Cher Eratosthène, J’ai passé au crible votre message et j’ai constaté une petite erreur : il ne s’agit pas de la preuve déontologique, mais de la preuve ontologique. . Sinon, la contre-preuve de Kant n’est pas valide : Voici la preuve ontologique
quelque chose de nécessaire ne peut pas ne pas exister (sinon, il serait contingent) ;
or Dieu est un être nécessaire (c’est une propriété comprise dans son concept) ;
donc Dieu existe.
Voici la réfutation de Kant (selon wikipédia) « Être n’est pas un prédicat réel », affirme Kant. Par « prédicat réel », il faut entendre « prédicat de la chose » (res).
L’existence nécessaire n’est pas une propriété des choses mêmes, une
propriété qui puisse appartenir ou non à leur concept, mais elle est
seulement « la modalité » d’un jugement.
En fait, Kant évacue l’idée même de nécessité dans le monde, alors que la philosophie, la logique ou les sciences sont fondées sur l’étude des raisons nécessaires aux choses, par l’étude de leurs causes efficientes. Il la clame simple commodité de jugement : comprendre, c’est un choix arbitraire de considérer un monde rationnel.
Mais, ayant ainsi évacué le postulat de la raison nécessaire, il abolit simultanément toute possibilité de preuve par le raisonnement, et donc son argument ne peut porter, puisque celui-ci se base précisément sur un raisonnement... L’argument s’autodétruit.
Pour que le monde soit rationnel, il faut que Dieu existe. Or le monde est rationnel, donc Dieu existe... Kant dit : je ne peux postuler que le monde est rationnel, donc je ne peux affirmer que Dieu existe. Mais sa première proposition lui interdit de déduire quoi que ce soit.
C’est ce que je dis : organiser la rivalité de tous contre tous pour maximiser les profits n’est pas en faveur du Bien Commun.
Le libéralisme est fondé sur la concurrence (c’est-à-dire laisser libre-court aux rivalités), qui agirait comme une « main invisible » pour plus de prospérité... Par conséquent, chacun peut laisser-libre court à ses vices et ses pulsions et le pays s’enrichira automatiquement...
Par quel miracle ? Mais qui peut croire en des sornettes pareilles ?
La bonne liberté est vertu et la mauvaise est vice. La manière d’atteindre le maximum de liberté en société, c’est quand chacun est vertueux. Le libéralisme, basé sur la permissivité aux vices, finira fatalement à produire la restriction des libertés de la très grande majorité de la population.
Notez que votre citation n’évoque pas le libéralisme, mais le capitalisme, qui existait sous l’ancien régime, sous une forme différente : - Monopoles locaux regroupant tous les artisans d’une activité (corporations). - Ministères donné par l’état à ces corporations pour contrôler la qualité des productions et diffuser les techniques de fabrication. - Nombre d’employés limité par établissement artisanal (4). - Nombre limité d’établissements par patron (2).
Oui, c’est assez logique, puisque les chrétiens s’étaient déjà fait massacrer par les précédents épisodes révolutionnaire comme en France ou en Russie, par exemple.
Que les royalistes aient la faveur des chrétiens, c’est aussi normal. Le meilleur système est celui du roi très-chrétien.
Nous avons de très beaux vestiges de l’ordre ancien, et je n’aimerais pas que l’ordre nouveau dure des siècles... Mais il ne peut pas, il est voué à s’effondrer.