Et bien, tu me viens de prouver encore que ta pensée confine au racisme.
Visiblement tu n’as pas approfondis ce qu’est le racisme, tu le dénonces d’une main, mais le pratiques de l’autre.
Un seul contre-exemple suffit : Etre antisémite est-il raciste selon toi ?
Selon ta pensée, puisque ceci consiste en la haine des gens de religion juive, tu devrais me répondre que l’antisémitisme n’est pas un racisme !
Et bien, pour moi, l’antisémitisme est un racisme.
Il n’y a pas de problème de cohérence parce que :
Race vient du latin ratio qui signifie « catégorie », ce qui n’a rien à voir avec une ascendance éthnique. Par exemple, au XIXème siècle, on pouvait parler de la race des hommes de loi pour désigner les policiers (ceci bien qu’ils ne se reproduisent pas entre eux)
De fait, le racisme c’est une pensée qui s’appuie sur une mise en catégorie des populations selon des critères arbitraires (métiers / religion / éthnie / groupe culturel / idéologie politique / couleur de peau). Le raciste, en vertu de cette mise en « case », qui n’est que de son fait, croit pouvoir en déduire le comportement de toute cette classe de gens, comme s’il s’agissait de clones sans âme.
Ainsi, tu n’hésites pas à faire porter la responsabilité d’actes de gens situé au Pakistan, responsables pourtant uniquement pour eux-même, à, par exemple, des marocains situés à 10000 km sur les rives de l’Atlantique. Ceci est raciste.
Ainsi agit Tsahl, lorsque en représailles d’un lancer de roquette, celle-ci ne condamne pas les coupables du lancer en question, mais punit des Palestiniens, de manière arbitraire, sans se soucier si ceux-ci sont les responsables ou non du lancer.
Imagine-toi, en cas de meurtre à Paris, la police sévir au hasard, pour l’exemple et tuer une vingtaine de citoyens innocents pour venger le meurtre au simple motif qu’ils seraient Parisien et donc un peu coupable quand même. C’est ce qui se passait pendant la deuxième guerre mondiale : lorsque un acte de résistance était perpétré, la SS condamnait les terroristes et allait s’en prendre arbitrairement aux populations innocentes parce que celles-ci avaient le tord d’être Françaises. C’est aussi cela le racisme.
La responsabilité est individuelle. Personne ne porte la responsabilité d’un autre au motif qu’il serait sensé être de la même catégorie, catégorie que tu lui a assigné toi-même d’ailleurs et qui sont largement des raccourcis d’expression (le Pakistanais, lui, se pense plutôt Pakistanais, le Marocain, lui, se pense Marocain).
Chacun est une personne, chacun porte son propre nom, chacun prend ses propres décisions, chacun pense à sa manière. Entre frère et soeur, parent et enfants, Mari et Femme, les gens ne sont pas souvent d’accords.
En ce qui nous concerne, je trouve que tu as une petite tendance à penser de manière raciste, il semblerait.
Mais, bon, être raciste, ce n’est pas une race ad vitam aeternam, cela peut changer - quand on a compris la nuance...
Sinon, je ne te combats pas, je t’explique, c’est différent.
Pour tempérer, les Alsaciens ont longtemps qualifié les Vosgiens de « Français de l’intérieur ». Cela montre une certaine distance avec la France dans le passé, laquelle s’est résorbée depuis.
Les antagonismes sociaux se sont considérablement étendus sous le règne de l’UE (voilà encore un exemple de la « paix » promise par l’UE libérale non réussie). Continuer de laisser les gens sans autres solutions pour subsister que celles de la débrouille, la rouardise, voire la crapulerie, c’est un drame qui ne restera pas sans conséquence s’il perdure. Il est bien évident que certains - et ils sont nombreux - se sentent complètement abandonnés par le pays, et que désormais la promesse républicaine leur apparaisse comme un conte pour enfant auquel ils se sont juré de ne plus se laisser prendre. De même, le taux d’abstention supérieur à 60% des élections montrent bien, sous un autre aspect, cette rupture entre le peuple et la république.
