John Loyd, Mr Blanchard a raison. Vous semblez vous contenter d’une rhétorique de l’excès et de l’outrance et tombez avec facilité dans le dénigrement, la dérision et le mépris. Qualifier le texte d’un jeune de 22 ans de Daube, sans trop d’argument, ne témoigne pas d’un attachement à une certaine grandeur d’âme. Même si je suis absolument d’accord avec vous sur de nombreux points, je ne suis pas pour se laisser aller au mépris de ceux qui sont en désaccord. Je fais la distinction entre celui qui ignore certains faits et donc se fait manipuler, et ceux qui cachent volontairement des faits pour manipuler les autres. Au lieu de cela, malgré ma colère, je crois en une certaine générosité et en la patience. C’est le respect des autres qui nous fera gagner, car c’est cela qui nous différentie. Rapporter simplement des faits complémentaires et, encore largement inconnus suffit : Rome ne s’est pas faite en un jour. Courage ! Par ex : - l’effondrement du WTC est incompatible avec le principe de moindre action, d’où son impossibilité sans intervention humaine, ce que absolument aucun physicien ne peut ignorer, d’où l’évidence d’un black-out médiatique organisé d’en haut, dans des intérêts assez obscurs sur ce point. Comment la presse en est-elle arrivée là ? - Les liens de Baudis, président du CSA, avec Carlyle, le fond de placement des Bush-Ben Laden, qui est intervenu directement pour « interdire » tout débat à ce sujet. - le rachat de la presse par les oligarchies de l’armement, du luxe et de la banque (Lagardère, Rotschild, Pineault, Bolloré ...). - la mise au pas des journalistes en généralisant les piges et par quelques licenciements très médiatisés (Siné, Labévière, Génestar, Grégoire Deniau) sur des motifs fallacieux , histoire de bien faire comprendre aux journalistes qu’il leur faut raser les murs et appliquer les décisions sans réfléchir. - la possible corruption des processus de recrutement par les patrons des médias privés. - la discrimination politique dans les entreprises (histoire de Samuel Bourreau à TF1 sur Hadopi). - la discrimination politique et l’interdiction de toute recherche sur les sujets qui dérangent (Aymeric Chauprade). - La non-distribution ou la non-édition des livres rapportant des informations non désirées (Blanrue, Israel Shamir). - la tenue des agences de presse, qui sont les pourvoyeuses de l’information officielle ....
Pour rassurer Erwan, il suffit d’éteindre la télé et d’éviter les médias officiels et surtout savoir deviner entre les lignes, pour que cette réalité virtuelle apocalyptique imposée soit sans effet. Ce n’est pas parce que lorsque l’on voit l’écran, dont le contenu illusionne fortement, que toute la population voit la même chose sans recul. Laissons-donc ces gens pipeauter dans leur studio, sous les projecteurs et diffuser leurs opinions non dénuées d’intérêt en amont sur les ondes. Même quand plus personne ne les regardera, ils continueront quand même, ils sont payés pour le faire par leur patron.
Un écrivain américain demandait à un russe, sous régime communiste, dont la seule source d’information était la Pravda, le monument de propagande soviétique. « Mais comment faites-vous pour être si bien informé ? » Le Russe répondit : « Je prends le journal, le retourne, et parfois, là, dans ce petit coin en haut à droite, il y a un élément de vérité »
Ainsi est l’esprit critique : essayer de rassembler, comme un puzzle, les divers éléments de vérité que l’on peut trouver.
La vérité d’une chose qui est dite n’est pas proportionnelle au nombre de fois que cette chose est répétée, mais peut s’estimer correcte si celle-ci entre en cohérence avec tout un ensemble de faits convergents et avérés comme exacts.
En revanche, c’est l’efficacité d’une propagande mensongère qui est proportionnelle à sa répétition, et, encore, seulement à condition qu’elle parvienne à masquer dans le même temps les faits qui la contredisent (les faits sont têtus, la réalité laisse des preuves, le mensonge sur celle-ci doit les inventer).
