Peut-être simplement que le mouvement des indignés n’est pas crédible ? Quand je vois la faune qui le gère près de chez moi...
Des professionnels de l’agitation politique, qui ne savent qu’aligner les mêmes stéréotypes depuis 30 ans, anarcho et coco, hyper-intolérant à toute parole ou affirmation qui ne rentre pas dans leur cadre idéologique.
Ajoutons à cela le harcèlement continuel jusqu’à saturation de ma boite mail, sans même se soucier de savoir si ça m’intéresse, à m’implorer de soutenir des gens en situation illégale, des délinquants, et même des terroristes basques !
Le pire c’est que ce sont des petits bourges, fonctionnaires, enseignants, avec leur emploi pour la vie et la retraite assurée derrière...
S’ils font mumuse à jouer les révolutionnaires, c’est même pas pour autrui, c’est juste pour la gloire de montrer leur mine dans le journal.
Et derrière, ils entrainent des gens à faire n’importe quoi, camper sur une place publique, alors qu’il est certain que la police va déloger tout le monde et saisir tout ce qui peut l’être...
De faux révolutionnaires, et des fossoyeurs de la révolution, qui font perdre du temps à beaucoup en les menant à des impasses.
La révolution, ça ne se fait pas comme cela, comme ils sont sot ! Il faut avoir les postes de pouvoir. Par exemple, l’oligarchie a su mettre en place ses sociétés secrètes - la Franc-maçonnerie - pour faire la sienne et recruter toute les élites intellectuelles du XVIIIème siècle.
Mais ce sont des bobos, et ils croient à l’histoire officielle... Le peuple qui se libère de ses chaines et prend le pouvoir ? Non, un coup d’état oligarchique qui installe un régime à sa convenance.
Ils n’y ont tellement rien compris qu’ils en clament encore « démocratie, démocratie, démocratie »...
Mais il n’y avait que le Roy très chrétien qui voulait faire la démocratie en convoquant les états généraux, bande d’idiots !
Il semble néanmoins que la majorité peine à voir la réalité en face.
La démocratie est un principe non-fonctionnel, elle n’aboutit en rien à laisser le pouvoir au peuple. Il doit y avoir un problème quelque part dans le concept...
Déjà à Athènes, la démocratie, période assez courte, fut celle de la perdition. Athènes se livra à toutes sortes de guerres - la guerre du Péloponnèse. Athènes s’effondra.
A Athènes, aux temps démocratiques, l’or de la ligue de Délos fut
détourné pour guerroyer et asservir les autres nations. C’est pourtant dans des assemblées populaires que tout se décidait, mais il semblerait que ces assemblées soient assez manipulables.
Le peuple, mal au fait des choses du pouvoir, car il doit travailler pour vivre, s’en remet en général à des expertises. L’oligarchie rentière a donc toute facilité de propager ses expertises pour « orienter » le peuple à se ranger à ses vues. Aujourd’hui, avec les médias, c’est tellement facile. Les médias inventent des opinions pour le peuple. L’exécutif sert ces opinions imaginaires. Mais les médias sont tenus par les oligarques. Même la science est frelatée (l’économie, par exemple).
Bref, la démocratie ne fonctionne pas, elle n’aboutit pas à ce qu’elle désigne. Dès son élection, l’exécutif est autonome, il n’a pas besoin de se référer au peuple, sauf quand cela l’arrange, pour faire sa publicité.
Pompidou n’a-t-il pas bazardé la souveraineté monétaire du pays par décret ?
Dès lors, tout repose sur l’exécutif et sur les principes qu’il suit. Aujourd’hui, l’exécutif n’a aucun principe, juste des contraintes légales. Un véritable exécutif aurait des principes moraux.
L’alternative, si l’on accepte de voir en face l’échec, c’est de revenir à la source des erreurs politiques passées : la révolution. La situation qu’elle a produit a durablement affaiblit le pays et produit des millions de travailleurs pauvres au XIXème siècle.
Le plus logique, pour la France, c’est de réinstaurer un régime de Roy très chrétien. Cela permet de profiter à plein de notre patrimoine historique. C’est un régime que l’on connaît et dont les oeuvres ont porté le pays à une prospérité sans égale à l’époque : on reconnait l’arbre à ses fruits.
Le Roy très chrétien est l’assurance d’un régime non tyrannique et moral. Le Christ ne disait-il pas, aux apôtres lui demandant : comment savoir qui est le plus grand ?
- Que le plus grand soit comme le plus petit, - Que celui qui commande soit comme celui qui sert.
C’est l’oligarchie qui a créé la République, afin de pouvoir compéter librement au pouvoir, dans un véritable retour aux guerres féodales. Et c’est donc cette oligarchie que la République sert. L’oligarchie a peur d’un Roy, car, comme au temps de la féodalité, le Roy ne tolérera pas que sa prééminence ne soit mise en danger et mettra au pas ses concurrents.
L’alliance d’un Roy avec son peuple, voilà la seule proposition efficace pour l’avenir.
-> Royauté au niveau national, démocratie directe au niveau local.
J’entends bien que vous penchez vers le libéralisme par refus de l’ingérence continuelle de l’état, c’est-à-dire par refus du socialisme étatique. C’est une tentation fort commune. Mais refuser l’un ne doit pas pousser à accepter l’autre, car les deux sont anti-chrétiens.
Comment, en effet, pouvez-vous ne pas percevoir la différence entre l’injonction libérale « concurrencez-vous les uns les autres » et la parole du Christ « aimez-vous les uns les autres » ?
Le moyen de la concurrence est antagoniste au moyen donné par Jésus : l’amour réciproque.
Seul l’amour est fécond. La concurrence est la garantie de l’auto-destruction à terme. Sacrifier l’amour pour raison d’efficacité économique est une voie erronée et fausse.
Il faut donc revenir au système d’ancien régime : des monopoles locaux, détenus par les universités locales réunissant tous les artisans y pratiquant une activité particulière. Pourquoi ? parce que les gens doivent s’entendre et agir ouvertement, non secrètement. Ces universités locales sont des instances politiques visant à la concorde. Elles fonctionnent en démocratie directe. L’état leur délègue le ministère politique sur la gestion de l’activité (métier vient du latin ministerium). Il s’agit d’une économie auto-administrée, en démocratie directe, par les travailleurs eux-mêmes.
En bon libéral, vous allez me dire : mais le monopole est intolérable ! Je vous réponds : voyez la concurrence - libre et non faussée - n’a-t-elle pas aboutie à créer des quasi-monopoles mondiaux ? Qu’est-ce qui est mieux ? Des dizaines de millions de monopoles locaux, protégés et limités par la loi, ou une dizaine de multinationales sur le monde entier ? Qu’est-ce qui est plus favorable à la variété des techniques de production, des inventions, et des productions elles-mêmes ?
Et de fait, la France d’ancien régime, anti-concurrentielle, royaume du monopole, fut le théâtre de l’invention de la moitié des techniques contemporaines, avec une variété sans égale de produits... Voyez l’oligopole Coca-Pepsi, ou Mac-Donald/ Quick, ils produisent la même chose, bien qu’ils se concurrencent. Comparez avec le patrimoine gastronomique français en matière de vin. Comparez l’uniformité des architectures modernes, et la variété de l’architecture historique, où chaque ville, chaque région a son style propre.
La concurrence, par la désolation qu’elle provoque, produit un appauvrissement manifeste.
Le chemin de la vie est « aimez-vous les uns les autres », non « concurrencez-vous les uns les autres ». L’histoire l’a montré, l’avenir le montrera encore.