Cela dit, le racisme est toujours une mauvaise chose, car source d’injustice et d’arbitraire. Ce faisant, si quelqu’un en rupture du système, devient raciste, il se coupe de personnes qui, au final, auraient pu lui être favorables et le soutenir ; s’il avait pu exprimé ses malheurs de manière plus concrète sans chercher à en faire porter la faute sur un groupe arbitraire de personne qui n’y sont pour rien. La colère est mauvaise conseillère.
Il y a une sorte de cercle vicieux du racisme. Les propos racistes provoquent le rejet et le mépris, pendant que ce rejet vient apporter au yeux de celui qui a exprimé les propos blessant la preuve que ses propos étaient légitimes (puisque le rejet est conçu comme une agression). Tant et si bien qu’on ne sait plus à la fin qui a commencé...
Paradoxalement, il faut sauter le pas : on ne peut lutter contre le racisme que par l’amour, un amour sans naïveté cependant.
Les personnes seront enclin à aimer le pays s’il les aime.
Nation, étymologiquement vient du latin natio, nationis à l’origine « naissance », d’où « individus nés en même temps ou dans un même lieu ».
La nationalité est quelque chose de factuel, indépendant de notre volonté, car personne ne choisit où il naît. La nationalité ne contient en elle-même aucune valeur, ni identité, même si notre lieu de naissance, auquel chacun se sent en général attaché, transmet un héritage, modulé par la famille, héritage envers lequel chacun est susceptible ou bien de s’identifier ou bien de se défier.
Au sens politique, tout peuple a droit à une nation. C’est le « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » Onusien. C’est-à-dire qu’il est absolument légitime pour les habitants d’un lieu de gérer par eux-même leur vie dans ce lieu. Ils en sont eux-même les plus compétents. Quels habitants voudraient voir leur lieu de vie pollué ou livré à la misère ? Les grandes multinationales, elles, elles s’en moquent, elles viennent faire leur profit (Baupal, Pollutions des industries pétrolières dans le monde entier, OGM ...), peu leur importent les conséquences à terme pour la population du lieu. Cela correspond à une idéologie du pillage, ce qui ne peut plus être accepté aujourd’hui.
Tout peuple a la possibilité de vouloir coopérer avec ses voisins, s’il pense cela efficace, dans un intérêt de développement mutuel, et pour cela, chaque peuple a la liberté de remettre une partie de sa souveraineté entre les mains d’une instance collective multinationale.
Je suis bien d’accord pour dire que l’Europe n’est absolument pas un tel outil. Les peuples sont mis en concurrence entre eux, les cultures locales sont taboues, les peuples sont interdits de tous les attributs de leur souveraineté qui permettraient de développer leurs lieux de vie comme il se doit : Interdiction d’émettre des crédits publics, interdiction d’investir dans le secteur productif et de mener une politique industrielle... Dans les faits, l’Europe actuelle organise la domination de grandes structures liées aux oligarchies privées sur les décisions relatives aux lieux de vie, outrepassant le gouvernement légitime des habitants autochtones. La conséquence de cet état de fait est que les décisions politiques ne se font pas dans l’intérêt des peuples, mais dans l’intérêt d’une petite clique qui se voit toute-puissante. Cela nuit à la population dans son ensemble.
Pour sauver les peuples d’Europe, la solution est d’en finir avec l’UE, de se placer dans un système protectionniste national, de reprendre la souveraineté monétaire pour mener une politique de développement efficace en constituant un ensemble de bien commun (infrastructures publiques, services publiques, industries publiques) ce qui permettra de développer harmonieusement les lieux de vie selon les compétences, les ressources et les désirs de leurs habitants. Une fois ceci fait, un certains nombre d’accord bilatéraux seront passés avec les pays possédant des ressources que la France ne possède pas (Vénézuela, Russie, Chine, Iran, Allemagne, Afrique ...) contre échange de bien, ce qui permettra de planifier des productions à long terme.
