre le phénomène avec vos catégories, car celles-ci sont statiques.
On sait depuis 800 ans (Saint Thomas d’Aquin, les péchés capitaux), que le crime est l’aboutissement d’une dynamique perverse. Dans un autre sujet (de Morice), il a été fait état d’un témoignage : Le tueur Toulousain avait invité un voisin à visionner sa collection de vidéos de meurtres au nom d’Allah. Manifestement ce garçon avait pour vice de regarder des exécutions sommaires. Toute personne normal trouverait cela horrible et aurait de la compassion pour la victime du meurtre. Mais, manifestement, lui-même voulait se mettre en condition pour n’en ressentir aucune. C’est ce qui l’a totalement déshumanisé. C’est ce qui a rendu facile son passage à l’acte.
Si vous omettez la dynamique perverse, liée à la technique d’endoctrinement, vous ne pouvez rien n’y comprendre et vos rapprochement sont alors totalement bidons, permettez-moi de vous le dire.
Lorelei : En fait, la loi n’a pas d’intelligence. La lettre est morte. Seul l’homme est intelligent Seul un homme peut considérer une situation dans sa complexité. Si un homme se borne à appliquer la loi, c’est qu’il n’use pas de son intelligence, il agit de manière bête et procédurale, le regard sur l’écrit, non sur la situation. Le simple bon sens, il me semble, permettait de comprendre la dangerosité du bonhomme. Mais la loi n’a pas de bon sens !
Nous voyons ici clairement les limites de l’état de droit, basé sur une législation statique. Mieux vaudrait se fonder sur un état de morale, où il est fait confiance à l’intelligence du juge, ce qui donnerait une législation dynamique, adaptable à la situation.
Il est évident que tout français qui va se battre en Afghanistan, dans la situation actuelle, est un danger public.