Par exemple, lorsque toute une campagne médiatique est faite présageant une pandémie catastrophique d’une maladie mortelle, cependant qu’il n’y a que quelques cas de malades, lesquels se soignent plutôt bien, il faut accepter que c’est surfait et mensonger, et, par conséquent, éteindre sa télé ou boycotter les médias pour ce mensonge inacceptable.
Pour autant, je ne pense pas que cela remette en cause tout le Parti Socialiste. Cela ne fait qu’éclairer qu’il y a en son sein, une petite clique qui n’est à l’évidence pas socialiste.
Hollande et Montebourg, par exemple, sont passés par la French American Association, une sorte d’officine de sélection des élites favorable au nouvel ordre mondial, tendance Bilderberg. Cela dit ayons de la nuance, certains s’y sont rendu plutôt par prestige. Mais Hollande a montré sa capacité à magouiller selon des intérêts pas très clairs.
Comme dans l’ancienne génération des Kouchner, Lang, Strauss-Kahn, il y a aussi quelques « jeunes » représentant une tendance fortement Atlantiste (dans ce qu’elle a de moins bon) : Cambadélis, Moscovisci, Emmanuel Valls, je ne compte pas les Bockel, et autres Besson passés à droite.
L’évidence, donc, c’est que l’aspect « vertical » des descisions au PS permet à des petites cliques au PS de décider, pour des motifs fallacieux, qui oui ou non peut se présenter, ce qui permet de faire entrer à des haut postes du PS des copains, qui ont une ligne et une éthique qui ne me semble pas de gauche. D’où sa dérive.
Je dis à l’évidence, car, si Dosière a été réélu, c’est bien qu’il devait être très soutenu par ses militants locaux.
@ neth, je ne dirais pas exagéré. A partir du moment, où l’hypothèse de départ « Une Gaule, isolée, peuplée de barbares ignorants, se logeant dans des cahutes de bois, dont les moustaches trempent dans la soupe » est changée en « Une Gaule, ouverte sur le commerce et l’échange entre l’Europe du Nord, l’Afrique et l’Asie, civilisation urbaine composée d’artisans, de paysans, d’artistes, de prêtres et d’une noblesse » Il faut en tirer les conséquences.
J’ai souvenir d’avoir lu récemment dans Pour la Science que c’est la seconde hypothèse qui semble la plus vraisemblable.
Conséquence : Pas de Noblesse sans palais. Pas de prêtres sans lieux de cultes. Pas d’artistes sans lieux d’expression culturels. Pas d’artisans sans ateliers de fabrication.
C’est logique.
Tout changement de paradigme entraine un important changement de représentation. D’où l’aspect exagéré. Mais, en fait, n’est-ce pas la première hypothèse qui exagère à outrance le sous-développement de la Gaule ?
Barbaros signifiant étranger en Grec, la vision romaine qualifiant les Gaulois de peuple barbare est plutôt issue du racisme et de la nécessité de briser l’attachement de la population envers leurs élites déchues, ce qui est conforme à tout phénomène de colonisation impériale.
En fait quand je dis incompréhensible pour la République, c’est plus parce que je pense que nous sommes face à une telle corruption du concept que je me demande s’il est encore légitime de continuer à la nommer ainsi. D’autant que sur internet, j’ai pu constaté une quantité importante de cas similaires, dans nombre de domaines liés à la connaissance, en physique, médecine, biologie pour ce que je connais. Vous me rapportez qu’il en est de même pour l’archéologie, je suis tout disposé à le croire. Je pense qu’il ne faille guère compter sur l’aide de la République et des avis de ses experts accrédités, mais plutôt sur l’intelligence de chacun de ses citoyens. Jusqu’à ce que cela change.
L’histoire du Mont-Beuvray me semble aussi contestable, le summum étant de construire de faux vestiges de Remparts, selon une technique de construction non avérée et d’y présenter des éléments venant d’autres sites. Comment s’étonner ensuite que les gens aient des idées fausses, puisqu’on leur donne à voir une fausse réalité ?
