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Qui falsifie l’histoire ?
(Extraits de l’encyclique de 1937)
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Nous adressons une parole spéciale de félicitation, d’encouragement, d’exhortation aux prêtres d’Allemagne, auxquels, dans un temps difficile et des conjonctures délicates, il incombe, sous la dépendance des Évêques, d’indiquer au troupeau du Christ le droit chemin, par la parole et par l’exemple, par le dévouement quotidien, par une apostolique patience. Ne vous lassez pas, bien-aimés Fils, qui participez avec Nous aux saints mystères, d’exercer, à la suite du Souverain Prêtre éternel, Jésus-Christ, la charité et la sollicitude du bon Samaritain. Que votre conduite de chaque jour se conserve sans tache devant Dieu dans la poursuite incessante de votre propre perfection et sanctification, dans une miséricordieuse charité à l’égard de tous ceux qui vous sont confiés, de ceux-là en particulier qui sont exposés, qui sont faibles, qui chancellent. Soyez les guides des fidèles, le soutien de ceux qui trébuchent, les docteurs de ceux qui doutent, les consolateurs des affligés, les aides et les conseillers désintéressés de tous. Les épreuves et les souffrances que votre peuple a traversées dans le temps d’après-guerre n’ont point passé sur son âme sans y laisser de trace.
Elles ont laissé derrière elles des angoisses et des amertumes qui ne peuvent guérir que lentement et dont on ne pourra triompher vraiment que dans un esprit de charité effective et désintéressée. Cette charité, arme indispensable de l’apôtre, surtout dans le monde d’aujourd’hui bouleversé et égaré par la haine, Nous vous la souhaitons et Nous l’implorons du Seigneur dans une mesure débordante. Cette apostolique charité vous fera, sinon oublier, du moins pardonner beaucoup d’amertumes imméritées et aujourd’hui plus nombreuses que jamais sur votre chemin de pasteurs d’âmes et de prêtres.
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Questions :
avoir ordonné aux prêtres
- « exercer la charité et la sollicitude du bon Samaritain »
est-il l’ordre de collaborer aux velléités Hitlerienne ?
- « Que votre conduite de chaque jour se conserve dans la poursuite incessante de votre propre perfection et sanctification, dans une miséricordieuse charité de ceux-là en particulier qui sont exposés, qui sont faibles, qui chancellent. »
est-il l’ordre de collaborer aux vélléités Hitlerienne ?
- « Soyez le soutien de ceux qui
trébuchent, les consolateurs des
affligés, les aides de tous. »
est-il l’ordre de collaborer aux velléités Hitlerienne ?
énoncer :
- « Les
épreuves et les souffrances ont laissé derrière elles des angoisses et des amertumes dont on ne pourra triompher vraiment que dans
un esprit de charité effective et désintéressée indispensable dans le monde d’aujourd’hui
bouleversé et égaré par la haine »
ne fut-il pas une analyse pertinente de la situation de l’époque ?
Le propre de votre raisonnement est le suivant :
Hitler évoquait le nom de Dieu, or le pape évoque le nom de Dieu, donc Hitler agissait au nom du pape.
Ne vous est-il pas venu à l’idée que tout repose sur la définition du mot de Dieu ? N’y aurait-il pour vous que la conception de Dieu chrétienne ? Lorsque les Romains évoquaient Dieu (Jupiter = père du Jour), ou l’Empereur divinisé, avaient-ils pour autant la conception chrétienne de celui-ci ? Lorsque les phéniciens évoquaient le Dieu Baal-Moloch, avaient-ils une conception chrétienne de Dieu ? Lorsque Hitler évoque son Dieu national et purement aryen, évoque-t-il la conception chrétienne de Dieu ?
De plus, les juifs évoquent aussi fréquemment le nom de Dieu, faut-il donc en déduire qu’Hitler, en évoquant le nom de Dieu, était téléguidé par les juifs ?
Vous semblez confondre entre le mot, le slogan et le concept. Deux concepts différents (et même opposés) peuvent être exprimés avec quasiment les mêmes mots. C’est-à-dire que pour juger un texte, il faut d’abord le comprendre, non pas picorer des mots de-ci de-là pour l’interpréter à notre convenance personnelle. L’encyclique évoque bien cette tentation Hitlérienne de plagia et d’imitation.
