La méthode pour faire de la science ne peut donc consister à suivre une méthode idéale, car l’on ne fait alors que suivre le chemin qui consiste à suivre un chemin préétabli par un idéologue. La méthode n’est pas de suivre une méthode... mais de découvrir la méthode qu’emploit le réel pour exister.
Pour mieux expliquer : methode du grec meta +hodos qui suit + chemin
l’Idée a la capacité de « suivre le chemin de la réalité », c’est-à-dire de découvrir la méthode avec laquelle la réalité s’organise, en reliant divers faits ensembles à l’aide de concepts abstraits.
Si l’Idée veut suivre une méthode idéale, elle ne fait que se conformer à poursuivre cet idéal (ce qui est une idolâtrie). C’est une façon de s’illusionner sur la réalité en la regardant au travers d’un prisme idéologique, décidé à priori, celui de la méthode présentée comme chemin d’accès à la vérité.
L’idée, pour être rigoureuse, doit toujours être analogue à la réalité qu’elle veut décrire, c’est-à-dire se conformer à la méthode du réel (= suivre fidèlement le chemin de la réalité).
Le génie de l’idée, c’est qu’elle sait se conformer à la réalité. Le problème d’une méthode, c’est qu’elle oblige à y conformer ses idées.
L’idée, en suivant une méthode, ne comprendra donc de la réalité, que ce qui est déjà postulé silencieusement à priori par la méthode. L’illusion sera de croire que l’on y trouve une vérité, alors que l’on ne fait qu’y retrouver la méthode initiale. Ce faisant, la méthode croit se prouver elle-même. C’est en fait aller vers un raisonnement intrinsèquement circulaire.
J’aurais pu aussi prendre l’exemple de se retrouver à passer une soirée avec des personnes qui sont copains depuis l’enfance et qu’on a rencontré récemment. Cette « initiation » que j’évoquais est simplement le fait d’avoir des souvenirs en communs (i.e une communion de souvenirs partagés).