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  • ffi ffi 15 novembre 2011 14:00

    Vous notez que l’église avait un patrimoine conséquent avant 1789. Mais n’oubliez pas que l’église gérait l’éducation (collèges, universités), les soins (maisons-Dieu, Hôtel Dieu, Hôpitaux), des orphelinats et des hospices. Elle était l’institution de la charité, mise au service du peuple. C’est comme si reprochiez aujourd’hui à l’éducation nationale, à la sécurité sociale, à l’assistance publique d’avoir un patrimoine conséquent... C’est vrai, mais il y a des services rendus au peuple en échange.

    Nous sommes d’ailleurs dans un situation similaire à 1789. L’insupportable patrimoine des institutions de la charité républicaine (éducation, santé, caf,...etc) fait des envieux. Faut-il détruire ces institutions, comme fut détruit l’institution de la charité, l’Eglise, en 1789, pour des raisons comptables ?

    A vous de voir. Pour moi, les services rendus au peuple sont sacrés. Aucune raison comptable ne peut les remettre en cause.



  • ffi ffi 15 novembre 2011 13:44

    J’ai l’opinion inverse quant à la conclusion :
    c’est l’absence de Dieu qui amène à l’idolâtrie de l’argent.
    N’est-ce pas la révolution qui légalisa l’usure ?

    Raison vient du latin ratio, qui signifie « calcul, compte », lui même issu du verbe latin reor, ratus, qui signifie « calculer, compter ». La politique fondée sur la raison vise à tout compter, tout calculer, y compris de manière machiavélique, d’où l’argent qui finit par y prendre toute la place.

    Hors des petits calculs, il y a aussi le sacré. Ce n’est pas parce que le calcul montre que je peux faire quelque chose, que j’ai le droit de le faire... Du sacré, découle le principe de la loi. Le libéralisme a déconstruit le sacré, pour déconstruire la loi, laissant le monde se gouverner par la comptabilité monétaire, ce qui aboutira au rationnement.

    Hors de la quantité, il y a aussi la qualité. Ce n’est pas parce qu’une grande quantité d’avoir est désirable, que ces avoirs sont désirable effectivement du point de vue de leur qualité. Juger des quantités peut se faire par le calcul rationnel. Mais juger de la qualité, non. La qualité ne peut se juger que par rapport au sacré, donc à Dieu.

    L’occident, et la France en particulier, est retombé dans le péché mignon de l’Empire Romain : le calcul de la loi. En dessous de 20%, l’usure est légale. Au-dessus elle est illégale. Cet artifice de comptage est étrange. Soit l’usure est impie, soit elle ne l’est pas.

    Il y a des choses dont la nature est qualitativement mauvaise.



  • ffi ffi 14 novembre 2011 14:57

    Bref, vous faîtes pile ce que vous dénoncez : vous désignez une espèce (de pensée) que vous stigmatisez comme nécessairement mauvaise.

    Mais soyez sérieux. Ce n’est pas parce que je sais distinguer une femme d’un homme ou un arabe d’un noir, que je vais nécessairement penser que toutes les femmes sont identiques et méchantes ou que tous les arabes sont identiques et méchants...

    Ainsi, ce n’est pas parce que je dénomme perroquet, un perroquet que je vais penser que tous les perroquet sont méchants.

    Vous pratiquez exactement l’amalgame que vous dénoncez, en fait.



  • ffi ffi 14 novembre 2011 14:39

    Cela dit vous ne citez que les expressions qui vont dans le sens de votre théorie.
    Ne dit-on pas
    - doux comme un agneau
    - avoir une vue d’aigle.
    - se battre comme un lion
    ...
    etc.

    A mon avis, vous vous trompez dans la manière de poser les termes du débat. Tout mot, si l’on y pense bien est une catégorie, une espèce. Il faut bien des mots pour désigner la réalité, et cette réalité, on la perçoit par catégorie. Discourir sur la réalité nécessite l’emploi de mots, et donc de catégorie.

    D’ailleurs, vous inventez vous-même un mot, le spécisme, qui n’est rien d’autre qu’une catégorie que vous employez pour désigner une certaine manière de penser.

    Vous attribuez ensuite à cette catégorie de manière de penser des propriétés fatalement « méchantes » et voulez y voir la source exclusive de tout le mal.

    Vous préconisez enfin d’abandonner toute classification par « espèces » pour y parer.

    Mais, puisque vous-même avez réalisé une catégorisation des manières de pensée par « espèce » de pensée, votre réflexion, selon votre propre raisonnement, est donc fatalement mauvaise.

    Le débat est donc mal posé. Il ne s’agit pas d’un problème de mots, qu’il faudrait interdire, car ayant aboli les mots pour désigner les animaux et les classifier en espèces, et ainsi les distinguer, le problème demeurerait identique.

    Le problème est dans le rapport à l’altérité.
    L’autre paraît étrange et cela est source de conflit.



  • ffi ffi 11 novembre 2011 15:16

    Si des flics ont tué,
    1°/ ce n’est pas tous les flics.
    2°/ ce n’est pas le cas de ce môme, qui n’est ni flic ni n’a jamais tué.

    Celui qui se laisse envahir par la haine, au point de tuer arbitrairement celui qui n’a rien fait, a un problème de maîtrise de soi.
    Il doit donc être écarté de la société pour le danger qu’il représente vis-à-vis d’autrui.

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