Ce protectionnisme sera étendu à tous les pays du monde, en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud. Ces pays retrouvant les attributs de leur souveraineté, monétaire, douanière, pourront alors se développer et sortir du néo-colonialisme larvé actuel.
En même temps, les institution Européennes seront refondées autour d’instances de coopération internationales, dans le but de faciliter les échanges économiques intra-européens (sur des biens concrets), les discussions multipartites au sein du continent (gestion des ressources communes), la constitution de biens communs continentaux (Voies navigables / ferrées, partage des compétences) et la résolution d’éventuels conflits.
Cette solution vient non pas par haine de l’autre, comme le prétendent certains par des amalgames douteux, mais pour une simple raison d’efficacité économique et politique, chose dont les partis politique feraient bien de s’enquérir plutôt que de rester tétanisés au-devant, et par conséquent complices, de l’effondrement actuel.
Il y a des problèmes écologiques, mais les Etats ne pourront pas intervenir tant que leurs finances sont occupées à renflouer des banques, qui possèdent le privilège insensé de créer l’argent Ex-Nihilo et d’en demander des intérêts, ce qui oblige tout le monde a une recherche du profit excessive, ce qui pèse fatalement sur l’environnement. Les Etats ne pourront pas intervenir tant qu’ils sont interdit d’investir directement dans la constitution de biens communs collectifs.
Question : Pourquoi les verts ont-ils votés au parlement européen pour la libéralisation du marché de l’énergie et des chemins de fer ?
C’est prendre le problème à l’envers.
D’abord, résoudre le problème de l’impuissance des acteurs public et remettre en cause ce privilège insensé des banques privées et autres lois scélérates, car cela donnera aux acteurs publics les moyens d’affronter les multiples problèmes des populations : Chomage, environnement, services collectifs, misère ...
Sinon, on se complait dans une posture d’impuissance, confronté à des problèmes apocalyptiques
La crise n’est pas d’origine écologique, elle est causée par la
pratique sans limite de l’usure et de la spéculation et la mise en
concurrence généralisée des populations de toute la planète (et donc tant de
leurs systèmes sociaux que de leurs éco-systèmes).
Je maintiens : omettre les raisons réelle de la crise économique et lui substituer des raisons écologiques, c’est une imposture. C’est s’interdire toute solution, y compris celles qui auraient une action bénéfique sur l’environnement.
La crise actuelle est la conséquences du libre-échange et du monopole des banques privées sur la création monétaire. L’Europe, en interdisant aux états d’intervenir directement pour dans la constitution de biens communs productifs (services publics), empêche toute solution à la crise.
Tout mélanger est de faire passer cette crise pour une crise écologique. Or rien n’est plus faux. C’est une banale crise de l’usure financière : Une overdose de crédits et autres dérivés émis pour faire du pognons, suivie par un blocage général des possibilité de remboursement. Pour en sortir il suffit de restaurer le droit de seigneuriage des nations.
Alors, objectivement, les écologistes deviennent les alliés des banques : Organisez la faillite de tout ces petits producteurs qui ne remboursent plus aux banques les crédits qu’ils leur doivent même à taux usuraire !
Certains disent qu’ils polluent... D’autres disent qu’ils doivent de l’argent.
A mon avis, les petits producteurs bio n’y résisteront pas. En revanche, les grosses exploitations productivistes, elles, resteront.
Bref, cette histoire, pulsée par tous les grands médias, financée par les groupes de luxe (oui, oui, ceux qui vivent de la fabrication de gadgets inutiles), soutenu par la monarchie Britannique consiste à jeter un voile sur les véritables raisons de la crise.
De cela, l’écolo moyen en sera victime : de sa victoire idéologique, il sera ruiné, tandis que le banquier pourra continuer tranquillement de s’acheter ses 4x4 (voire éventuellement des chars d’assaut) pour son confort. personnel.
Dire que la crise actuelle est une crise écologique est une imposture.