La justice ne peut être indépendante de l’exécutif, vu qu’il faut bien exécuter les décisions de justice... et aucun exécutif ne s’exécutera lui-même (à moins d’une guerre civile en son sein).
C’est la logique d’ensemble qui est mauvaise.
Il faut un exécutif juste, source de justice dans la nation.
Cet exécutif juste, c’est le Roi très chrétien.
Louis XIV n’a-t-il pas mis Fouquet aux arrêts pour malversations ?
Cher Eric, Peut-être tout simplement que l’économie d’un pays ne doit pas dépendre des échanges internationaux, mais être d’abord interne à lui-même ? Et c’est d’ailleurs largement le cas. Les importations / exportation, c’est combien ? 20 % de l’activité économique ?
Savez-vous, qu’à l’échelle globale, la somme des importations et des exportations est toujours nulle, nécessairement ? Il est vain d’espérer une croissance mondiale globale par l’exportation...
Le Truc, voyez-vous, c’est de créer des emplois en France, donc de produire des choses en France, puis de les vendre en France. La « compétition » internationale n’a aucun intérêt. Nous n’avons pas à construire les autres pays, mais le nôtre. Donc notre travail doit construire d’abord la France... Le reste c’est du bonus, facultatif.
L’Allemagne et les Etats-unis se sont développés par le protectionnisme (de même que la France sous la royauté). lire ici. Extrait :
"Oui, ce qui manque à notre grande industrie, que les traités de 1860*
ont irrévocablement dirigé dans la voie de l’exportation, ce qui lui manque de
plus en plus ce sont les débouchés. Pourquoi ? parce qu’à côté d’elle
l’Allemagne se couvre de barrières, parce que au-delà de l’océan les États-Unis
d’Amérique sont devenus protectionnistes et protectionnistes à outrance"
* traités de libre-échange de Napoléon III.
Seuls les pays très riches peuvent se permettre d’ouvrir leurs frontières. Il sont d’abord passés par des phases protectionnistes pour créer des compétences internes. C’est ce que fait la Chine aujourd’hui. Protectionniste, elle ouvre peu-à-peu ses marchés à mesure que son industrie se développe.
La protection aux frontières - produits par produits - est juste un instrument de régulation du libre-échange.
Si taxer tel produit à l’importation est néfaste, alors, il est possible de détaxer totalement ce produit aux frontières : les frontières deviennent « invisibles ». Dans le cas contraire, si taxer tel produit à l’importation est bénéfique, alors, il est possible de mettre des taxes : les frontières deviennent visibles.
Dans le cas général, il y a un niveau de taxe qui est optimal pour un produit, selon le secteur industriel, selon le prix interne et les besoins de la population.
Bref, si des frontières permettent à la fois le libre-échange général, ou ciblé, ou un protectionnisme général, ou ciblé ; en revanche l’absence de frontière impose un libre-échange généralisé.
Il faut donc choisir le dispositif qui laisse le plus d’options politiques, c’est-à-dire frontières et protectionnisme, car il n’empêche pas d’opter pour le libre-échange si celui-ci est pertinent.