Pour en revenir à nos Gaulois, je tenais à vous rapporter une phrase que j’ai lue dans le livre « Le tour de France d’un géologue », aux édition BRGM, qui plaide dans votre idée d’une implantation Phénicienne et Carthaginoise en Gaule, je cite :
(A propos de l’ancienneté de la découverte d’Or en Ariège) « Dès le premier siècle avant Jésus-Christ, Diodore de Sicile mentionne dans ses écrits l’or trouvée dans les Pyrénées par les Phéniciens et les Carthaginois ».
Le mot cathare lui-même n’étant qu’à un peu plus d’une métathèse de carthage.
J’ai dû mal à imaginer les Carthaginois découvrant de l’or sans fonder un comptoir à proximité.
Sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Ph%C3%A9nicie , je lis (au sujet des navires phéniciens) : ... des navires de commerce à coque renflée, les gauloi des Grecs qui les imiteront et leur donneront leur nom phénicien transcrit en grec. Peut-être une simple coïncidence, cependant.
D’un point de vue d’une logique stratégique, je vois mal comment Carthage et les Phéniciens auraient pu tenir le commerce en Méditerranée occidentale sans tenir simultanément de fortes positions tant en Afrique qu’en Espagne et en Gaule. Cela expliquerait aussi l’arrivée d’Hannibal par les Alpes, puisqu’il aurait été en terrain connu, et donc dans la capacité de ravitailler ses troupes.
Du point de vue de l’étymologie, mon dictionnaire (Robert, Jacqueline Picoche) ne mentionne aucun étymon phénicien à ma connaissance, mais il rapporte beaucoup de mots « d’origine obscure », « peut-être gaulois », ou bien « probablement d’une langue méditerranéenne pré-latine » ou bien « latin vulgaire ».
Pour la lettre B, par exemple : - Badigeon (de chaux) « origine inconnue » - Bahut (pour transporter) « étymologie obscure » - Ballon (d’Alsace) « origine douteuse » - Baraque « famille de mot prélatins dont des représentant sont attestés en France et en Espagne » - Barbe « latin vulgaire » - Baril « Origine obscure » - Barre « pré-latin, peut-être gaulois » - Bateleur « pré-indoeuropéen » - Bayer « latin vulgaire » - Bélier « pré-latin, pré-indoeuropéen » - Bercer « latin vulgaire de Gaule et d’Espagne » - Berge « équivalent de l’Espagnol Barga, peut-être latin vulgaire » - Berlue « obscure » - Berne « mot obscure » - Bille (de bois) « latin vulgaire d’origine gauloise » - Bise (vent) 2 étymologies proposées : latin biseus (2 couleurs mêlées), ou germanique bison « errer ça et là » - Bistre « étymologie inconnue » - Blond « obscure » - Boisseau « obscure » - Bonde « gaulois bunda » - Borne « obscure » - Borgne « obscure » - Bosse (protubérance ou cordage) « obscure » - Botte, sabot ... « obscure, peut-être germanique » - Bouc « probablement gaulois » - Bougon « origine inconnue » - Branche « peut-être d’origine gauloise » - Brasser (bière) « peut-être d’origine gauloise » - Brise (vent d’est), « origine obscure, catalan Brisa » - Bronze « origine obscure » - Brosse « origine obscure » - Buffet « origine obscure »
Du point de vue de l’étymologique, il y a une place pour des apports phéniciens ignorés. Il faudrait pouvoir comparer avec des dialectes Tunisiens, dont malheureusement j’ignore tout
Concernant Poitiers, il y a eu des découvertes récentes, (visible sur Wikipedia) attestées comme pré-romaines. Sinon j’ai entendu parler de vieilles enceintes enterrées et visibles seulement depuis les caves et aussi d’un réseau de galeries souterraines, mais difficile d’y accéder. Pour la vérification des chartes, je ne sais si j’aurais le temps moi-même étant donné que ma survie n’est pas si simple (et, accessoirement le problème du latin ...). Cependant, dans ma famille, il y a un grand intérêt pour l’histoire, et, puisque mon père se trouve à la retraite depuis quelques semaines, qui sait, peut-être cela pourrait-il l’intéresser ?