Les risques ? La continuation de la gabegie pendant de longues négociations ?
Il faut au contraire faire simple et direct. Les génies de la complication sont des embrouilleurs.
Art 50 -> bye bye UE. (1 jour) Loi 73-7 -> abrogation (1 jour) Rétablissement de la monnaie (2 semaine) Rétablissement des douanes (1 mois). et c’est parti...
@Logan, La lutte des classes n’a rien d’une situation sociale. La situation sociale est, depuis le 19ème, que certains ont du capital industriel qui permet de travailler, tandis que d’autres n’en n’ont pas et donc doivent demander à ceux qui ont pour travailler (c’est lié aux lois révolutionnaires qui ont détruit l’organisation tenant sous contrôle le capitalisme, mais c’est une autre histoire).
La lutte des classes est une idée de la mouvance marxiste, qui énonce que pour sortir les ouvriers de leur dépendances, il faut qu’ils s’allient et luttent de concert contre ceux qui ont le capital. C’est une stratégie d’agitation politique sur le clivage au travail.
Mais comment faire croire qu’une armée composée de prolos et de rmistes, gens totalement mobilisé par leur simple survie ait la moindre chance d’emporter le combat contre une armée de multi-millionnaires ?
Parce qu’il ne faut pas croire que, face à une armée qui se lève et vous désigne comme ennemi, vous ne cherchiez pas d’alliance pour relever le défi... La lutte des classes a déjà été gagnée - et à plat de couture - par les classes aisées... On aurait voulu mobiliser les classes supérieures contre les classes inférieures que l’on ne se serait pas pris autrement.
Il faut agir au contraire. Le travail doit être refondé sur la convivialité. Il faut donc diminuer la conflictualité au travail et démystifier ce faux concept de lutte des classes. Les patrons et les salariés n’ont pas tous les mêmes intérêt, hormis sur la pérennité de leur activité. Pour permettre cette pérennité, il faut éviter la concurrence.
La conflictualité externe (concurrence), comme la conflictualité interne (lutte des classes), sapent ces moyens de production qui nous pourtant assurent notre survie collective.
Mélenchon est partisan de l’arithmétique abstraite universelle. Il part de l’abstraction : l’homme est universel donc il a les mêmes droits partout (un Malien a les même droit en France qu’un Français, comme un Français a les mêmes droits au Mali qu’un Malien), puis il calcule le monde que cela devrait produire, et sa politique consiste à faire le monde à cette idée.
Cela avantage en effet les multinationales française qui peuvent grâce à cela racheter toutes les infrastructures du Mali. C’est un deal : laissez-nous prendre le contrôle de vos infrastructures et nous ne opposerons pas à libre-circulation de vos ressortissants ici. C’est le grand discours du Medef sur donner l’impression de « l’ouverture au monde » en ne régulant pas les régulations humaine.
Personnellement, je suis partisan de l’harmonie concrète de proche en proche. Il me semble évident que de grands déplacements de population génèrent du désordre : imaginez 500 parisiens débarquant dans un village des Pyrénées... mieux vaut partir du concret pour estimer ce qu’il est faisable pour réaliser l’harmonie et la concorde concrètement en un lieu, plutôt que partir d’une idéologie abstraite pour calculer ce que devraient être le monde en tout lieu.
Comment une démocratie directe pourrait-elle arriver à la même organisation, la même loi partout et pour tous ?
C’est pas tant le fait de l’impossibilité, mais c’est le fait de faire simple : l’impossibilité pratique vient de la complication (convaincre 27 partenaires, parler directement aux « peuples » de ceux-ci,...etc).
Certes une résolution de la situation par des manoeuvres extrêmement compliquées a une certaine probabilité de réussite (0,1%), mais ce que les gens veulent, c’est voter pour une stratégie simple qui réussisse dans 100% des cas.
S’il existe en effet un article de loi qui permet de quitter l’UE, donc permet simultanément de sortir de l’euro, de rétablir le circuit du trésor publique par la banque de France, de rétablir les droits de douane aux frontières pour faire cesser les délocalisation et la désindustrialisation, alors c’est effectivement la voie la plus simple : il suffit d’invoquer cet article 50 pour entamer directement une législature où les réformes sont peu à peu mises en place.
Mais s’il faut, après l’élection, entamer de longues et hasardeuses négociations avec une possibilité de réussite faible en préalable à toute action concrète sur la situation, alors ce seront plusieurs années où la situation continuera de se dégrader pour tous.