Toujours dans l’encyclique :
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Prenez garde, Vénérables Frères, à l’abus croissant, dans la parole
comme dans les écrits, qui consiste à employer le nom de Dieu trois fois
saint comme une étiquette vide de sens que l’on place sur n’importe
quelle création, plus ou moins arbitraire, de la spéculation et du désir
humain. Agissez sur vos fidèles, afin qu’ils soient attentifs à opposer
à une telle aberration le refus qu’elle mérite.
...
Seuls des esprits superficiels peuvent tomber dans l’erreur qui consiste
à parler d’un Dieu national, d’une religion nationale ; seuls ils
peuvent entreprendre la vaine tentative d’emprisonner Dieu, le Créateur
de l’univers, le Roi et le Législateur de tous les peuples,devant la
grandeur duquel les Nations sont « comme une goutte d’eau suspendue à un seau » (Is., XL, 15) dans les frontières d’un seul peuple, dans l’étroitesse de la communauté de sang d’une seule race.
...
Le point culminant de la Révélation atteint dans l’Évangile de
Jésus-Christ est définitif, il oblige pour toujours. Cette Révélation ne
connaît pas de complément apporté de main d’homme, elle n’admet pas
davantage d’être évincée et remplacée par d’arbitraires « révélations »
que certains porte-parole du temps présent prétendent faire dériver de
ce qu’ils appellent le Mythe du Sang et de la Race.
...
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Vous tombez vous-même dans le panneau hitlérien, pourtant dénoncé depuis 70 ans. Pire, pour vous légitimer d’y tomber, vous allez picorer des mots de manière arbitraire, selon votre convenance, dans la dénonciation de cette imposture publiée par l’église, pour tenter de prouver que l’église ne l’a pas dénoncée...
Vous ne pouvez décemment affirmer, en vous basant sur le texte de l’encyclique que l’église n’a ni vu, ni approuvé, ni omis de condamner le régime Nazi.
En effet, qu’écrit donc l’introduction de l’encyclique ?
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Si l’arbre de paix, planté par Nous en toute pureté d’intention dans la
terre allemande, n’a pas produit les fruits que, dans l’intérêt de votre
peuple, Nous désirions si ardemment, personne au monde, ayant des yeux
pour voir et des oreilles pour entendre, ne pourra dire aujourd’hui que
la faute en est à l’Église ou à son Chef. Les expériences des dernières
années mettent les responsabilités en pleine lumière : elles révèlent
des intrigues qui dès le début ne visaient qu’à une guerre
d’extermination.
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Dès 1937, l’église voit l’extermination se profiler et le fait savoir ... avant les accords de Munich et avant les accords entre Staline et Hitler, donc...
Votre article correspond donc probablement à vos rêves, mais manifestement pas à la réalité.
Je pense que l’on pourrait l’expliquer de la même manière que les démocraties ont signé les accords de Munich ?
La distinction pouvoir spirituel et temporel semble assez accepté par l’église. Il y a souvent eu des concordat (voir la querelle des investitures). L’église a signé un concordat avec Napoléon également. L’histoire est jalonnée d’accord diplomatiques entre l’église et les états sur des questions de culte.
Cela dit, je ne sais pas trop cette histoire. Il faudrait regarder en détail, et là je n’ai pas le temps. Le mieux c’est de poser la question à l’église directement et de voir ce qu’elle en répond.
Ce n’est pas incohérent, et j’ai d’ailleurs répété ma position actuelle.
La CIA clairement a tenté de magouiller en s’appuyant sur un certain nombre de forces anti-communistes. Cependant, il est faux de croire qu’il existe des hommes qui soient dénués de toute volonté propre. Il n’existe pas de gens qui soient totalement manipulable, en particulier s’ils ont entre eux un lien aussi fort qu’une foi commune.
Il est de notoriété publique que Ben Laden a été soutenu par la CIA en Afghanistan, mais il est présomptueux de dire que Ben Laden est la CIA. Ben Laden a sa vie propre. En tant que personne né en Arabie Saoudite, il est héritier d’une certaine vision de l’Islam - de lecture littérale -, il obéit donc d’abord à son héritage tel qu’il le conçoit. Cet héritage ne le porte pas à se soucier des intérêts américains, mais des intérêts de l’Islam.
Ma position (actuelle) est donc celle-ci :
La CIA a magouillé en s’appuyant sur certaines forces politiques qui lui préexistaient (c’était le plus efficace) pour endiguer l’extension du communisme, mais ces forces lui ont « explosé » à la figure.
