De toute façon, tant Aubry que Hollande sont contre le protectionnisme. Ils ne peuvent donc proposer mieux aux gens que de s’aligner sur les salaires chinois à terme.
Aubry et Hollande sont dans les allées du pouvoir depuis 1980. Ils ont montés en grade, car ils ne se sont jamais opposés aux décisions de l’époque dont les effets sont aujourd’hui désastreux.
Mais ce que l’on peut remarquer encore une fois, c’est que ce sont les sondages et les médias qui ont décidés du résultat du vote par avance. Comme en 2007, où Royal fut mise en avant, la menant à la candidature, cet été, Hollande fut choisit, à défaut de DSK, et mis en avant. Les électeurs de gauche font leurs petits calculs stratégiques : Qui a le plus de chance de l’emporter, puis votent en fonction.
Ce sont évidemment les médias, par leur propagande incessante, qui tiennent la clé de la première question « Qui a le plus de chance de l’emporter ».
Les électeurs de gauche regardent trop la télé pour avoir un avis éclairé sur les problèmes contemporains. Leurs petits calculs sont foireux.
Quand donc Aubry/Hollande ont-il prévu quoi que ce soit quant à la situation actuelle ? Chacun n’ont-il pas prônés le vote oui au TCE en 2005 ? Où est donc le choix, si on a voté Non au TCE, quand il s’agit de choisir au sein du parti d’opposition entre deux partisans du Oui au TCE, pour désigner un candidat qui devra s’opposer au président sortant, lui aussi partisan du Oui au TCE ?
Le système est bien verrouillé. Nous avons deux choix : un Oui de gauche, et Oui de droite...
Il y a 55% des gens qui ne seront pas représentés (les électeurs du Non au TCE).
Sisyphe, c’est même encore pire que ça : le système se voue à faire exploser toutes les connaissances morales, et donc les citoyens se retrouvent réduit à l’état de consommateurs compulsifs.
Tout est fait pour que les gens n’arrivent même plus à s’obéir à eux-mêmes...
Sinon, la nation « naissance », est évidemment fortement reliée à la langue, puisqu’un des premiers apprentissage, et le plus important, est la langue maternelle. Cela dit, il y a des peuples qui peuvent s’allier tout en se respectant, comme la Suisse le montre.
Personnellement, je suis pour le système du Liechtenstein. Un Roi, pour la stabilité de l’institution (et la lutte contre la corruption) Un parlement, pour les affaires courantes au niveau national. Démocratie directe pour les choix de sociétés.
Cher Lucadeparis, vous prêchez dans le désert. J’ai déjà évoqué au plus au niveau du PS cette loi 73-7. Ca ne leur parle pas. Ce n’est pas au programme. Pourquoi ? Mystère. C’est incompréhensible que ceux qui affichent la vocation d’aider le bas-peuple, désirent maintenir le racket financier institutionnalisé actuel. Mais cela ne changera pas. C’est Ainsi
Maintenant, vous prônez une « Europe des peuples ». Enfin bon, disons que le problème des élections, c’est que cela coûte très cher. Il faut des gros soutiens, argentés de préférence. Se présenter à 55 millions de personnes n’est pas à la portée du premier venu, alors vous imaginez à 250 millions, plus à devoir traduire dans 27 langues différentes ?
Que, dans ce système, ce soit les plus influents et les plus riches qui imposent leurs vues, n’a vraiment rien d’étonnant. Le peuple est totalement balayé à la base, car il n’a pas les moyens de lutter. Il doit se vouer complètement à des partis, corporations concourant aux enchères publiques électorales, donc en demande d’investisseurs et donc faciles à orienter pour ceux qui possèdent médias, argent et puissance.
C’est d’ailleurs bien la raison de la loi 73-7, servir les patrons, en guise de remerciement pour l’aide à l’élection.
Maintenant, quand vous parlez des peuples, vous parlez également des nations, car un peuple, c’est une nation. Sinon vous devriez parler du peuple européen (ce qui a mon sens n’existe pas), mais du coup vous ne pourriez plus parler d’internationalisme : il faut plusieurs nations pour qu’il existe quelque chose entre elles.
A mon avis, et c’est bien ce que peine à percevoir la gauche en général et l’auteur en particulier, c’est qu’il y a une usure manifeste des arguments des deux grands partis au pouvoir.
Je ne voudrais pas accabler des hommes à terre, mais il faut bien admettre que la divergence entre les promesses faites ces vingts dernières années (prospérité, etc) et les résultats effectifs...
Maintenant, cette usure se traduit par une stéréotypie de plus en plus marquée, une répétition sans fin de la même légende, version « de gauche », à mon avis très superficielle, des évènements des années 30.
Quelques soient les sophistiqués arguments intermédiaires, la conclusion est toujours connue : c’est Hitler, le diable en personne qui revient ! (ce qui est amusant pour des athées menés par la raison)
Soyons sérieux. On constate historiquement que régulièrement, la République s’effondre. La cinquième en 150 ans... Il y a bien quelques raisons de fonds.
Peut-être que la République, finalement, ne tient pas vraiment compte du peuple dont elle a la charge ? Peut-être que ceux qui ont gouverné ont-ils fait d’énormes bourdes.
En tout cas, aujourd’hui, les solutions à gauche (« les révoltés officiels »), sont vraiment pâles. Ca fait pas envie.