Après tout dépend de ce que l’on entend par universalisme. Le latin universum a en effet servi à traduire deux mots grecs très distincts dans l’histoire : - homothymadon (« d’un même coeur », « d’un commun accord », « de manière unanime »), dans les évangiles ou chez Platon. C’est cette version de l’universel dont est dérivé le mot « université » comme synonyme d’assemblée (expression : « université d’été ») - katholou (« pour tous », « en général »), dans les écrits d’Aristote, d’où la querelle des universaux à la redécouverte d’Aristote, d’où le sens de catholique en langue profane.
L’universalité post-1789 est en fait synonyme de catholicité. L’universalisme Républicain est donc un catholicisme de substitution. C’est une universalité-catholique. (selon la catholicité de la déclaration des droits de l’homme).
En revanche l’universalité-homothymique conçoit bien que les coeurs ne concordent pas nécessairement et donc que l’hétérothymie doit être gérée politiquement, puisque il apparait clairement qu’une discorde entre diverses universités humaines peut provoquer des troubles sociaux.
Isga : il n’y a pas de « classe » révolutionnaire... Il y a des principes de gouvernement différents.
Soit c’est le pouvoir politique selon le droit d’avoir en quantité suffisante (tout par l’argent, seule la quantité monétaire compte : si j’ai ce qu’il il faut, je peux), soit c’est le pouvoir politique selon le droit d’être suffisamment qualifié (tout par la vertu, seule la qualité morale compte : si je suis comme il faut, je peux).
Donner aux prolétaires les principes bourgeois n’aboutira pas à une révolution, mais à la continuation du même, avec simple substitution des oligarchies, lesquelles ne deviendront pas prolétaires pour autant, mais apparatchiks, comme l’histoire l’a déjà montré.
Pour aller vers le second principe de gouvernement, il faut une capacité à déterminer des vérités morales stables. A contrario, les vérités morales bourgeoises sont arbitraires et mouvantes, puisqu’elles sont réglées par la quantité d’argent dans le portefeuille...
Le marxisme, c’est juste l’éducation des ouvriers à la morale aléatoire de la bourgeoisie d’affaire.
Bon, après, il faudrait définir ce que l’on entend exactement par « peuple ». Mais mes grands-parents, alsaciens, parlaient toujours alsacien, qui est une langue Germanique. Ma grand-mère m’avait raconté aussi cet interdit de parler Alsacien à l’école (elle en avait gardé un mauvais souvenir). Il me semble difficile d’affirmer qu’il n’y ait jamais eu de peuple Alsacien.
Mon grand-père disait que l’Alsacien semblait Français à un Allemand, du fait de son accent français, comme l’Alsacien semblait Allemand à un Français, du fait de son accent allemand.
Je pense que l’on peut en effet caractériser un peuple par sa langue.
J’aurais aussi pu parler des Auvergnats.
Donc, bien-sûr qu’en France, il y avait des peuples. A l’époque, les gens étaient plus sédentaires, les moyens de circulations étant plus limités, de même qu’il a existé longtemps des octrois régionaux. Il était donc logique que chaque ensemble géographique produisent des peuples spécifiques, avec leur langue propre, leurs coutumes, leurs spécialités gastronomiques, leur style architectural, leur légendes particulières,...etc. C’est aussi cela qui a fait la richesse du pays : sa diversité interne !
Ceci dit, parallèlement à la 3ème République et à son uniformisme, l’exode rural, l’essor des moyens de circulation (chemin de Fer, voiture), l’essor des médias (presse) ont aussi participé à uniformiser les peuples de France.
Qui dira ce qu’est « l’utilité publique » ? Toi ou l’oligarchie des apparatchiks financiers ? Toi, tu ne seras toujours rien, tu auras un droit de faire un voeu qui comptera pour 0,0000025% du total tous les 5 ans... C’est ça que, sans rire, tu appelles « révolution citoyenne » ?