Si la CIA a effectivement apporté une formation au maniement des armes occidentales, et des soutiens financiers, un peu comme lorsque Lawrence d’Arabie arma les wahabites pour faire exploser l’empire Ottoman, je pense que les jihadistes ont gardé une autonomie propre à eux du fait de leur langue et de leur religion.
Je vois donc l’alliance CIA / Ben Laden, comme une alliance de circonstance, pour un temps donné, entre deux entités politiques ayant eu des intérêts convergents (faire sortir l’URSS d’Afghanistan). Une sorte de majorité plurielle si vous voulez.
La force politique Ben Laden existait, parce qu’il existe au sein de l’Islam, un germe de radicalité, très explicite dans le Coran.
Le Coran contient de nombreux appels aux meurtres envers les infidèles, ce qui donne une grande popularité aux mouvements violents au sein des sociétés Islamique.
Enfin, je continue d’affirmer mon droit de critiquer un dispositif religieux pousse-au-crime. Mais j’appelle chaque fois à distinguer entre l’idéologie Coranique pour elle-même et entre la mentalité personnelle de ceux qui ont hérité de naissance de la religion musulmane, étant entendu que chacun a sa conscience personnelle.
Cette position est d’ailleurs tout-à-fait dans la ligne que celle de considérer que Ben Laden/ Al Quaïda ont leur vie propre, indépendamment des alliances de circonstances qu’ils ont pu nouer dans le passé avec des services secrets.
Je ne pense donc pas être incohérent, mais je pense que vous aviez mal compris ma position, et je pourrais vous l’expliquer à nouveau à l’occasion.
Merci. En fait, cet univers il est trop bizarre. Comme si, du fait de nos propres consciences, l’univers prenait conscience de lui-même. J’avais écrit ceci, il y a quelques temps.
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L’homme est dans l’univers.
L’homme peut transformer l’univers.
Donc, l’univers, au moins par le truchement de la vie, peut se transformer lui-même.
Quel étrange univers ! Serait-il ... vivant ?
Ces quelques phrases m’ont longtemps fait réfléchir et j’y pense encore. Formuler le fait de la vie de cette manière, en relation de son contenant, semble indiquer que la vie est intrinsèque à l’univers, qu’elle est présente dès le départ. Hyugens avait déjà soutenu que la vie était un phénomène cosmique. Leibniz lui-même considérait la matière « comme étant un lac plein de poissons, mais d’une subtilité qu’on ignore ».
De même, on pourrait bien imaginer qu’il existe une vie incommensurable, galactique, que l’on ne devine pas, l’infiniment grand étant aussi difficile à cerner que l’infiment petit.
Pourrait-on définir la vie comme une propriété d’auto-transformation de l’univers ? Si tel était le cas, aurions-nous les outils mathématiques, physiques pour modéliser une telle hypothèse ? La physique modélise selon des formes géométriques, souvent ponctuelles, auxquelles sont associées une grandeur scalaire pertinente selon le contexte (inertie gravitationnelle, inertie électrique, inertie magnétique) : c’est ce que j’appellerais Objet. Or, un point muni d’un scalaire permet-il d’envisager une chose capable de se transformer d’elle-même et de transformer autrui ?
Prenons le cas d’un homme : on peut le modéliser comme ayant un taux de croissance durant l’enfance. Mais il est difficile de pouvoir estimer combien de temps durera cette croissance. Il faudrait pour cela faire des mesures des taux d’hormones de croissance en son sein. On peut quantifier sa force de travail, mais cela ne nous donnera aucune information sur l’idée qui le pousse à travailler et sur quoi il opérera. il nous faudrait alors essayer de comprendre le personnage, sa psychologie, sa façon de réfléchir pour tenter d’atteindre cette compréhension.
Le vivant ne se laisse pas si facilement cerner !
Le modèle qui pourrait être proposé, en imaginant l’univers vivant dès l’origine, est le suivant, c’est ce que j’appellerais un Sujet. L’Être minimal à considérer est fait d’une peau, il est plongé dans un métabolisme externe et il est sujet à un métabolisme interne. la peau étant le lieu de transition entre les deux métabolismes, là où le métabolisme externe influence le métabolisme interne et là où le métabolisme interne influence le métabolisme externe.
Par exception, je considèrerais l’univers comme le seul Être sans peau et seulement doté d’un métabolisme interne. Le système solaire est lui-même doté d’une peau, l’héliopause, lieu où interagit le vent solaire et les rayons galactiques, il est sujet à la gravitation et au vent solaire en interne. La terre est elle-même dotée d’une peau, la ionosphère, et elle est sujette aux divers métabolismes chimiques, physiques et biologiques. L’homme, l’animal, le végétal sont eux-mêmes dotés d’une peau et sujet à métabolisme cellulaire. La cellule est elle-même dotée d’une peau, une bi-couche lipidique, là où s’opère les échanges avec le milieu extra-cellulaire.
