Si le peuple a perdu le contrôle de l’Etat - ce qui était très prévisible, vu que le peuple a besoin de bouffer et donc de travailler, bref il délègue manque de temps, alors je me demande bien comment il peut le récupérer...
Le plus simple, puisque l’état est ce corps d’officiers au service du Roy qui a coupé la tête de son chef, selon des arguments politiques douteux, c’est de le rendre à l’héritier de ce chef, pour qu’il y mette de l’ordre.
Toujours à prendre des vessies pour des lanternes ?
La démocratie, ça n’existe pas... Ceux qui sont désignés comme les membres du « peuple » le sont justement parce qu’ils ne gouvernent pas.
Aussitôt une fraction du peuple parvient au gouvernement, aussitôt elle quitte le peuple pour devenir gouvernant.
Le mot démocratie est intrinsèquement contradictoire.
En pratique, la démocratie ne convient qu’aux oligarchies, car elles seules ont les moyens de mener le peuple par le bout du nez (Et c’est bien la raison pour laquelle elles cherchent à exporter la démocratie dans le monde entier).
PS : j’ai parlé en (très) haut lieu au PS de la loi 73-7. Les instances dirigeantes sont parfaitement au courant. Mais que font-elles ? Elles s’en tapent...
Oui, la loi 73-7, c’est Pompidou qui la passe. Mais la gauche ne l’a pas du tout remise en cause, elle l’a même prolongé au niveau européen... Et d’ailleurs, elle ne remet toujours pas en cause ce principe, qui pourtant consiste à prélever sur tous les contribuables des sommes destinées à une poignée de rentiers. Etrange, n’est-ce pas ?
Cela dit, je suis pour distinguer entre le militant de base, et l’appareil politique.
Les appareils politiques sont manipulables par les oligarchies. Les militants, qui voudraient s’y investir, sont obligés de se couler dans le moule et se font conformer par le parti. Les petits de Mitterrand ne sont-ils toujours pas à la tête du PS ? Toujours les mêmes têtes.
Les partis sont mauvais (je parle d’expérience), de droite comme de gauche.
Mais il faut admettre que ce qui est exaspérant à gauche, c’est cet espèce de manichéisme et de simplisme de diaboliser les gens qui ne partagent pas leurs opinions.
C’est dû, d’une part, à la « concurrence entre les partis » (polémiques politiciennes), mais pour la gauche s’y ajoute le manichéisme marxiste : les non-marxistes seraient contre les prolétaires, donc du coté des bourgeois...
N’est-il pas envisageable d’être ouvrier et de considérer l’oeuvre de Marx comme fausse ?
Si la gauche n’est pas au pouvoir depuis 10 ans, c’est bien à cause de ces manières exaspérantes, qui lui produisent beaucoup d’ennemis. C’est bien expliqué ici.