Arrêtez-donc avec vos étiquettes politiques à la mord-moi le noeud...
La vérité est que, pour en venir à considérer comme juste de buter des gamines sauvagement, et en plus de filmer l’acte, il faut être dans une profonde misère morale...
Trouvez-moi un seul intégriste chrétien, qui est donc pour l’application stricte de la morale chrétienne, laquelle morale interdit explicitement ce genre de barbarie, qui ait pu produire de tels actes... Cherchez. Il n’y a pas de djihad en chrétienté, il y a le martyr qui se laisse mettre à mort, en pardonnant son bourreau.
Trop facile d’accuser la société dans son ensemble... Comment avoir un débat démocratique, sensé résoudre les problèmes, si on ne peut jamais rien désigner, de peur de « stigmatiser » ? Et, bien,... c’est impossible : le « débat démocratique » ne vise pas à résoudre des problèmes, mais à convaincre des électeurs.
Le vivre ensemble, dites-vous ? Mais l’individualisme n’implique-t-il pas de vivre juxtaposé ? La laïcité n’est-elle pas la juxtaposition des religions ?
Mais comment s’étonner alors du communautarisme, des dissensions qui en résultent ?
Vous croyez sincèrement que les discours politiques peuvent avoir une influence sur des attachements pluri-millénaires ? Les gens agissent en vertu de ce qu’ils croient vrai, pas des discours des hommes politiques... Les hommes politiques, par leur orgueil démesuré, voudraient se croire indispensable et influents, mais la vérité est qu’ils ne sont que des gouttes d’eau dans l’océan de la société qui les entourent. Ils voudraient se faire passer pour des meneurs, quand, dans les faits, ils ne sont que des suiveurs qui courent derrière la dernière opinion à la mode.
Les salariés sont-ils des pions ? Il me semble que tu omets les qualifications et autres compétences. C’est assez rare, à mon avis, qu’un employé des services, avec ses qualifications, ne se réoriente vers l’artisanat. Vu le niveau de productivité, il faut en effet une certaine habitude à la tâche, laquelle ne vient qu’avec l’expérience.
Donc, oui, les employés de banques et autres services financiers ou d’assurance (traders, conseillers), ont un intérêt manifeste au développement sans fin de cette filière. C’est-à-dire que, avant de créer une filière, il faut bien y réfléchir, car le retour arrière est difficile, puisque tous ceux qui en vivent, quelque soit leur classe (employés, cadres, dirigeants, actionnaires), ont un intérêt immédiat à son développement, la reconversion étant en général assez pénible à vivre (c’est l’intérêt corporatiste).
Toute vision économique et politique sensée nécessite de prendre en comptes les intérêts corporatistes. L’intérêt de classe ne s’y substitue pas, il est autre.
C’est là que l’on voit que le marxisme est un réductionnisme, dans le sens où il veut tout réduire à un seul facteur, le facteur « classe ».
Il est sûr que c’est plus simple d’avoir une seule raison explicative de tout le détail du monde. Mais, hélas, l’observation ne le valide pas.
Ne vous vient-il pas à l’esprit que, avec l’ouverture des frontières sans restriction à des produits au coût de revient 50 fois inférieur que ce qui est possible en France, c’est non seulement les cotisations sociales qu’il faudra baisser, mais les salaires eux-mêmes ?
Bref, la gauche a beau accuser le capitalisme, selon ses formes usuelles de langages, mais elle ne percute pas que la solution est dans un recours au protectionnisme...
Je ne nie pas le rapport de classe. Factuellement, il existe bien une distinction employeur/employé.
Mais parler d’intérêt de classe n’a pas de sens.
Par exemple, tous les employés des industries de la rente (Banque, Assurance, gestion du Patrimoine, immobilier), ont objectivement intérêts à voir le développement de cette industrie, et leur intérêt converge de fait avec les rentiers qui sont pourtant d’une classe différente.
Ou encore, les routiers et les cheminots ont des intérêts divergents, car l’extension du transport par camion se fait au détriment du transport par train...
Ou encore, les employés du photovoltaïque n’ont pas les mêmes intérêts que les employés de Fessenheim, ni les mêmes intérêts que les employés de Pétro-plus.
Bref, les intérêts de classe sont internes aux corps intermédiaires, mais ils s’effacent dès que l’intérêt d’une filière est en jeu (réflexe corporatif).
Donc on ne peut fonder une politique uniquement sur la distinction de classe, car au sein d’une classe, il y a des intérêts contradictoires qui émergent dès qu’il s’agit d’opter pour une organisation économique particulière.
Je ne dis pas que le rapport de classe n’existe pas, mais il est aisé à réguler au niveau national par des lois générales. Par contre, régler le rapport entre les filières oblige à considérer toute l’organisation économique dans sa complexité.
Que ma position ait de l’avenir ou pas, je « kiffe » grave la pensée monarchiste : il n’y a que dans ce courant que je trouve des penseurs sans concession au conformisme ambiant, avec une véritable intelligence : c’est là que sont les vrais penseurs de l’école des sciences morales et politiques française. D’autre part, j’y trouve 1 millénaire d’histoire économique et politique, ce qui est moins limité que les deux siècles post-révolutionnaires et donc me sied parfaitement !