Les cellules sont elles-mêmes constituées d’organites plus ou moins indépendants et pour les eucaryotes d’un noyau cellulaire abritant l’ADN.
Au niveau social, on peut aussi considérer une société comme un Sujet, protégée par une frontière linguistique, culturelle et religieuse, siège d’un métabolisme interne (économique, culturel, social), dans un un métabolisme global (échange internationaux). C’est le Sujet de la Nation.
On perçoit très clairement, dans un tel modèle, que si la peau ne peut pas soutenir la pression du métabolisme externe, alors le Sujet se réduit à néant. Si, au contraire, la peau ne peut soutenir la pression du métabolisme interne, alors le Sujet s’étend infiniment. Globalement la peau est le lieu, l’entre-deux, de deux métabolismes qui se compensent exactement, id est, harmoniques entre eux. En effet, s’ils ne se compensaient pas, la peau ne pourrait jamais se former et le Sujet serait indétectable.
Si toute action du métabolisme externe sur la peau du Sujet produit un élément compatible avec la survie du Sujet étudié, il survivra, tandis que si le résultat de l’interaction du métabolisme externe sur la peau du Sujet étudié produit un poison, alors le Sujet périra.
Il faut considérer la peau telle qu’elle interagit avec le métabolisme externe pour produire un élément du métabolisme interne, ce qu’en théorie des systèmes on pourrait modéliser par une fonction de transfert.
En réduisant l’idée, je dirais que pour un Sujet le signal externe est transformé en signal interne par sa peau. Autrement dit, par sa peau, le Sujet perçoit. Pour l’animal, si ce signal est bon, il en aura l’appétit et voudra s’en emparer, mais s’il lui semble mauvais, il en sera dégoutté et voudra le fuir (notion bien / mal)
En formulant autrement, je peux dire aussi que là où il y a une peau, il y a convergence entre deux métabolismes.
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... etc...
Ca reprend en partie le système logique de la monadologie, en y injectant quelques notions et phénomènes découverts postérieurement, faisant le lien avec la théorie de l’Univers électrique, la biologie digitale (Benveniste).
J’envisage le métabolisme interne à un sujet de nature plutôt « électrique » (quoique c’est plutôt ce qui s’en échappe lorsqu’il est perturbé de l’extérieur). Le Sujet possèdent un mouvement objectif doté d’inertie, mais connaître un Sujet nécessite de se mettre dans sa peau, ce qui influence nécessairement son métabolisme interne, d’où certaines incertitudes.
...
Mais ceci n’est pas un réflexion physique valable aujourd’hui, elle n’est pas publiable, parce qu’elle ne contient aucune équation...
Personnellement, je comprends les divers extraits de « mein kampf » d’une manière différente que l’auteur.
Il faut se remettre en mémoire l’influence de Nietzsche sur la philosophie Allemande à l’époque, qui détermine le contexte idéologique (lire la généalogie de la morale, par ex)
Hitler reconnait vrai qu’une foi est un ciment puissant et cite l’exemple de l’église. Manifestement, le Nazisme correspond à ce projet Hitlerien : fonder la foi d’une religion glorifiant la pureté raciale afin de justifier politiquement des pratiques eugénistes.
En fait, tout dépend comment l’on définit Dieu. Dieu est la cause de tout, tant originelle que finale. De la définition de Dieu adoptée découle les actions des croyants.
Hitler est clairement athée du point de vue chrétien, car il refuse les révélations bibliques et chrétiennes, et se bricole un Dieu défini sur mesure pour correspondre à son projet politique. De même le communisme est athée, bien qu’il fonde une véritable foi : l’idolâtrie du prolétaire ce qui en fait une sorte de religion.
Cela peut sembler étonnant de qualifier ces système idéologiques idolâtres d’athée, pourtant il existe d’autres exemples tel le culte de l’Être suprême, qui découle également de conceptions philosophique athées.
Rejetant donc les révélations antiques, Hitler a toute liberté pour définir Dieu à sa convenance, mêlant eugénisme, racisme, darwinisme, nationalisme, socialisme. Il tente de définir sa propre religion.
le Dieu qu’il vénère n’est pas chrétien, puisque le Dieu chrétien est amour.
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